Maxsi, IV, col. 1111 sq
ἃ. Ibid., col. 1109 sq. Nestorius se plaint dans le Livre d'Héraclide que l’amitié de l’empereur pour lui n'ait été qu'une feinte et qu’il se soit laissé gagner par l'or de Cyrille, p. 259-252, 305-307.
3. Mgr Duchesne, Histoire ancienne de l’Église, ἃ. III, p. 302, écrit : « Que Cyrille ait jamais replacé Jean (Chrysostome) dans les diptyques d'Alexandrie,
c'est ce qui n'est nullement attesté ». Il semble bien que Nestorius atteste ici assez clairement le fait en question.
sollicitude ; je n’en parle pas ; mais tant que j'aurai un souffle de vie, la sainte doctrine trouvera en moi un défenseur !. »
Bien qu’exprimant la doctrine orthodoxe, les anathématismes de saint Cyrille renfermaient une expression qui pouvait être facilement tournée dans un sens hérétique. C'était l'expression « ἕνωσις φυσική», union physique, nalurelle, pour désigner l’union de la divinité et de l'humanité en Jésus- Christ. Nestorius s’aperçut que le langage de «l’Égyptien » était de nature à choquer d'autres oreilles que les siennes. Aussi, non content d’opposer douze contre-anathèmes de sa façon aux douze anathématismes de saint Cyrille, il s’empressa d'envoyer ceux-ci à Antioche, probablement sans la Leltre synodale qui les précédait et les expliquait?. La manière de parler de l’évêque d'Alexandrie contrastait trop avec les formules des Antiochiens et rappelait trop certaines expressions apollinaristes pour ne pas produire une mauvaise impression à Antioche. Le patriarche Jean en fut véritablement scandalisé, et il demanda à deux de ses suffragants,André de Samosate et Théodoret de Cyr,de réfuter les chapitres de Cyrille.
Nestorius dut se réjouir de voir son adversaire accusé à son tour d’hérésie. Il ne doutait plus désormais du triomphe de sa cause.
Peu rassuré par la lettre que lui avait écrite l’empereur, Cyrille s'était hâté de demander des instructions à Rome. Nestorius devait-il paraître à l'assemblée en qualité de membre, ou bien la sentence portée contre lui dans le délai fixé conservait-elle force de loi? Dans sa réponse du 7 mai 431, le pape retardait l’effet de sa condamnation première ;
. ἢ την δ l'évêque d'Alexandrie à mettre tout en œuvre pour
rétablir la paix et gagner Nestorius à la vérité. En même
1. Donec spiro, sano dogmati adsum. Loors, p. 300. M. Bethune-Baker a choisi ces mots comme épigraphe de son ouvrage sur Nestorius.
2, C’est la conjecture que fait le P. Mahé, Les anathématismes de saint Cyrille d'Alexandrie et les évêques orientaux du patriarcat d’Antioche, dans la Revue d'histoire ecclesiastique, t. VII (1906), p. 506, note 1. Nous la trouvons tout à fait vraisemblable. Impossible d'expliquer autrement certaines objections que Théodoret et André font à saint Cyrille et qui supposent qu’ils n’ont pas lu la lettre synodale.
3. C’est le nom par lequel les anathématismes sont désignés habituellement.