Epistol. XVII. p. ο., t. LXX VII, col
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de celle de l’archimandrite Basile et de ses moines, qui avaient souffert les mauvais traitements que l'on sait, pour la défense du théotocos. Le 19 novembre 430, une circulaire impériale avait été adressée à tous les métropolitains de l'empire, leur enjoignant sur uu ton sévère de se réunir à Éphèse avec quelques-uns de leur suffragants les plus distingués, pour la Pentecôte de l’année suivante !., L’évêque d'Alexandrie avait reçu une lettre spéciale pleine de menaces, qui montrait que Nestorius avait su mettre l’empereur de son côté 3.
Nestorius triomphait. Il était persuadé qu'un concile général lui donnerait raison contre « l'Égyptien ». Aussi, avec quelle arrogance apostrophait-il ce dernier dans un de ses discours prononcé le τῷ décembre 430, six jours après la réception du dossier alexandrin :
« Pourquoi recourir contre moi à la calomnie ? Pourquoi me frappes-tu sournoisement de tes flèches d’or? Faisons l'expérience de notre force. Tranchons ensemble notre différend et celui de la religion. L'empereur est plein de piété; les princesses aiment Dieu. Sois vaillant dans la discussion. Qui t’empêche de prendre part aux débats 9 Pourquoi chercher à me terroriser par des rugissements de fauve? Je sais dire avec le prophète : « Je suis prél el ne suis point troublé » (Psal. 118, 60). Moïse aussi m'a appris à ne rien craindre ; la fureur égyptienne eut autrefois affaire à ce prophète. Tu n'as pas réussi autrefois à effrayer Flavien par tes lettres dignes d’un tyran ; tu n'as pas non plus fait trembler son prédécesseur Mélèce. Toi, tu donnes ce que tu as : « L'homme bon tire de bonnes choses de son bon trésor, et l'homme méchant lire de mauvaises choses de son mauvais trésor »(Matth. x, 30). Nectaire lui aussi eut à se louer de ta munificence. Je me tais sur Jean, dont tu vénères maintenant les cendres bien malgré toi 3. La dignité épiscopale ne me cause aucune