LA TRAGÉDIE G
qu'il aurait opérés. La Lilurgie dite de Nestorius n’est pas non plus de lui, bien qu'elle soit très ancienne et qu'on puisse y découvrir des traces de nestorianisme f.
$ I. — « La Tragédie ».
Le Livre de la Tragédie doit sans nul doute être identifié avec le Liber de hisloria signalé par le Synodicon Cassinense ? et avec l'Hisloire, ἱστορία, dont Evagre donne un court résumé 9
« Neslorius, ce père du blasphème, qui ne bâälit pas sur le fondement déjà posé, mais sur le sable... écrit contre ceux qui l'avaient accusé d’avoir introduit des nouveautés inacceplables et d’avoir demandé à tort la réunion du concile d'Ephèse. Il fait à sa manière l'apologie de son propre blasphème οἱ raconte comment il fut amené à inventer le terme de χριστοτόχες pour mettre d'accord et préserver d’erreur les deux parlis qui se disputaient dans l'Eglise, les uns disant qu'il fallait appeler Marie ἀνθοωποτέχες, les autres 02275225. Il ajoute aussi que Théodose ne voulut pas d'abord confirmer sa déposition, à cause de la sympathie qu'il avait pour lui, mais qu’ensuite, lorsque quelques évêques des deux partis furent envoyés d'Ephèse auprès de Théodose, lui, Nestorius, renouvela avec succès sa demande de retourner à son monastère... Il y demeura quatre ans, à ce qu'il raconte lui-même, entouré d'honneur et de respect, jusqu'au moment où un nouveau décret de l'empereur le relégua à l'Oasis #. »
L'ouvrage est signalé sous le titre de « Tragédie » dans la préface du traducteur syriaque du Livre d'Héraclide”.
1. Renaudot, Liturgiarum orientalium collectio, t. 11, p. 620-632, éd. de Francfort, 1847, a conné une traduction latine de la Lilurgie de Nestorius. La prière qui suit immédiatement le Trisagion, ibid., p. 622, a particulièrement une saveur nestorienne.