‹ Nestorius et la controverse nestorienneChapitre 53 sur 197 · LES ΒΟΜΕΙΙΕΒ · texte numérisé non relu

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composuitdiversarum ὑποθέσεων infinitos tractatus (ἐξηγήσεις),

in quibus jam tunc subtili nequitia infudit postea prodilae impielatis venena, quae moralis interdum occultabat suadela. Postquam vero, eloquentia et abstinentia commendante, Constantinopolitanae ecclesiae pontificatui donatus est, apertum se hostem ecclesiae, quem diu celabat, ostendens, scripsit librum quasi de Incarnatione Domini sexaginta et duobus divimae scripturae testimoniis pravo sensu 580 Con- \ structum, in quo quid adseveraverit in catalogo haereticorum monstrabitur !. »

Les infinili tractalus dont parle Gennade désignent cerlainement les homélies?, et le Liber quasi de Incarnalione Domini doit sans doute aussi s'entendre d'un recueil de sermons. Le Père Garnier identifie ce recueil avec celui dont parle saint Cyrille dans le prologue de son ouvrage Adversus Neslorii blasphemias*. Loofs admet l'identification, mais 1] pense que la collection visée par Gennade était plus riche que celle qu'indique l'évèque d'Alexandrie *. Il est permis aussi de croire que le liber quasi de Incarnatione de Gennade est le mème que le Liber homiliarum οἱ oralionum signalé par Ebed Jesu dans son catalogue”. I ne faut pas oublier cepen- δι. dant que Nestorius édita plusieurs livres de sermons, et ron , pas seulement un seul 6.

Que l'hérésiarque ait, comme le dit Gennade, composé à | Antioche, avant son épiscopat, de nombreuses homélies, |

᾿ 1. De scriptoribus ecclesiasticis, édit. Richardson, dans Texte und Untersuch., | t. XIV, τ, p. 80. Cf. Loors, p. 89 sq.

2. Jean Cassien parle aussi des tractatus, ἐξηγήσεις, de Nestorius, De Incarna: ἢ tione Christi, lib. vu, cap. vr., P.L.,t. L, col. 213 À.

3. De operibus Nestorü, ν», v., t. XLVID, col. 1154 D. Saint Cyrille dit dans son prologue : τοὶ τῶν βιδλίων περιτυχὼν ὑπό τοῦ συντεθειμένῳ χαὶ πολλὴν μὲν ἔχοντι é! τῶν ὁμιλιῶν τὴν ἄθροισιν, στοιχηδὸν δὲ χαὶ ὡς ἐν τάξει χειμένων. Ad. Nesl. lib. 1. Ὑ P. G., ὅς LXXVI, col. 13 D. L'adverbe « στοιχηδόν » est traduit par certains « selon l’ordre des lettres de l'alphabet », Loofs, p. 93, traduit « par cahiers ». I t suppose que primilivement chaque homélie constituait un qualernio (τετράς). ἡ 2 L'expression « ἐν τάξει » indiquerait un ordre des matières. C’est du recueil dont jé E ὃ

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parle Cyrille que furent pris les extraits lus au concile d'Ephèse. 4. Loos, p. 93. 5% 5. Ibid., p. 92.

6. Marius Mercator ἃ connu deux Codices des homélies de Nestorius. Les

Actes du concile d'Ephèse parlent aussi à plusieurs reprises des « βιδλία » de l’hérésiarque. Maxsi, IV, 1027 À, 1129 A, 1196 E.

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qu'il publia ensuite en y joignant les sermons prêchés à Constantinople, la chose parait lrès vraisemblable. On s'explique mieux ainsi la rapide propagande des cahiers nestoriens, dès l’année 429. Neslorius était certainement nestorien avant d'arriver à Constantinople. Il déclare luimême dans le Livre d'Héraclide qu’il avait enseigné à Antioche la doctrine qui fit scandale à Constantinople !. C'était l'habitude des prédicateurs de ce temps-là, comme de beaucoup de prédicateurs de tous les temps, de composer à l'avance des recueils de sermons destinés à être prèchés plus tard. Socrate rapporte que Sévérien de Gabala, avant de se rendre à Constantinople pour faire admirer son éloquence, eut soin de préparer de nombreux discours *.

De l’abondant sermonnaire de Nestorius, il ne nous est guère parvenu que des lambeaux, que Loofs, avec une patience digne de tout éloge, a soigneusement recueillis et catalogués ὅδ, D’après le calcul du savant allemand, ces restes appartiennent à trente sermons différents, mais il nous avertit lui-même que ce chiffre garde quelque chose de problématique, car le titre et l'incipit des numéros vit, ΧΙ, XIII, XV et xvni de son recueil sont inconnus et il se pourrait que ces fragments appartiennent à des sermons déjà comptés *.

C'est principalement dans les Actes du concile d'Éphèse, les œuvres de saint Cyrille et les traductions de Marius Mercator que Loofs a recueilli ces extraits. Jean Cassien, Arnobe le Jeune et la Conteslatio d'Eusèbe de Dorylée fournissent aussi quelques citations, qui comptent parmi les plus anciennes et appartiennent aux numéros vit, ΧΙ et xx1 de l’édition de Loofs. Tous les discours cités par saint Cyrille et les Actes d'Éphèse ne dépassent pas l'année 429 5. Des sermons de l’année 430, deux sont datés ; ce sont les numéros xviit et xix. Marius Mercator nous apprend que ces deux

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