‹ Nestorius et la controverse nestorienneChapitre 7 sur 197 · Op. cit., p · texte numérisé non relu

Op. cit., p

7. Voir plus loin les titres de ces éditions, p. 75, notes 4 et 5.

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personne ou prosôpon d'union dont parle l'hérésiarque en disant « que c'élait une personnalité civile dans laquelle la personne divine représente l'humaine et vice-versa !. » Nestorius nie clairement l'union hypostatique, et admet l'existence dans le Christ de deux personnes, dont l'union ne peut être que morale. M. Nau a aussi déclaré dans l'introduction à la traduction française que Nestorius n’était pas complètement en règle avec la foi, mais cette affirmation paraissait plutôt être un emprunt fait à M. Bedjan que l'expression d'une véritable conviction. Aussi n'a-t-on pas été trop surpris de voir Nestorius assez ouvertement réhabilité dans un essai, de caractère plutôt historique, sur Saint Cyrille et Nestorius que M. Nau a fait paraitre dans la Revue de l'Orient chrélien?.

Voilà donc que le cas du vieil hérétique du ν᾽ siècle est redevenu une question actuelle, qui divise presque aussi chaudement les esprits qu'à l’époque du concile d’'Ephèse. Le phénomène est vraiment curieux, et peut-être n'est-il pas tout à l'honneur de la science historique et théologique de notre temps. Quoi qu'il en soit, nous venons, après tant d’autres, mêler notre voix aux débats. Ce n’est pas sans une certaine appréhension. Tous les anciens sont unanimes à nous présenter Nestorius comme un esprit retors, une sorte de Protée, qui prend mille formes diverses et vous échappe au moment où vous croyez le tenir. Le pape saint Célestin recourt à des termes de chasse pour exprimer toute la peine qu'il a eue à le saisir. Après avoir poursuivi ce renard dans les fourrés du Livre d’Héraclide, nous comprenons facilement le labeur du pape. Le renard nous aurait-il échappé ? Nous osons croire que non, car le Nestorius que nous avons trouvé

1. P. XVII de l’Introduction. La comparaison de M, Bedjan ne rend pas tout à fait la pensée de Nestorius; elle atténue trop l'intimité de l’union des deux natures dont parle souvent l’hérésiarque, intimité d’ailleurs insuffisante.

2. Revue de l'Orient chrétien, t. XV (1910), p. 365 sq; t. XVI (1911), p. 1-54. Mgr Duchesne réhabilite aussi Nestorius dans son troisième volume de l'Histoire ancienne de l'Eglise, tandis que le portrait de saint Cyrille est poussé au noir.

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