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sait nécessairement ou au docétisme, ou au manichéisme, ow à l’arianisme, ou à l’apollinarisme, ou à l’eutychianisme. Saint Cyrille n’a enseigné aucune de ces erreurs et il les repousse expressément dons la Leltre à Acace :
« Ta Perfection n'ignore pas qu'en jetant sur mes écrits la tache de la pensée d’Apollinaire, ils ont pensé que je disais que le saint corps du Christ était sans âme, et qu'il y avait eu mélange, confusion, mixtion et changement de Dieu le Verbe avec la chair; ou que la chair s'était changée en la nature de la divinité, au point que rien ne füt conservé pur et que la chair ne fût pas ce qu'elle est. Ils ont pensé de plus que j'étais impliqué dans les blasphèmes d’Arius, parce que je ne voulais pas reconnaître la différence des paroles et dire que les unes convenaient à Dieu, tandis que les autres étaient humaines et convenaient plutôt à l'Incarnation. Que je sois étranger à toutes ces erreurs, ta Perfection pouvait en rendre témoignage pour moi aux autres; cependant il convenait de me justifier devant ceux qui avaient été scandalisés. C’est pour cela que j'écris à ta Piété que je n'ai jamais partagé les erreurs d’Arius et d’Apollinaire ; je ne dis pas que Dieu le Verbe s’est changé en la chair, ni que la chair s’est changée en la nature de la divinité, parce que le Verbe de Dieu est immuable et inaltérable, incompréhensible en tout. Je n'ai jamais non plus supprimé la différence des paroles, car je sais que Notre-Seigneur parle en même temps de manière divine et de manière humaine, parce qu'il est en même temps Dieu et homme f!. »
La comparaison de l’âme et du corps.
Pour donner une idée de l'intimité de l’union des deux natures, Cyrille recourt souvent à la comparaison de l'âme et du corps unis de manière à ne former qu'un seul être concret individuel, une seule personne humaine. Nestorius déploie une certaine habileté à déduire de cette comparaison