LE CINQUIEME OBSERVATION
Bubon vénérien.
En 1825, M. T., ministre d'Angleterre près la Porte-Otiomane, avait pour valet de chambre un jeune Arménien habillé à la franque. Après une liaison imprudente, ce jeune homme éprouve de la douleur dans une des aines, puis une tumeur qui rend la marche pénible. C'était en temps de peste : on s’alarme, on interroge le domestique ; il avoue la tumeur et se tait sur la cause. Peut-être ne se doutait-il] pas du danger d’une liaison impure et se croyait-il atteint de la peste. On fait venir le prêtre vérificateur des pestiférés. Vu la saison morbide et je bubon, il affirme que c’est bien la maladie et emmène le jeune homme à son hôpital. Grande rumeur à Péra. M. T. et son épouse partent pour Belgrade; toutes les légations se croient en danger ; tous les palais sont fermés ;
défense aux domestiques d’en sortir. On attend Il. te)
avec inquiétude quel sera le sort du jeune homme. Dix Jours s’écoulent ; le prêtre de la peste reconnaît enfin que le bubon n’est pas pestilentiel et le renvoie de l’hôpital; peu de temps après il reprit son service.