‹ Neuf ans a MadagascarChapitre 132 sur 170 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

malgache, élevé par degrés au régime de la pleine liberté, a franchi, sans heurts si soubresauts, les étapes qui, il y a dix ans, le séparaient de son état social actuel. J'ajoute que si, à l'heure des grandes responsabilités, la confiance du Gouvernement de la République m'a valu de disposer des pouvoirs les plus étendus dans la Grande Ile, mon ambition a toujours été, non pas de prolonger ceux-ci au delà du terme où ils pouvaient sans inconvénient prendre fin, mais, au contraire, d'en tempérer l'exercice, et d'associer le plus rapidement possible les principaux intéressés, c'est-à-dire les colons français et les populations indigènes elles-mêmes, à la gestion des affaires de notre nouvelle possession.

Enfin, je ne saurais mieux conclure qu'en citant ce passage final de ma dernière lettre à M. le ministre des Colonies. «Pendant cette longue période de neuf années, l'appui du Département ne m'a jamais fait défaut et m'a seul permis, avec la collaboration de nos soldats, de nos fonctionnaires, de nos colons et de nos populations indigènes, de remplir la mission qui m'avait été tracée au mois d'août 1896, lorsque, pour la première fois, je prenais la route de Madagascar.

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