XII
INTRODUCTION
ce sont les contacts journaliers entre personnes vivantes, agissantes et souffrantes. Voici, d'abord, les premiers survenants inexpérimentés ou déçus, les voisins de la Réunion ou de Maurice, qui réclament leur part parfois légitime, parfois excessive; puis, c'est la maifird'œieore chinoise ou indienne qu'il faut appeler, maintenir et contenir; enfin, par -dessus tout, le Colon français, venu de si loin, à la fois si intéressant et si eodgeant! Mille problèmes surgissent, frappent à la porte tous enr semble; il faut être prêt sur tout, avoir réponse à tout.
Le chiffre des colons français s'est élevé de quelques centaines à prés de six mille. 2 ^95 concessions ont été accordées avec une superficie de 400000 hectares. 701 ) propriétés ont été immatriculées selon le régime de l'Àct Torrens. L'étendue des cultures est de 74^000 hectares dont 18000 exploités par des Européens. L'industrie forestière est exercée sur 2^^000 hectares concédés à des Sociétés ou à des particuliers.
L'élevage du bétail compte ^ millions de bœufs, ^00000 mourons, ^00000 porcs. On crée une race de chevaux de Madagascar qui dénombre bientôt plus de 1000 sujets. La cueillette et la culture du caoutchouc se dévebppent dans le sud. La production aurifère de l'île s'élève de 1 12000 francs, en 1896, à 7692949 francs, en 1904.
Donc, les trois points du programme sont en voie de réalisation. Le pays vit en paix, il s'organise et s'enrichit.
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INTRODUCTION
Gallieni a reçu une forêt insurgée; il a rendu une colonie tranquille et prospère.
Que sera Madagascar demain? La période de croissance crée, rien que par l'effort, des difficultés et des périls renaissants. Les désastres clitnatériques , les misères physiologiques, la qualité plutôt médiocre du sol, la grandeur même de la conquête et l'insuffisance de la population, entraoeront longtemps encore l'élan incontestable et vraiment merveilleux donné à la colonie pendant les premières années de l'établissement.
L'attention des pouvoirs publics, celle de la nation et des capitalistes français doivent être sans cesse rappelées vers cette admirable colonie, qui, si « eUe se suffit à elle-même » dès maintenant, n'a pas par là rempli tout son rôle.
Madagascar doit, un jour, rayonner et régner sur l'océan Indien. Madagascar est une vigie française sur ces eaux lointaines. Elle est environnée des Mascareignes comme une poule de ses poussins. Madagascar, de même que l'Angleterre, de même que le Japon, jouit des avantages assurés aux contrées insulaires. Pat sa configuration physique, elle est, pour ainsi dire, imprenable. Ses plateaux sont salubres et riches, ses ports sont bons; elle possède, en Diégo-Stiarei, ^^ P^^^ d'appui militaire incomparable.
Que la France continue à aider les pas encore chanr celants de la jeune colonie; que la vigilance et la hienr-