CD S
i :ss
Bm
ce
LU
^- rt
as
ri ^
CD
cr ^
rt
rt
fî^
UJ
ed
Cî3
eu
•2 ^ îf 0 >^ = s
ià
q Ci C5
En 1901 :
Recettes 23 561 120 78
Dépenses 23 147 758 75
Excédent de recettes 413 362 03
Cet excédent est le moins élevé de tous ceux constatés depuis 1897; mais les dépenses d'intérêt général ont pris dans le budget de 1901 une importance qu'elles n'avaient jamais eue jusqu'alors.
Les crédits des services des travaux publics, des postes et télégraphes, de l'agriculture, de l'enseignement, de l'assistance médicale, les subventions aux budgets municipaux et les annuités des emprunts sont passés de 5588165 francs en 1900 à 11 619 670 fr. 41 en 1901.
En 1902 :
Recettes 25623137 63
Dépenses 25 322 768 93
Excédent de recettes 300368 70
Comme celui de l'année 1901, cet excédent est modeste, pour les mêmes raisons. En outre, le développement des ressources financières de la Colonie est loin de s'être ralenti, puisque les recettes de 1902 dépassent de plus de deux millions celles de l'année précédente. En présence de ce résultat, et, d'autre part, des importantes disponibilités existant déjà dans la Caisse de réserve, on pouvait sans inconvénient se borner à maintenir le principe de l'excédent et ne pas différer, dans le seul but d'augmenter les économies des années précédentes, l'exécution des travaux indispensables à l'essor économique de la Colonie.
En 1903 (année où la subvention métropolitaine fut complètement supprimée) :
Recettes 24 901 323 67
Dépenses • 24 203 104 26
Excédent de recettes 698219 41
En 1904 :
Recettes 24651600 »
Dépenses 23638500 »
Excédent de recettes i 013 100 »
Enfin le budget de 1905, le dernier relevant de ma période de gouvernement, accusa d'une manière plus significative encore la solidité de la situation financière de la Colonie. Etabli à la somme de 24091 580 fr. 70 pour les recettes et les dépenses, il donna en fin d'exercice un excédent de recettes de 2 161 325 fr. 77.
Conformément au décret du 20 novembre 1882, les excédents de recettes constatés à la clôture de chaque exercice ont été versés à la caisse de réserve. Le maximum des fonds de réserve, primitivement fixé à 5 millions de francs par le décret du 10 octobre 1899, ^ ^té élevé à 10 millions de francs par le décret du 31 mai 1902. Les excédents du dernier budget de mon gouvernement ont permis de porter l'avoir de la caisse de réser\'e à 9 713 841 fr. 66 c'est-à-dire, presque au maximum des ressources que cette caisse est autorisée à posséder.
Ainsi, au bout de neuf ans à peine, après les dures épreuves traversées, la Colonie a pu non seulement équilibrer ses dépenses ordinaires et donner une grande importance à son outillage, mais encore spontanément renoncer à la subvention métropolitaine, prendre à sa charge des dépenses que, dans nos autres possessions, le budget de l'Etat a supportées pendant fort longtemps, commencer à contribuer à l'entretien du corps d'occupation, et enfin amasser pour les imprévus un fonds d'épargne d'environ 10 millions.
En toute sincérité, je ne crois pas qu'un résultat meilleur et plus complet eût pu être obtenu.