‹ Neuf ans à Madagascar [par le] général GallieniChapitre 162 sur 179 · SERVICE DES MINES · texte numérisé non relu

SERVICE DES MINES

Créé en même temps que les autres Services civils à la fin de 1895, le Service des mines a été, pendant mon gouvernement, rattaché à la direction des travaux publics.

Assuré à l'origine par un seul bureau à Tananarive, il a pris par la suite un développement parallèle à celui de l'industrie minière. Lorsque j'ai quitté la colonie, l'île était partagée en cinq commissariats miniers ayant pour chefs-lieux : Tananarive (Nord); Ambositra (Centre); Fianarantsoa (Sud); Tamatave (Est-Nord); Mananjary (Est-Sud). En outre, je me proposais d'organiser un sixième commissariat dans l'Ouest pour décharger le service central de Tananarive dont la tâche devenait de plus en plus complexe et absorbante.

Je bornerai là ces indications, renvoyant pour le svirplus aux chapitres de l'ouvrage dans lesquels j'ai donné des aperçus sur la nature des gisements miniers et consacré quelques pages à la transformation de la législation minière et au développement de la production.

STATISTIQUE

Les moyens de transport existant à Madagascar au i^-- janvier 1905 comprenaient des bêtes de somme, de trait ou de selle et des véhicules de divers modèles dont le détail est le suivant :

5637 animaux : 44S chevaux; 494 juments; 475 mulets; 161 ânes; 184 ànesses ; S89 bœufs porteurs; 2986 bœufs de trait.

4381 véhicules : 3604 charrettes {47 à cheval; i 187 à bœuf; 137 à mulet; 32 à âne ; 2201 à bras); 226 pousse-pousses; 452 bicj'clettes; 72 voitures de luxe; 27 automobiles.

Il faut ajouter aux chiffres ci-dessus le matériel roulant du chemin de fer, les navires et autres bâtiments de mer et les embarcations de toute nature existant dans les ports ou faisant le service sur les fleuves et rivières.

Le fret de la tonne de Tamatave à Tananarive, qui était monté jusqu'à l 500 francs en 1896, oscillait aux environs de 300 francs en 1905. Enfin, sur la partie du chemin de fer déjà mise en service (150 kilomètres de Brickaville à Moramanga) l'excédent des recettes sur les dépenses a été de 208 680 francs pendant les six premiers mois de l'exploitation.

Il reste sans doute beaucoup à faire pour constituer à Madagascar un outillage économique absolument complet; mais il ne faut pas oublier que les grands travaux coûtent cher et qu'à l'inverse de certaines colonies étrangères qui ont reçu d'importantes dotations à titre de premier établissement, notre nouvelle possession n'a pu compter que sur elle-même et s'engager que suivant les ressources de son budget. Maigre tout, ces dernières années ont ètc fécondes et lui ont procure des moyens d'action dont l'importance a dépasse de beaucoup les prévisions.

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