‹ Neuf ans à Madagascar [par le] général GallieniChapitre 49 sur 179 · III · texte numérisé non relu

III

La nouvelle de l'enlèvement du rocher d'Ikongo, que les Tanalas considéraient comme inexpugnable, se répandit immédiatement dans toute la contrée, et les soumissions affluèrent aussitôt. Profitant de l'impression produite, M. l'administrateur en chef Besson réunit, le 14, un grand kabary; le vieux roi centenaire d'Ikongo tint à s'y rendre; il déclara qu'il voulait mourir en paix, après avoir mis fin aux divisions et aux luttes, et fit accepter par la population l'établissement de l'impôt, l'obéissance aux chefs désignés par l'autorité française, la création d'écoles et le désarmement général.

Pendant le second semestre de 1897, le fonctionnement des services publics alla sans cesse en s'améliorant, au fur et à mesure que la situation politique était mieux assise et que l'état d'esprit des populations inspirait moins d'inquiétudes pour l'avenir. Le partage de l'île en circonscriptions administratives, groupées suivant des considérations ethniques, s'étendit à des régions et à des peuplades de plus en plus nombreuses.

Des recensements opérés ou des renseignements recueillis dsms toute l'île, fournirent pour la première fois des indications démographiques assez précises, surtout pour les régions centrales, et établirent à peu près comme suit l'importance des diverses peuplades de Madagascar :

Hovas 850000 individus.

Betsiléos 350000 —

Bezanozanos 30000 —

Sihanakas 50 000 —

Betsimisarakas 250000 —

Tanalas 50000 —

Antaimoros 50000 —

Antaifasy et Antaisakas 250000 —

Antanosy, Antatsimos et Antandroy. . 200000 —

Mahafaly 40000 —

Baras 60000 —

Sakalaves 350000 —

Tsimihety et Antankares 70000 —

Le total s'élève à 2600000 habitants.

Dans les derniers mois de 1897, les progrès de la pacifi-

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