‹ NeurypnologieChapitre 27 sur 63 · PUISSANCE DE LA CONSCIENCE · texte numérisé non relu

PUISSANCE DE LA CONSCIENCE

nisme plus parfait, et qui se trouve l'aimcau le plus élevé de la chaîne entre la matière inorganique et l'être suprême, ait été créé responsable et soit destiné à exister dans l'éternité, tandis que les créatures limitées dans leurs propriétés et leur organisation seraient privées de cette responsabilité et de cette immortalité. Tel est le spectacle que nous donnent l'officier commandant et ses hommes ; le premier, seul, est responsable d'entreprises maladroites, les derniers ne sont considérés que comme des instruments placés dans sa main.

Je finirai mes remarques relatives à l'immortalité de l'âme en citant l'excellent ouvrage d'Abercrombie On Ihe inleUectual powers. — « Celte vérité importante repose sur un genre d'évidence tout à fait différent, s'adressant elle-même à la constitution morale de l'homme. Elle se retrouve dans ces principes de sa nature qui font que son esprit conçoit la crainte d'un Dieu, et songe à l'avenir avec angoisse ou avec espoir, — qui lui enseignent à distinguer \a vérité de l'erreur, le mal du bien, et lui imposent la conviction qu'il est un être moral et responsable. C'est la voix de la conscience, ce mentor intime, qui s'élève dans le coi'ur de tout liiimme, (('moigiianl de son créateur. Celui qui se soumet, de niêriir (|ui,' crlui qui se n'vidle, siml Uw C(''s de reeonuaitre .^a [juissance ; l'homme de bien ipii se r(''jnuit à l'e^ijoir de rirnmorlalilé,ou la victime du remords tremblent sous cette influence que nul œ\\ humain ne pénètre, et recule à la pensée du châtiment suprême. Chacun a une conviction intime que ne donnerait pas la force de l'argumentation, c'est l'idée que l'être qui est essentiellement lui-même est entièrement distinct d'une fonction quelconque du corps, et survi>Ta dans toute son intégrité quand le corps sera tombé en poussière.

» Il y a ainsi dans la conscience de tout homme, une impression profonde de la vie immortelle. Le casuislepeutraisonner contre ce fait jusqu'à ce qu'il se perde dans ses sophismes; mais une voix intérieure dément ces vaines spéculations et plaide avec autorité pour une existence à venir

86 DE l'uVI'M.I'I'ISME

Le pt'iiseur humble et sincère chérit cette impression, tout en ciierchant encore la kimière sur un sujet aussi important, et il reçoit ainsi avec conviction absolue, cette vérité ([iii rayonne sur lui dans la révélation de Dieu, à savoir que la partie mystérieuse de son être, qui pense, qui veut et qui raisonne, surnagera, après le naufrage de sa nef mortelle ; elle est destinée à l'immortalité '. »

De l'aveu de tout le monde, toutes les variétés possibles de la passion peuvent être mises en éveil sous l'influence de la musique : mais comment cette influence a-t-elle lieu? Simplement par les différents effets, produits des mille nuances de rapidité, d'inten:^ité, de qualité, et de vibration de l'air ; les nerfs auditifs sont mis en action ; ces ébranlements sont transmis au cerveau, puis se produisent des manifestations correspondantes, mentales et corporelles, (chacun doit avoir observé les chtingements remarquables de la physionomie dus à cette influence ; les observateurs peuvent avoir noté chez les individus impressionnables une modilication très sensible dans la respiration et l'altitude générale du corps. Ils ont certainement aussi éprouvé, tant par eux-mêmes que par autrui, avec quelle facilité nous entrons en correspondance morale et physique avec les personnes^ que nous fréquentons ou avec nos interlocuteurs d'un moment. Ces modifications physiques semblent être le résultat d'une influence mentale reçue par l'intermédiaire des yeux et des oreilles, puis réfléchie de l'intérieur par les nerfs respiratoires, faciaux et spinaux,

1, Pour ceux qui dùsirei'aieiit poUssci' plus loin l'iîUiJc do co sujel, je Icnii les indlcîitions suivantes ■ — Dr Samuel Clark, Beingand alli'i/jtiles of God, pp. 70-13 ; Jaclison. On matfer and Mind, pp. 41-'i7, bl ; Warburlon, Dhtiiie Légation, vol. I, livre 111 ; Drew, B-wai/ on tlii: uninortuUlji uf t/ie Svid ; Ramsay, The pflni:ifiles,\iç. 233- 5 ; ainsi que Urougham et Bakewell où ils trouveront une argumentation aussi complète que la théologie naturelle peut le permettre ; mais le livre sacré contient une lucidité et une solidité, qui dépasse tout ce que peut produire le génie humain, et je conclus en y renvoyant le lecteur, car 'i la vie et l'immortalité sont le mieux mises en lumière par l'ÉvJngi'e 'i .

Page 1