MISS MELLOR, GRANDE AMÉLIORATION
traitée sans résultats, et qui me dit qu'il allait essaj'er avec moi sa nouvelle méthode. Après avoir été hypnotisée trois fois, je fus capable d'aller voir une amie qui demeurait dans la même rue, à quelques maisons de distance, SANS MES BÉQUILLES, et dcux jours plus tard, je vins voir M. Braid, sans béquilles. Je fus opérée presque tous les jours pendant trois semaines ; au bout de ce temps, je retournai chez moi; j'étais alors capable de parcourir un demi-mille à pieds sans béquilles. Après un séjour de cinq semaines, je revins à Manchester ; je reçus alors les soins de M. Braid pendant deux mois, et me suis toujours trouvée mieux après les opérations. Je ne pris de médecine que deux fois pendant mon premier séjour à Manchester, et ce fut chaque fois à l'occasion d'un violent refroidissement auquel je m'étais exposée. Pendant mon dernier séjour à Manchester, je fis un jour le trajet de mon logis dans Lower Mosley street à Grosvenor street, Piccadilly, et j'y revins, marchant ainsi un grand mille et demi, sans aucun inconvénient; un autre jour, j'allai jusqu'à Hulme et j'en revins, ce qui faisait deux milles. J'étais sensible et f entendais tout ce qui se disait ou se faisait petidant les opérations. »
Signé : Sarah Ann. Mellor,
Jane Livesey, témoin, C. WiLSON, témoin.
Manchester, le 12 juillet, (812.
Cette malade se montra à ma conférence le 29 juin 1842. De retour chez elle, elle eut le malheur de faire une chute, qui lui fit perdre une partie des bons effets de son traitement ; elle revint de nouveau se faire hypnotiser et put retourner chez elle considérablement améliorée ; à l'époque où je la vis pour la dernière fois, l'amélioration s'était soutenue.
22" . CAS — On vint me consulter, le 17 février 1842 , pour Mme J., âgée de 29 ans. Pendant l'automne de 1840, cette dame avait souffert d'une légère faiblesse
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du côté gauche, et d'embarras de la parole, qui n'avaient jamais complètement disparu. Trois mois plus tard, elle était accouchée d'un enfant mort-né. Pendant les dix jours antérieurs à sa délivrance, elle avait eu des convulsions qu'on avait traitées par les mo3'ens ordinaires. Un mois plus tard, le 31 janvier 1841, elle avait été frappée d'apoplexie, avec perte complète de connaissance et paralysie du côté gauche, pour laquelle son médecin lui avait prescrit le traitement ordinaire. Je fus appelé à la traiter, le 17 février, et elle continua mon traitement pendant cinq semaines ; comme il ne se produisait pas d'amélioration manifeste, elle passa en d'autres mains ; le nouveau traitement dura dix semaines, toujours sans résultats ; on l'envova alors à la campagne où elle resta treize mois. On la ramena ensuite à la ville et, le 13 juin 18-42, on la remit de nouveau entre mes mains. Voici quel était son état à ce moment. Sa bouche était fortement rétractée à droite ; sa parole très embarrassée ; ses idées confuses. Le bras et la main gauche, sans mouvements, tombaient fixes et rigides le long du corps ; les mains étaient fermées, les doigts et le pouce rigides et lléchis de façon permanente. La jambe gauche était très rigide, le talon soulevé, et le pied ne touchait la terre que par son bord externe et près du petit doigt; elle pouvait remuer cette jambe un peu, mais ne marchait pas, et ne pouvait se soutenir dessus. Je l'hypnotisai, et j'eus môme beaucoup de mal, à cause de l'état confus de ses idées, à lui faire comprendre le procédé à suivre pour réussir à provoquer le sommeil. Enfin je pus y réussir, et après la première opération, — je l'avais maintenue dix minutes dans l'état hypnotique, — elle tenait sa bouche beaucoup plus droite, remuait un peu ses doigts, soulevait de quelques pouces son bras et sa main, et aidée de sa belle-mère et de moi, qui la soutenions par les bras, elle put supporter la moitié du poids de son corps pour traverser la chambre et revenir à sa place. La parole était moins embarrassée, et elle montrait moins de confusion dans les idées. Le Jour suivant, je pus constater que