‹ Neurypnologie. Traité du sommeil nerveux ou hypnotismeChapitre 17 sur 92 · EXPÉRIENCES ET LEURS DÉDUCTIONS · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES ET LEURS DÉDUCTIONS

trine se souleva,.^elle tomba en arrière ; elle allait évidemment passer à un paroxysme d’hystérie. Sur ce, je la réveillai. En tâtant son pouls, je constatai 180 pulsations par minute.

Pour plus ample informé, je fis monter un de mes domestiques, qui ne connaissait frien du mesmérisme, et dans les instructions que je lui donnai, je lui fis croire que son attention fixe m’était nécessaire pour surveiller une expérience chimique devant servir à la préparation d’un médicament. Cette recommandation lui était assez familière, il n’en fut donc pas étonné. Deux minutes et demie plus tard, ses paupières se fermaient lentement avec un mouvement vibratoire, sa tête retomba sur sa poitrine, il poussa un profond soupir et fut instantanément plongé dans un sommeil bruyant. Toutes les personnes présentes éclatèrent de rire, sans que son sommeil en fût troublé. Après l’avoir laissé dormir une minute,je le réveillai, et fis semblant de le gronder pour sa négligence, lui disant qu’il devrait être honteux de ne pouvoir faire attention trois minutes sans s’endormir, et je le renvoyai. Mais je le fis revenir peu après, le fis asseoir de nouveau et lui recommandai de ne pas s’endormir comme auparavant. Il s’assit dans l’intention d’obéir, mais, au bout de deux minutes et demie, ses paupières se fermèrent et des phénomènes absolument identiques à ceux de la première expérience se manifestèrent.

Je fis un nouvel essai, priant M. Walker, le premier sujet, de fixer les yeux sur un objet autre que celui dont nous nous étions servi dans la première expérience, mais conformément à mon attente, les phénomènes se répétèrent. Je procédai ensuite àla manière de Za/bwfame, avec les pouces elles yeux, puis en lui faisant regarder fixement mes yeux, sans aucun contact ; les effets furent encore les mêmes .

Je déclarai alors que les expériences confirmaient pleinement ma théorie ; j’étais parfaitement convaincu que les phénomènes du mesmérisme devaient être attribués en principe aune modification dans l’état des centres cérébro-

Braid.

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spinaux, et des systèmes circulatoire, respiratoire, et musculaire ; dérangement provoqué, comme je l’ai expliqué, par la concentration du regard, le repos absolu du corps, la fixité de l’attention, et la suppression de la respiration accompagnant cette fixité de l’attention. J’ajoutai que tous les phénomènes dépendaient de l’état. physique et psychique du patient et provenaient des causes dont j’ai fait mention, mais nullement de la volilion de l’opérateur, ou des passes que celui-ci pouvait faire en projetant un fluide magnétique, enmettant en activité quelque agent mystique, universel. Les phénomènes primaires étant ainsi produits, je ne mettais pas en doute que les autres phénomènes ne suivissent naturellement en se développant par degrés, et successivement à leur tour h

1 . On m’a attribué, par simple esprit de contradiction, la prétention d’avoir, le premier, découvert que le contact n’était pas nécessaire, non plus que le fluide magnétique, pour produire les phénomènes du mesmérisme. Je n’ai jamais rien prétendu de semblable, mais j’ai démontré ces faits par les expériences les plus simples et les plus concluantes peut-être, qui aient jamais été fournies dans ce but. Dans une de mes conférences, je fis l’historique du mesmérisme, sans oublier l'essai que fit Mesmer de mesmériser des arbres dans le jardin du docteur Franklin, pour prouver à la commission de 1784 que les patients, en allant sous les arbres, seraient affectés par le fluide magnétique qui s’en écoulait et passait en eux. Ceci était une preuve suffisante que Mesmer lui-même ne croyait pas le contact nécessaire. J'ajoutai que l’expérience n’avait pas réussi, car les patients avaient été affectés, nOn sous les arbres mesmérisés, mais bien sous ceux qui ne l’avaient pas été, ce qui donna à penser à la commission que les phénomènes étaient un résultat de l’imagination, et non pas de l'influence d’un fluide magnétique. Nous avions donc là deux théories; ni l’une ni l’autre ne considérait le contact nécessaire. Assurément personne ne pouvait penser que je revendiquais ces faits comme des découvertes personnelles ; j’avais moi-même indiqué les dates de leur manifestation, antérieure de beaucoup d’années à ma naissance.

J e.xpliquai de plus, dans la même conférence, les différentes manières de mesmériser, par les passes à distance, et eu pointant les doigts aux yeux et au front, manière adoptée par d’autres expérimentateurs longtemps avant mes expériences relatives à ce sujet ; dans des conférences ultérieures, observant les altitudes gracieuses que prenaient quelques patients pendant l’état hypnotique, et la facUité

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