DE L HYPNOTISME
de médicaments internes, et il n’y avait eu aucune application externe, pendant mon traitement : il certifia l’exactitude de cette observation avant son départ ; et comme je n’ai plus entendu parler de lui depuis, j’ai des raisons de croire qu’il a continué à se bien porter.
Plusieurs personnes, dont quelques médecins, virent ce malade et peuvent témoigner de l’exactitude de ces déclarations qu’ils entendirent toutes de sa bouche.
43® CAS. — M. J. H..., âgé de 68 ans. vint me consulter le 8 novembre 1842, pour des douleurs dans l’épaule gauche, conséquence d’un coup qu’il avait reçu deux mois auparavant. Il avait été traité par deux médecins éminents, depuis l’époque de la blessure jusqu’au jour à peu près où je le vis. Il y avait atrophie des muscles de l’épaule, grande douleur dans les mouvements du bras, qui était si faible qu’il ne lui était même pas possible de boutonner son paletot. Après la première séance, il put le mouvoir librement au-dessus de sa tête et dans toutes les directioùs.
Après l’opération du lendemain, il avait encore plus de force. Le jour suivant, il ressentit une légère douleur derrière l’épaule, sous l’omoplate ; douleur qui disparut après une nouvelle hypnotisation dans le cours de laquelle j’avais mis les muscles affectés en action. Il mie quitta, le samedi 12 novembre 1842, tout à fait remis et retourna à ses afï'aires. Cemalade, ainsi que son fils, certifièrent l’exactitude de ce rapport dans mon carnet d’observations.
44® CAS. — J.W..., âgé de 2o ans, avait reçu une violente contusion à la hanche, suivie de suppuration dans la région située entre le trochanter et l’ischium ; il s’était fait à cet endroit une ouverture fistuleuse ; la jambe était fléchie et sans mouvements, et soutenue par un bandage passant sur l’épaule. Le malade se soutenait péniblement sur deux béquilles, car sa santé s’était considérablement affaiblie depuis le commencement de sa maladie. Il me dît qu’il sortait d’un hôpital où on ne lui avait pas laissé d’espoir de guérison. Jel’hypnotisai, et pendant son sommeil,