‹ Neurypnologie. Traité du sommeil nerveux ou hypnotismeChapitre 70 sur 92 · CÉPHALALGIE · texte numérisé non relu

CÉPHALALGIE

je tâchai de régulariser i a mauvaise position de la jambe, allongeant les muscles contractés, et renforçant les autres, en mettant en action ceux qui avaient été affaiblis par une trop grande tension et par l’inaction. Le résultat fut qu’une fois réveillé, il put étendre sa jambe, et marcher (toujours avec ses béquilles naturellement), la plante du pied reposant à terre. Les opérations pratiques quotidiennes furent suivies d’une amélioration des plus remarquables, tant par rapporta sa jambe que par rapport à sa santé en général. Au bout de trois semaines, il marchait avec une seule béquille ; quinze jours plus tard, il remplaçait cette dernière par une canne ; peu après il marchait sans aucun appui, et il se trouve remis aujourd’hui, sauf un peu de faiblesse dans la cheville droite. Je ne lui fis prendre aucune médecine interne, et il n’eut, en fait d’application externe, qu’un peu d’onguent, tout écoulement s’étant arrêté dans le courant de la première semaine de traitement.

Je vais maintenant parler de la puissance remarquable de cet agent dans la guérison de la céphalalgie nerveuse. J’en ai vu des exemples si nombreux, quelquefois deux ou trois cas nouveaux par- jour, qu’il semble presque superflu de citer les cas individuels. J’en vais cependant présenter quelques-uns.

43® CAS. — Mme B..., mère de famille, souffrait continuellement de maux de tête et d’étourdissement ; depuis deux ou trois ans le mal variait d’intensité, mais elle n’en était jamais complètement délivrée. Elle vint me consulter le 22 janvier 1842 pour sa céphalalgie, et me dit aussi qu’elle était sujette à des attaques d’épilepsie. Je l’hypnotise, et la réveille au bout de cinq ou six minutes; son mal de tête avait disparu. Elle est hypnotisée presque quotidiennement pendant quelque temps ; cinq semaines après la première opération, ses maux de têle n’avaient pas reparu ; la sensation d’étourdissement avait beaucoup diminué, et depuis deux mois elle n’avait pas eu d’attaques. Sa santé s’était améliorée, et tous ses amis en faisaient la remarque.

DE l’hypnotisme

4:6® CAS. -T Encouragée par l’antiélioration de sa mère, Miss B... m’est amenée le 23 janvier 1843. Elle souffrait cruellement de maux de tête depuis six mois'; ses douleurs étaient tenaces et violentes ; il lui arrivait fréquemment de jeter des cris et de verser des larmes. Je l’hypnotise, et la réveille au bout de cinq ou six minutes, son mal de tête avait disparu; elle n’éprouvait plus aucun malaise. Elle est opérée presque tous les jours pendant un certain temps, et jusqu’à ce moment — il y a maintenant cinq mois — elle n’a pas eu de récidive ; son appétit est meilleur et elle présente toutes les apparences de la santé. Elle n’a pris aucun médicament.

47e — ]qigg g __ avait souffert pendant toute la jour¬

née du 2o janvier 1843 d^’un mal de tête très violent. Elle pouvait à peine ouvrir les yeux, ni voir clair quand ils étaient ouverts ; elle était très abattue. Hypnotisée, elle est réveillée au bout de cinq minutes et guérie de son mal de tête ; au bout de dix jours ce mal n’était pas revenu.

48® CAS. — Miss N..., âgée de 20 ans, souffrait de violents maux de tête depuis son enfance, elle ne se rappelait pas avoir jamais été sans en souffrir, -mais ses souffrances étaient par moment si intenses qu’elle ne pouvait distinguer aucun objet. Elle soufrrait aussi de l’estomac, quelqu efois très violera m ent . Q uand la céphalalgie était à son plus haut degré, les douleurs d’estomac devenaient de même plus intenses et la violence de ces paroxysmes se terminait généralement par d’abondants vomissements. Je la mets sous l’influence de l’hypnotisme en avril 1842, et à partir de ce moment, elle est délivrée de ses maux de tête et de ses douleurs d’estomac. Cinquante-quatre semaines après, j’ai eu le plaisir d’apprendre d’elle, comme précédemment de sa mère, qu’elle avait a peine souffert de la tète depuis l’opération, elle n’avait plus eu de maux de tête violents, et elle n’avait jamais souffert, si peu que ce fût, pendant une heure entière.

49® CAS. — ^^Mme T... souffrait depuis plus de deux semaines de violentes douleurs dans la tête ; ces douleurs

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