‹ Neuvaine au Saint-Esprit [microforme]Chapitre 17 sur 23 · HUITIEME JOUR · texte numérisé non relu

HUITIEME JOUR

Méditation des grandes vérités dun salut.

lère Conclusion de ina Neuvaine,

Dans le Sacrement de Confirmation, le Saint-Esprit nous a donné à tous la plénitude de ses dons pour nous rendre parfaits chrétiens. Or, il -est du devoir de tout chrétien, vraiment digne de ce nom, et quia reçu les dons du Saint-Esprit, s’il veut un jour posséder ce même Esprit Divin, avec Dieu le Père et Dieu le Fils, dans les splendeurs de la gloire, de méditer et de méditer souvent les grandes vérités qui suivent : |

1° Une seule chose est nécessaire !/ tout le reste n’est rien. Sauver son âme ! Nous ne sommes, en effet, sur ld terre que pour cela. A quoi servirait à l’homme, dit le Divin

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Maître, de gagner l'univers entier, s’il vient à perdre son âme (1)? ”

2° Un seul obstacle au salut: le péché, le péché grave. Avoir toujours présent à la pensée qu’un seul péché mortel donne la mort à notre âme, nous rend ennemis de Dieu, esclaves de Satan et sujets à l’enfer !

3° Un moyen infaillible d'éviter le péché :

la méditation de nos fins dernières : “ Dans toutes tes œuvres, nous dit l’Esprit-Saint, rappelle-toi tes fins dernières, et jamais tu ne pécheras (2). ”

La mort ! Les surprises de la mort : les

morts subites, combien elles sont fréquentes de nos jours ! Le jugement ! Comment, à la mort, nous

.présenterons-nous au redoutable Tribunal

du Souverain Juge? Où sont nos bonnes œuvres ? Les Saints ont fait tant de pénitences, tant de bonnes œuvres, pour s'assurer,

(1) MATH, XVI, 26, — (2) ECCL., vit, 40.

à leur mort, un jugement favorable ; et nous, qu’avons-nous fait jusqu’ici ?

Le ciel ! Un bonheur éternel, ineffable, si nous usons bien des dons du Saint-Esprit ici-bas, si nous vivons en parfaits chrétiens.

L'enfer !/ Avec tous ses tourments, si nous avons le malheur de nous perdre, et cela pour toute l'éternité !

PRIÈRE. — Esprit-Saint, divin Consolateur ! Je vous adore comme mon “rai Dieu, ainsi que Dieu le Père et Dieu le Fils, Je vous bénis, en m’unissant aux bénédictions que vous recevez des Anges et des Séraphins. Je vous offre mon cœur avec toutes ses affections et je vous rends de vives actions de grâces pour tous les bienfaits que vous avez répandus et que vous répandez sans cesse dans le monde. Vous qui êtes l’ Auteur de tous les dons surnaturels et qui avez comblé d'immenses faveurs l’âme de la Bienheureuse Mère de Dieu, MARIE, je vous prie de me visiter par votre grâce et votre amour et de n’’accorder que je me souvienne, dans toutes mes actions, de mes fins dernières, afin que j’obtienne par là de

mourir, un jour, de la mort dés justes, et qu’évitant ainsi les horribles tourments de l’enfer, je sois placé là-Hast, dans le séiour des Elus, jouissant de leur bonheurs, bonheur sans mélange et si grand, que Vous nous assurez vous-même, Ô divin Consolateur, que l’œil n’a point vu, que l'oreille n’a point entendu et que Pespait humain ne pourra jamais concevoir ce que Dieu réserve au ciel à ceux qui l’aiment. Ainsi scit:il.

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