‹ Neuvaine populaire en l'honneur du Saint-Esprit [microforme]Chapitre 10 sur 30 · La longanimité. — Ce fruit précieux, dont · texte numérisé non relu

La longanimité. — Ce fruit précieux, dont

le Sair’-Esprit fait présent aux âmes choisies wil honore de sa visite, est une vertu par laquelle nous soutenons longtemps, Sans nous plaindre, les disgrâces et les affictions du corps et de l’âme, sans cesser d'attendre avec une foi vive et une confiance parfaite le secours du ciel. Il n’est pas toutefois contraire à la Jonganimité de désirer la fin de ses maux, comme il n’est pas contraire à la soumission de Dieu de désirer arriver le plus promptement possible au ciel. Comme le laboureur, on attend sans inquiétude ja moisson ‘

8. La douceur. — La douceur est en même temps, et une des béatitudes prêchées par Jésus- Christ dans son sermon admirable sur la mon tagne, et un fruit délicieux du Saint-Esprit. C’est une vertu héroïque par laquelle, loin de rendre injure pour injure à ceux qui nous attaquent, nous ne perdons pas même ni la sérénité de notre visage, ni la tranquillité de notre cœur, ni la paix de notre âme. Par elle, loin d'écouter les désirs et les sentiments de la haine et de la vengeance, quelque justes qu’ils nous paraissent, nous combattons jusqu'aux moindres impressions d’amertume contre le prochain, et nous somiIr. ès toujours dans la disposition prochaine de payer les outrages par les bienfaits. Colombe sans fiel, agneau sans défense : voilà ce que fait du chrétien le fruit dont nous parlons. C’est par la douceur que Moïse et David furent des hommes selon le cœur de Dieu.

Page 1