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ETET TENETEEEE Septième JOUt. Le Saint-Esprit
et les prières de l’Église.
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A sainte Église invoquele Saint-Esprit et 15 lui rend le même culte qu'au Père et au — Fils, parce qu'il est Dieu comme eux.
N'est-ce pas une personne divine Celui, comme le ditla liturgie, en qi et par qui le Père et le Fils sont unis, pour vivre et régner dans les siècles des siècles ?
Que nous dit le signe de la croix, au nom des trois personnes divines : le triple cri de Santé, Saint, Saint, qui comprend dans un même hommage les trois personnes divines ; le ÀA‘yrre eleison répété neuf fois, c'est-à- dire, autant de fois trois fois qu’il v a de personnes divines ; et cette admirable louange qui revient à chaque instant dans les psaumes et dans les hymnes : Gloire au Père, et au Fils, et au Saint- Esprit ?
L'Église inv oque le Saint-Esprit quand la sagesse d'en haut devient spécialement nécessaire,
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48 Peuvaine populaire En p’ponneut soit pour elle-même, soit pour les peuples, soit pour les particuliers. Pour un nouveau pape,;pour Les nouveaux ÉvÊQUES et prêtres, pour Ja dédicace des églises, pour ja profession religieuse, pour les conciles et les missions, pour le sacre des rois ; pour faire des lois et les appliquer avec discernement, ouvrir les parlements, les tribunaux; pour commencer les cours d’études : pour ent. dansla lutte de la vie et créer des soldats du Christ par la confirmation, elle dit : l’enti, Creator Spiritus, Venez, Esprit Créateur :
Saint Jean Chrysostome va nous donner les motifs de ce culte extérieur et public.€ Le Saint- Esprit,dit-il, est la réf rination de notre ressemblance avec Dieu, la perfection de notre entendement et le rétablissement de notre âme affaiblie et déchue par le péché. Il est l’auteur de notre foi divine, Je soleil de noire esprit, la lumière de notre homme intérieur et le flambeau qui luit dans nos cœurs. Il est ja richesse des enfants de Dieu, le trésor des biens éternels, Vassurance et le gage du royaume des cieux, les prémices de cette vie qui ne finira jamais, et le sceau de la grâce du baptême.
Le Saint-Esprit nous donne la confiance que nous sommes adoptés de Dieu pour ses enfants; unit très étroitement nos cœurs à Jésus- Christ. 11 remplit n0S âmes de joie, fait tressaillir nos cœurs d’allégresse, envoie continuellement sur nous les gouttes de la divine rosée, console les affigés, dissipe la tristesse, met l'esprit dans un calme et un repos véritable,communique la sagesse; ouvre les trésors de la prudence et fait prédire les choses à venir.
Par le Saint-Esprit, les prophètes sont illumi-
du Saint-Esprit. 49
nés, les ignorants sont remplis des plus hautes sciences, ies rois sont oin les prêtres sont ordonnés, les docteurs sot . gradués, les églises sont sanctifiées, les autels sont érigés, l'huile sainte est consacrée, les eaux sont purifiées, les esprits immondes sont chassés et les maladies sont guéries. » Voilà ce que dit ce très éloquent docteur, dans son sermon de pénitence.
Le Vénérable curé d'Ars,parlant ce la conduite des âme: par cette Personne divine, disait: € Le bon Dieu, en nous envoyant le Saint-Esprit, a fait à notre égard comme un grand roi qui chargerait son ministre d'accompagner un de ses sujets, disant: Vous accompagnerez cet homme partout, et vous me le ramènerez sainet sauf. »
Dans la prose de la messe de la Pentecôte, l'Eglise donne au Saint-Esprit le titre de Père des pauvres, de distributeur des dons et des lumières du cœur. Elle l'appelle très bon Conso: lateur, très doux Hôte de l’âme et son rafraichissement très agréable. Elle lui dit qu'il est le repos dans l'oppression et dans les larmes. Êlle ajoute que, sans lui, l'homme est désarmé et exposé aux insultes de ses ennemis. mais qu'au contraire, celui qui est éclairé de sa lumière et fortifié de son secours, marche dans la
voie du salut et est invincible aux puissances de l'enfer !
PRATIQUE. — Que de malheurs seraient évités dans les familles, si tous les membres étaient fidèles à remplir le grand devoir de la prière ! Que serait-ce, s'ils y ajoutaient la pratique dela méditation et de la lecture des bons livres ! Dieu répandrait sur tous ses grâces et ses bénédictions. Prions le matin, le soir, avant et après les
TEpas, avant et apres la réception des sacrements; prions
+. sv eme
50 Peuvaine populaire En honneur
dans les peines et les tribulations, et surtout dans Îles tentations. Dites les pricres du soir en commun et récitez le chapelet en l'honneur de la très sainte Vierge !
EXEMPLE. A qui da faute — Le vieux prêtre entre simplement jans la demeure d'un de ses paroissiens. ji sait qu'ilva souffrance et douleur sous ce toit, et la souffrance attire le prêtre, comme le plaisir attire l'homme du monde.
Le mari est debout à ja fenêtre, il fume, son regard erre dans Île vague. La femme est assise il la place ordinaire, maiselle ne travaille pas, elle pleure.
« — Vous avez l'air bien triste : qu'v at il donc encore aujourd'hui > demande le Prêtre.
— ‘Joujours la méme chose que la derniére fois, quand vous êtes venu, Monsieur le Curé, et plus mal.
__ Votre fils, n'est-ce pas ?
Oui, lui, toujours jui: le voilà renvoyé encore de son atelier, et C'est le troisième.
__ fit vous ne pouvez pas je corriger ?
__ Le corriger ? Ah! fit la mère en sanglotant, si VOUS saviez comme il se rit de ce qu'on dit |. fi écoute un moment, hausse les épaules. puis s'en va pour revenir quand il lui plait.
— Voyons, mes bons amis, étiez-VOUS comme cela avec vos parents, vous autres ?
! Nous? Ah! s'écria le père, - € les larmes lui vinrent aux veux ; ah! si j'avais fait pleurer mia MÉTE: moi! Nous dans ja famille quand Île père parlait, il fallait voir.
__ [Encore un mot, mon pauvre Jean ; votre Louis fai:-il sa prière ?
© Le malheureux ! i ne sait plus St lement faire le signe de la croix.
__ Et vous autres. Je faisiez-VOUS à son âge ?
__ Vous savez bien que oui: \Monsieur le Curé, AVEC des parents comme les nôtres, il fallait bien faire SON devoir. Le dimanche, ils nous faisaient marcher devant eux pour aller à la messe, et le soir... tenez, c'est devant cel'® image que nous nous mettions tous à genoux. Pauvre père, pauvre mère ! Nous les aimions tant! nous leur obéissions si volontiers {Et lui!
du Saint-Esprit. SI
- Eh bien, mon ami, tit le prètre en se
du pére et lui serrant la main, comprene vous venez de dire ?
rapprochant Z-VOUS ce que
» Vous obéissiez à vos Parents, parce que vos pare. ‘s vous faikaient obéir à Dieu; vous aimiez vos parents, parce que vos parents vous apprenaient à aimer Dieu. Vous souvient-il que plus d'une fois je vous ai dit :«Vous laissez votre enfant manquer à la messe, vous le “ourir sans surveillance avec des mauvais vous ne lui défendez pas de fréquenter des mainons suspectes ; prenez garde... il vous fera pleurer ! Avais-je tort? Ah! mes bons amié, vous avez cessé l'un et l'autre de faire votre prière : vous avez laissé vivre votre fils dans l'oubli de Dieu ; vous avez oublié vous-mêmes le bon Dieu: eh bien!le bon Dieu s'en est allé de votre maison: et quand le bon Dieu s'en va id'une âme ou d'une demeure, il emporte ses biens avec lui, c'est-à-dire la paix, l'union, l'obéissance et la joie !
» Revenez à faire un sanctuaire de vos Ramenez-y la pensée de Dieu, toute chose, comme le soleil domine et éclaire le monde. Alors, père, vous serez respecté ; vous, mère, v aimée ; tous deux vous serez obéis, et et la joie reprendront leur place au foy
L'incurie des parents est aujourd'hui immune et la plus dése dut Jeunesse,
laissez compagnons,
demeures, — dominant et éclairant
ous serez l'union, la paix ler.
la cause La plus istreuse de la ruine de l'enfance et
PRIÈRE DE LA NEUVAINE, page 11.
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