‹ Neuvaine populaire en l'honneur du Saint-Esprit [microforme]Chapitre 16 sur 30 · AN · texte numérisé non relu

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BUITIÈME JOUT. — Le Saint-Esprit

et les sacrements de l’Église.

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- SY ESUS-CHRIST est l’auteur de tous les | 7 À M sacrements: mais le Saint-E sprit les rend efficaces. Cet Esprit vivifiant et sanctificateur est dans tous et dans chaçun de nous en particulier.

Quel est celui d’entre nous qui n'a pas été baptisé ? C'est la première rencontre de nos ames avec l'Esprit-Saint: là il nous à engendrés avec un amour de mère à la vie de la grâce.

Vous avez'été confirmés. Dans ce sacrement, l'Esprit-Saint a éclairé votre intelligence, échautié votre ceur et fortifié votre volonté.

Dans lEucharistie, il fait de nous d’autres Christ, de telle sorte que nous pouvons dire avec vérité : Ce n’est plus moi qui vis, mais c’est mon Sauveur qui vit en moi !

L'Eglise l'appelle dans la Pénitence, /4 rémtssion des péchés. 1] restaure l'œuvre du Baptême,

54 Peuvaine populaire en l’honneur dans les âmes pénitentes, aV

nagements.

Dans l'Extrêéme-Onction, ilest notre médecin, notre consolateur avant le dernier passage:

Dans l'Ordre, il communique aux hommes qui

Je reçoivent le caractère de ésus-Christ, prêtre

éternel, et prépare ainsi ses apôtres et ses SUC

cesseurs.

Enfin dans

ec de suaves mé-

Je Mariage, l'homme et Sa compagne trouvent en lui cet appui, CE guide, cet ami de tous les jours, si nécessaire à Ceux qui portent la responsabilité de l'autorité paternelle, et que des liens sacrés ont unis pour toujours dans la même voie.

Cependant il nous importe tout deux sacrements : la Péni ristie.

Si quelqu'un veut bien vivre et persévérer; il doit faire un usage fréquent de ces deux sources de salut et de sainteté.

[, Rien n’est plus propre à nous faire comprendre infinie miséricorde de Dieu que les admirables effets produits par une confession faite avec humilité, sincérité, vraie contrition et bon propos : pal elle, Dieu nous remet tous les péchés mortels commis après le Baptême, quelque nombreux, quelque énormes, quelque extraordinaires qu'ils soient, et, en nous pardonnant, il nous rend en même temps Sa grâce, la grâce sanctifiante, qui est le plus grand de

tous les dons.

La confession, en effaçant de jâme laffreuse

difformité du péché, lui donne une beauté toute céleste. Saint Philippe de Néri fut plusieurs fois témoin de cette divine transformation. 11 disait

de considérer surtence et V'Eucha-

du Daint-Esprir. 55

un Jour à l’un de ses disciples: 4 Hélas! :non fils, que votre physionomie est dégoütante!> Le jeune homme comprit et se hâta d'aller à confesse.

Lorsqu'il revint, son bon père lui dit : « Vous êtes beau maintenant, mon fils ; voilà comment je vous aime ! »

La confession bien faite opère dans le pécheur une double merveille : d’abord elle le rend de nouveau capable de faire des œuvres méritoires ; ensuite elle lui restitue les mérites des bonnes œt ‘es qu'il avait perdus par le péché mortel.

“. que dire de la paix de la conscience, et de l: pui qu'on trouve dans les conseils du Con- ‘ :seur qui indique les moyens d'éviter les occasions du péché

2. Le pius excellent de tous les sacrements, c'est l'Eucharistie : les autres renferment les dons de Dieu, tandis que celui-ci renferme Dieu lui-même. Aussi, Jésus-Christ n’a institué les autres sacrementsque pour disposer les hommes ou à recevoir ou administrer la sainte Eucharistie, qui est la consommation de la vie spirttuelle, dit S. Thomas, puisque c'est de ce sacrement que provient toute perfection de nos âmes. En effet, toute notre perfection consiste dans notre union avec Dieu ; or, il n’y a pas de meilleur moyen de nous unir à Dieu, que la sainte communion, par laquelle l'âme devient, pour ainsi dire, une seule chose avec Jésus-Christ, comme il l'a déclaré lui-même: Ce/ui qui mange ma chair, demeure en moi, et je demeure en Lut : (Joan. vi, 57.)

Oh ! qu'ils sont à plaindre les chrétiens qui communient rarement ! Ivnorent-ils donc les précieux effets de la sainte Communion ? Igno-

56 Peuvaine populaire en l'honneur

rent-ils qu’elle serait pour eux CE Pain céleste, qui soutiendrait la vie de leur âme, en la faisant persévérer dans la grâce de Dieu ; ce remède très efficace qui les délivrerait des fautes vénielles, et les préserverait des péchés mortels : cette force invincible qui les ferait triompher des attaques du démoin ; cette source SUAVE de paix intérieure ; CE moyen facile d'avancer dans la voie de la perfection ; CE brasier ardent où brûlerait le feu de l'amour divin : ce trésor inestimable de toutes les grâces ?

Ne sont-ils pas plus à plaindre encore ces malheureux chrétiens qui ne font plus leurs Pâques ? Jésus dresse la table du festin ;11les y invite avec bonté, et ‘]s refusent de se rendre à son invitation :

Et que dirons-nous de ceux qui font des communions indignes et sacrilèges ? ils profanent le corps et le Sanë d'un Dieu! Et ce sans qui coula sur la croix pour les pécheurs, retombe sur eux pour leur condamnation ‘.-.

Heureux mille fois les Saints et les âmes pieuses ! ”: Pain de vie, reçu fréquemment. opère des fruits merveilleux dans les cœurs bien préparés !

PRATIQUE. - Confessions et communions fréquentes et dignes. — a communion du premier l'endredi du mois, en l'honneur du Sacré Cœur de Jésus.

EXEMPLES.-— Histoire d'enfants de ChŒUI TT Entendu dans «le sacristie : Trois entants de chœur se préparent pour une bénédiction du ‘Lrès-Saint-Sacre” ment. Les deux plus âgés se disputent ferme pour s woir

lequel sera thuritéraire ; ils sont prèts den venir aux

du Saint-Esprit. 57

mains. — € Attention ! h s'écrie le plus jeune, € 27 y a communion jeudi, » — Aussitôt le calme se fait, et tout se passe dans l'ordre. N'est-ce pas une charmante démonstration du bien que peut faire la pensée de la communion ?

Une bonne première Communion. — Ve Bienheureux Gérard Majelia avait atteint sa septiéme année. Assistant un jour au saint sacrifice dans la cathédrale de Mauro, et voyant le prêtre distribuer la sainte communion, il se sentit irrésistiblement attiré vers le Pain des Anges. Sous cette divine impulsion, il s'approcha de la table eucharistique avec le: personnes qui communiaient. Le célébrant, le vovant si jeune, crut devoir lui refuser la communion et passa outre. ‘Tout attristé, Gérard se retira dans un coin de l'église et se mit à pieurer. Cette douleur si naïve toucha le cœur du bon Jésus. La nuit suivante, l'archange saint Michel vint en person..e donner au saint enfant le Pain eucharistique. On eût dit que Notre-Seigneur. non moins impatient que son serviteur, ne pouvait différer le moment jusqu'a l'époque où d'ordinaire on admet les enfar u banquet sacré.

Cette grâce extraordin ‘it restée inconnue, si Gérard lui-même ne l'avait nai uent révélée. Un jour, étant déjà religieux, et découvrant par obéissance les secrets de Son âme à son confesseur, il raconta le fait tel que nous venons de le relater. Cette céleste faveur lui inspira dés lors pour le glorieux archange saint Michel une dévotion qu'il ne perdit jamais.

PRIÈRE DE LA NEUVAINE, page 11.

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