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LANCE NE EE

cette dégénérescence très accentuée au début même de l’aftection. |

L'étude de nos malades ne nous révèle pas le mode d'action de l’hérédité et sa localisation sur le faisceau papillo-maeulaire; toutefois elle nous permet de discuter et d'éliminer certaines hypothèses émises.

I’absence de toute douleur chez nos malades, sauf chez deux (obs. IIT et VIII) éloigne l’existence de la méningite localisée admise par Despagnet.

Une hypertrophie du corps sphénoïde déterminant une compression du faisceau maculaire paraît incompatible avec l’âge d'apparition chez plusieurs de nos malades.

L'hypothèse de Keersmacker est plus séduisante, elle nous fait bien comprendre comment des parents atteints d’altération du faisceau maculaire donnent naissance à des enfants atteints d’une tare, d’une faiblesse du faisceau maculaire, tare et faiblesse latente qw'éveillera toute influence nocive.

La famille observée, avec ses trois générations atteintes, avec son mode de transmission par les femmes, rappelle in vivo l'expérience de Brown-Sequard relatée plus haut.

Dans l’hypothèse de Keersmacker, l’intoxication est supposée comme cause initiale de la dégénérescence transmise ; or, dans notre cas, il n’est pas observé, au début, d'intoxication.

L'hypothèse de Keersmacker explique le mode de transmission, la cause même de la dégénérescence lui échappe.

Née

Devons-nous,à l'exemple des Anciens, nous borner à constater l’hérédité et nous résoudre à l'expliquer par la seule fatalité ? A ce diflicile problème, des travaux récents permettent despérer tôt ou tard une meilleure solution.

Dans un récent article sur la main-bote héréditaire, M. Georges Gayet écrit : « Les anomalies hérédi- « taires passent généralement pour être l’indice d’un « retour à une disposition ancestrale que lon retrouve « chez tel ou tel animal en remontant l’échelle des

êtres. »

La recherche d’une dégénérescence ou de l’absence du faisceau maculaire dans l’échelle animale paraît impossible in vivo.

Cependant, dans ses Contributions à l’étude comparée de l’œil chez les mammifères, basée sur l’examen ophtalmoscopique, le D' Lindsay Johnson vient d’apporter une première preuve en faveur de l’application aux anomalies oculaires de cette théorie des anomalies héréditaires. Après avoir observé une centaine environ d'espèces différentes, il constata que les espèces les plus élevées seules avaient une macula, les inférieures présentant des particularités qui rapprochent leur œil des oiseaux et des reptiles.

« Il est admis en règle générale, écrit Gayet, qu’en « cas arrêt de développement, ce sont les organes les « derniers formés qui sont les premiers à manquer. » Il est done permis de penser que la connaissance plus exacte du développement du nerf optique viendra aussi

une complète lumière l’obseur problème de l’héa | |

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