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L'auteur ne sait pas si l'on doit attribuer cette névrite à l'action de l’arsenic ou de l'aniline qui entrent dans la composition du médicament. On doit donc être très réservé dans l'emploi de cette substance.
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Certaines substances végétales employées comme tœnicides, principalement la fougère mâle, sont également capables de provoquer des phénomènes toxiques sur le nerf cptique.
Lewin a noté sur cinquante-trois empoisonnements par cette substance, quatorze Cas d’amaurose plus ou moins rapides. Masius, dans le Bulletin: de TAcadémie royale de
Médecine de Belgique, 1895, relate deux cas d’amaürose com-
plète survenue soudainement chez des malades porteurs d’ankylostomes, après l'ingestion de fortes doses (8 à 10 gr.) d'extrait éthéré de fougère mäle. Par expérimentation sur des chiens, il ne constate rien à l'examen ophtalmoscopique. Cependant Stuelp, dans des cas analogues, voit, douze heures après le début de la cécité, les artères s’amincir et les papilles pâlir, évoluant vers l'atrophie du nerf.
Les principes actifs de la fougère agiraient donc tout d’abord sur le système vasculaire, et par contre-coup sur les éléments nerveux, imitant en cela l’action de la quinine. Généralement, le pronostic est grave. J. Perrod, de Turin, qui a eu l’occasion d'observer le cas d'un ankylostomiasique chez lequel l'affection se manifeste par de la papillite avec stase papillaire suivie, malgré tout traitement, d’atrophie postnévritique avec cécité définitive, insiste sur le danger des doses même modérées d'huile de fougère, et pense qu'il serait plus prudent de substituer le thymol à la fougère.
RER EC pe
L'antipyrine et le salicylate de soude peuvent égalèment
provoquer l’inflammation du nerf optique ; mais cétte névrite
n’est que transitoire et se termine rapidement par la guérison.
Le premier tas a été rapporté par F. C. Hotz (Arch. of Opht.}. Résumé : Malade de 33 ans absorbe 8 grammes d’antipyrine en 48 heures. Amaufose complète. Pupilles immobiles. Papilles pâles, vaisseaux rétiniens amincis.
Quinze jours après : OG Petit scotome central; léger rétrécissement du champ visuel dans le sens vertical, et rétrécissement concentrique notable pour les couleurs, OD : champ visuel rétréci légèrement du côté temporal pour le blanc ; rétrécissement concentrique pour les couleurs comme OG.
. Guérisôn complète après un mois dé traitement.
F.-C. Hotz, considérant le début brusque de cette amaurose, dès l’absorption de l’antipyrine, l’attribue bien à cette substance et non à la quinine ou au tabac dont le malade avait fait usage auparavant.
La littérature ophtalmologique comprend d'ailleurs trois cas ‘analogues, mais les doses d'antipyrine étaient beaucoup plus faibles que dans l'observation précédente.
L'autre névrite optique, encore plus légère, puisque le lendemain la vision était redevenue nôrmale, a été observée par Barabarcheff (Clinique ophtalmologique, 1897). Résumé de : son observation :
Un malade, atteint de rhumatisme articulaire aigu, absorbe par jour quatre doses de o gr. 6 de salicylate. Le 5° jour, 14 grammés de salicylate ont été absorbés ; le malade
est pris d’un profond sommeil pendant trois heures. Puis il né voit plus les objets.
Examen de l'œil: Milieux normatüxX : artères rétréciés, veines larges et ondulées.
Après cinq heures, il voit les doigts au centre du champ visuel ; rétrécissement de la vision périphérique, qui s’améliore ensuite moins vite que la vision centrale, fait que Terrien et Aubineau ont constaté pour la quinine.
Le lendemain, tout est normal. Examinant l'urine, et ne trouvant pas la réaction au peroxyde de fer, Barbarcheff conclut que le salicylate, non éliminé, s'est accumulé dans le sang, jouant un rôle toxique dont l’action s’est surtout mani-
festée au niveau du nerf optique.
Une autre substance, l’aniline, dont nous voulons dire quelques mots, aurait également provoqué l'éclosion de névrites optiques. D'un usage industriel très étendu, cette
substance donne lieu à des troubles visuels persistant long-
temps après la cessation du travail : ophtalmies, photopho-
bies, amblyopies. .
Galezowski a exposé trois cas d'amblyopie chez des ouvriers teinturiers employant des couleurs d’aniline (Recueil Opht., 1876). D' Manouvrier, de Valenciennes (Annales d'Hygiène et de Médecine légale, 1876) a examiné des ouvriers manipulant le brai (résidu de la distillation du goudron de houille contenant de l’aniline, fuchsine, etc.) et a constaté chez eux un affaiblissement de la vision ; une papille grise et des vaisseaux amincis.
Un Américain, Clarence A. Veasy, note en outre, chez un
at .
Va ouvrier teinturier qu ‘il a observé, un rétrécissement concenà
ASIA rique du champ visuel pour | le blanc et les couleurs, un SCO-
\ : névrites toxiques.
tome. central pour le blanc et le vert. | Mais on ne peut pas affirmer, vu ts nombre xestreint d'ob- Ps servations, que l’aniline, seule, soit capable de déterminer des
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