I. — L'action des intoxications exogènes sur le nerf
optique se manifeste de deux manières : en atteignant soit le
faisceou maculaire seulement, soit la totalité des fibres ner-
veuses.
IL. — Dans le premier cas, principalement dans la névrite rétro-bulbaire chronique, les manifestations se résument dans la diminution de l’acuité visuelle, le scotome central ou mieux, paracentral pour les couleurs (De Lapersonne), la conservation de l'étendue normale du champ périphérique, la décoloration de la papille limitée au secteur temporal ; le processus
-reste donc limité. Ainsi agissent les substances réunies dans
le premier chapitre (alcool, tabac, sulfure de carbone, plomb, mercure. iodoforme, thyroïdine, sulfate de baryum). !
III. — Dans le second cas, il y à également une diminution de l'acuité avec scotome central: mais, de plus, le champ visuel périphérique est rétréci, et, d'autre part, ce qui domine, ce sont surtout les modifications du fond d'œil consistant avant tout en altérations vasculaires : rétrécissement des artères et dilatation des veines. Telle est l’action des subsus avons parlé dans le chapitre IT (quinine, yrine, salicylate de soude, aniline).
tances dont no atoxyl, fougère mâle, antip
{V. — Il est important de bien connaître les névrites toxiques, dont le pronostic est moins grave que celui des atro-
ŒUITEN
phies syphilitiques. Assez souvent, en effet, un syphilitique présente de la névrite toxique. Il avoue sa syphilis. On s'en tient là et on diagnostique : « Atrophie syphilitique » en portant un pronostic fatal : parfois même, on l’engage à liquider son commerce, à changer ses occupations et à apprendre le Braille pendant qu'il y voit encore. Et il s’agit, bien plus simplement, d'une amblyopie toxique que la suppression de l’intoxication (tabac et alcool le plus souvent) guérira assez complètement, si le patient a l'énergie de supprimer ces abus (x).
Vu par le Président de thèse, DE LAPERSONKE.
Vu : le Doyen, H. RoGer, Vu et permis d'imprimer, Le Recteur de l'Académie de Paris, P. APPELL,
(4) Deux cas de ce genre ont été reconnus et mis en évidence tout récemment, par Je D’ Cautonnet, chez deux syphilitiques.