LEE
Les auteurs estiment qu'il y a lieu, comme l’a déjà 2 fait remarquer M. Chauffard, de considérer les alté-
rations des méninges comme souvent étroitement
liées à celles des organes qu’elles entourent, réalisant ces cas qui «méritent cliniquement d’être appe-
lés cérébro-méningites, bulbo-méningites, myélo-méningites ». Avec Terrien et Bourdier, nous pensons devoir ajouter les faits d’opto-méningites, ou méningites optiques primitives.
A. Vincent (1), dans une thèse récente, s’est
efforcé de « montrer que, dans certains cas de syphilis cérébro-spinale, la méningite chronique précède souvent, méme de beaucoup, les troubles nerveux, et que l’enchaînement des faits paraît étre le suivant : syphilis, méningite, troubles nerveux ».
Terrien et Bourdier(2) après examens histologiques de nerfs optiques prélevés dans des cas de méningites aiguës arrivent aux mêmes conclusions : « La périnévrite de la méningite cérébro-spinale épidé-
mique est une méningite optique primitive ». Les
lésions parenchymateuses sont secondaires.
Ces théories sont surtout intéressantes pour l'étude de la névrite optique, car elles sont en oppo-
sition avec les opinions de la majorité des auteurs.
Græœfe divisait les manifestations oculaires des