‹ Névrites Rétro-Bulbaires Et Affections Rhino-SinusiennesChapitre 11 sur 50 · H OP · texte numérisé non relu

H OP

Colrat, au contraire, attribue les papillites aux sinusiles suppurées alors que les névrites rétro bulbaires sont attribuées par lui à des sinusites latentes ou à des lésions rhino-sinusiennes,. É

Velter et Liébaut résument les faits et reconnaissent l’existence de sinusites postérieures latentes rarement .décelables qui détermineraient toute une série de complications, dont la névrite rétro-bulbaire.

Ee diagnostic de ces formes est d'ailleurs facilité par la radiographie dont la technique a surlout été étudiée par Hirtz. Elle entre alors dans la pratique courante avec les incidences classiques décrites par cel auteur. Elle permet d'observer des détails anatomiques difficiles à déceler autrement, el souvent des modifications de structure qui pourront guider l'opérateur.

De nombreuses observations histologiques paraissent, s’attachant toujours aux lésions de la muqueuse des sinus. Meller, Hirsch décrivent « certaines lésions inflammatoires de cette muqueuse sans infiltration leucocylaire ». Hirtz et Canuyt décrivent des « proliférations polypeuses non décelables cliniquement, »

La bactériologie vient ajouter ses données identifiant les microbes trouvés dans les cavités sinusiennes. Il s’agit d’ailleurs assez souvent d’anaérobies dont Portmann et Pesme montrent la fréquence et l’importance dans la pathogénie du classique « vacuum sinus ».

D’autres pathogénies sont incriminées et l’on recherche une hyperplasie osseuse dont l'existence n’est d’ailleurs que très rarement trouvée.

Quelle que soit d’ailleurs la pathogénie invoquée, il y

LTÉE

eut, vers celte époque, un nombre considérable de publications de guérisons par interventions.

Mais comme dans tous les cas où une méthode est poussée à l'excès, une réaction se fait sentir.

Des objections vont se multiplier contre cette tendance à rapporter les névrites rétro-bulbaires à une étiologie nasale et à faire de la guérison post-opératoire un argument diagnostique.

Chaillous, Kalt, Dreyfus publient des observations de « guérisons spontanées qui auraient pu être mises à tort à l’actif d’une intervention si celle-ci avait été pratiquée ».

D'ailleurs certains insuccès opéraloires (observations de Bourguet, Baldenweck, Weckers), certains accidents (Kleefeld, Davids, Siegrist) montrent que de telles interventions peuvent être inefficaces et ne sont pas toujours sans danger.

Dans sa thèse, Lenoir insiste sur la fréquence de la guérison spontanée des névrites rétro-bulbaires aiguës et va jusqu’à nier lexistence de névrites rétro-bulbaires dues à une sinusite latente.

Morax dit d’ailleurs n’en connaître aucun cas probant.

Une longue période de discussions pathogéniques s’ouvre alors. On insiste à tour de rôle sur d’autres éliologies aux dépens de l’étiologie sinusienne.

Certains auteurs rattachent de nombreux cas à la syphilis, mais il faut surtout reconnaître l’importance de la sclérose en plaques. Weil, en France, insiste sur cette fréquence. Veller montre, non seulement cette fréquence, mais la possibilité de névrite rétro-bulbaire,

signe de début, parfois longtemps isolé de la sclérose en plaques.

Dans certains cas on peut retrouver l'association des deux facteurs, affection sinusienne et sclérose en plaques, et pour Meller, de Vienne, l'affection du sinus créérail une sensibilité particulière du nerf optique. D'ailleurs les travaux de Behr tendent à incriminer l’origine sinusienne de la sclérose en plaques (1926).

En marge de ces discussions, certains auteurs cherchèrent à mettre les choses au point et le rapport de Canuyt, Ramadier et Velter, en 1924, « sur les sinusites

postérieures el leurs cornplicalions oculaires » résume

à peu près tout ce qui s'était fait ou dit sur ce sujet.

-Plus récemment Canuyt et Térracol (1925) mettent au point « l'anatomie, l'exploration et la chirurgie du sinus sphénoïdal ».

En 1926, Colrat résume la question des névrites optiques cons’culives aux sinusiles péri-orbitaires, et en 1929- Redslob résume Pélat actuel de la question.

Tout récemment, Santori (Bolletino d’oculistica 1930) publie une élüde complète de la question des névrites rétro-bulbaires avec de nombreuses observations personnelles. F

D’autres auteurs étrengers ont aussi repris la question, |

Rappelons à ce sujet les noms de Caccialupi (Italie), Car (Russie), Ellet, Fenton (Angleterre), Esch, Glasscheib (Allemagne), Grosz, Paunz (Hongrie), Marboix (Belgique), Kleyn (Suède).

D'autres auteurs s’occupent particulièrement des phé-

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