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C’est de cette époque que datent les premières « études radiographiques des sinus de la face »..
Plus récents sont les travaux de Magitot, Gruenwald, Philinpson, Della Vedova, Caldera, Sluder.
Enfin après 1920, les travaux de Syme, de Ramadier, de Gavin Young, de Canuyt et Terracol, résument com-
plètement les travaux anatomiques antérieurs et leurs
propres recherches.
Tous ces travaux, faits pour la plupart par des rhino- ‘logistes, montrent la possibilité de propagation des infections rhino-sinusiennes vers le contenu orbitaire.
Parallèlement à ces recherches anatomiques, les recherches histologiques et anatomo-pathologiques, quoique moins nombreuses s’attachent à l’étude des lésions sinusiennes et de la muqueuse de ces cavités. Nous
“rappellerons Ics travaux de Weichselbaum, Schiefferdecker, Remy, Neumayer, Ranvier avant 1900.
Après celle date, ceux de Oppikofer, Goeljes, ainsi que les études bactériologiques de Logam Tumer et Lewis (1910), de Klejn et Watson. Williams.
Comme on le voit, l'étude anatomo-pathologique a été peu développée et cela se comprend, étant donné la bénignité de l’affection. Ce n’est que très exceptionnellement que l’on a pu pratiquer des examens complets et c’est d’ailleurs cette lacune qui explique les divergences que l’on lrouve au point de vue pathogénique.
Cependant malgré Ia facilité de la propagation de Pinfection des cavités voisines du nerf optique, celle-ci reste relativement peu fréquente et Moreau, en 1905, dans sa thèse, insiste sur la rarelé des névrites rétro-
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bulbaires au cours de la sinusite sphénoïdale suppurée.
L’éliologie sinusienne garde cependant toujours son importance et les observations se succèdent. Schmicgelow et Citelli présentent des cas intéressants.
. En 1908, au Congrès de Vienne, la question de « névrite optique rétro-bulbaire d’origine sphénoïdale » est ‘rapportée par Kuubt et Onodi.
Une troisième phase de l’historique commence vers cette date avec les discussions qui s'ouvrent au sujet des sinusites dites latentes el de l’action des interventions, pratiquées dans un but thérapeutique.
Des observations de ces sinusites non suppurées ou catarrhales sont publiées.
En 1907, Brawley publie 18 observations de « céphalée et névralgie guéries par le drainage des sinus ».
En 1908, Holder admettait l’origine sinusienne de certaines névrites optiques survenues au cours de scléroses | disséminées.
En 1909, Roilet fait paraître dans l'Encyclopédie française d’ ophtalmologie son article sur les sinusites péri-orbitaires. Il définit les sinusiles sans pus : sinusites latentes, et montre la rareté relative des névriles rétrobulbaires au cours des sinusites sphénoïdales.
A la même date, Dundas Gram relate deux observa-. tions de névrite rétro-bulbaire probablement en rapport avec une sinusite sphénoïdale.
Mais c’est surtout en Amérique, Watson Williams, Wbrigt et Sluder qui publient une série de travaux sur le rôle étiologique des sinusites latentes et insistent sur
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le rôle thérapeutique des interventions endo-nasales.
Encouragés par ces résultats, de nombreux travaux sont entrepris dans tous les pays.
En Belgique, Cheval, Coppez el Brandès.
En Allemagne, Cords.
En Autriche, Meller.
En Hollande, Van der Hoeve, cherchent à mettre en. pratique ces idées.
En France, ce sont surtout les articles de Duverger, Dutheillet de Lamothe, les travaux de Canuyt et de ses Elèves {à Strasbourg) qui donnent naissance à de nombreuses publications.
On est alors en plein stade interventionnisle.
Les succès obtenus par les auteurs américains font que de nombreux ophlalmologistes cherchent à obtenir la guérison de névrites rétro-bulbaires par des interventions souvent considérables : évidement {otal des sinus ethmoïdal et sphénoïdal.
Dès 1921, la diffusion de la technique d’abord du sinus sphénoïdal préconisée par Ségura pousse certains opérateurs dans de nouvelles intervertions.
Les bons résultats obtenus semblent affirmer l'origine sinusienne de la névrite rétro-bulbaire et certains auteurs vont jusqu'à faire de la névrile rétro-bulbaire le seul symptôme de sinusite en l’absence de tout symptôme nasal.
A ce moment, Portmann et Pesme attribuent à la névrile optique rétro-bulbaire d’origine sinusienne, l’association afypique d’un scotome central absolu et de papillite.