‹ Névrites Rétro-Bulbaires Et Affections Rhino-SinusiennesChapitre 16 sur 50 · DIMENSIONS · texte numérisé non relu

DIMENSIONS

Nous n’insisterons pas sur les dimensions de la cavité. Nous rappellerons seulement que c'est surtout dans les grands sinus que l’on rencontre le plus d'infections.

Les prolongements sont assez fréquents, essentiellement les prolongements alaire et palatin, plus rarement plérygoïdien antérieur et basilaire.

Quant à la cloison médiane; mince lamelle osseuse comparable à celle séparant les deux sinus frontaux, elle est médiane en avant, prolongeant la cloison nasale, mais se dévie fréquemment en arrière; un sinus pouvant se développer d’une façon exagérée aux dépens de l’autre. Il faut donc pratiquer régulièrement un examen radiographique avant toute intervention pour éviter de

léser le sinus sain.

Cellules othmoïdales postérieures.

Ce sont des cellules dont les orifices s'ouvrent audessus du cornet moyen, Il est impossible de schématiser leur position. Pratiquement au nombre de 3 ou 4, leur dimension est inversement proportionnelle à leur nombre.

Généralement infundibulaires, elles sont soit indépendantes, soit communiquant par un canal commun ou

ad

par déhiscence de leurs parois. On en distingue un groupe constant qui s'ouvre dans le méat supérieur et un groupe inconstant accessoire s’ouvrant dans le 4° méat de Santorini.

Leur base occupe la moitié supérieure de la paroi interne de l'orbite.

L’ethmoïde postérieur est accolé au devant de Ja région externe de la paroi antérieure de l’antre sphénoïdal. Nous avons vu que l’union de ces deux systèmes constitue le recessus ethmoïdo-sphénoïdal.

Généralement les cellules restent indépendantes de Pantre; parfois une communication est établie entre ces deux systèmes. En tout cas, lorsqu'il existe une cloison, celle-ci est d’une extrême minceur.

Assez souvent la cellule ‘ethmoïdale postérieure tend à envahir l’antre (Onodi et Douglas) se superposant à lui, formant ainsi un étage supérieur ; cette cellule peut envahir plus ou moins les petites ailes.

Les recherches d’Onodi ont montré que la paroi externe du canal optique présentait une épaisseur variable lorsqu'elle était en rapport avec le sinus sphénoïdal, alors qu’elle ne dépasse pas l'épaisseur d'une feuille de papier, lorsque la cellule ethmoïdale postérieure est interposée.

Canal optique

En s’insérant sur le corps du sphénoïde, les deux racines des petites ailes délimitent le canal optique qui livre passage au nerf optique et aux formations anato-

AO

miques l’accompagnant (artère ophtalmique, gaines du nerf).

I ne s’agit pas d’un simple trou mais d’une véritable région anatomique.

Le canal optique présente en effet deux orifices (l’un cranien, l’autre orbitaire), unis par un canal osseux. À la naissance, le canal n'existe pas, il s’agit d’un simple orifice ; c’est donc au cours du développement que le canal se constitue.

A l’âge adulie, ses dimensions sont variables, de 6 à 11 mm. de longueur (moyenne 9 mm.) de 4 mm, de de diamètre, D’arrière en avant, la largeur diminue et la hauteur augmenie, formant un véritable entonnoir dirigé obliquement en avant et en dehors prolongeant la cavité de l'orbite.

Au niveau de l’orifice cranien, sensiblement circulaire la face supérieure des petites ailes forme une sorte d’auvent souvent prolongée par une expansion duremérienne (Lente du trou optique).

L’orifice orbilaire ovale à grand axe un peu oblique en arrière el en dehors, est situé en dedans et en haut de la cavilé orbitaire. É

La paroi supérieure est mince, plane, formée par la tente fibreuse et le bord supérieur des petites ailes.

La paroi inféro-externe est constituée pâr un arc mince unjissant la petite aile au corps du sphénoïde séparant le canal optique de la fente sphénoïdale. -

L'intérêt de l’anatomie du canal optique réside dans sa paroi interne qui répond au corps du sphénoïde, à l’antre sphénoïdal et dans certains cas au labyrinthe

aus dr

ethmoïdal postérieur, Cette paroi formeun mur mitoyen entre le sinus et le canal optique d'où son intérêt pathologique.

Le canal livre passage au nerf optique avec ses gaines et à l’artère ophtalmique.

Le nerf cptique.

Détaché du chiasma, le nerf optique gagne lorifice cranien du canal el pénètre dans l’orbite. Sa direction est la même que celle du canal, D'abord aplati, de haut en bas, le nerftend à devenir cylindrique, son diamètre est voisin de 3 mm. (Il y a donc peu de différence entre ce diamètre et celui du canal, d'autant plus que le nerf est accompagné par ses gaines qui établissent un contact plus étroit).

Gaines du nerf optique.

Le nerf optique, prolongement de-l’encéphale, est en effet entcuré par trois gaines identiques à celles qui protègent le cerveau.

La gaine externe durable forme la tente du trou optique, elle se confond ensuite avec le périoste du canal auquel elle adhère. Elle est reliée au tronc nerveux surtout au niveau de l’orifice cranien ; elle se dédouble au niveau de lorifice orbitaire suivant un mode différent selon les auteurs (Meyer, Magitot).

La gaine moyenne, arachnoïdienne, avèc ses deux feuillets, viscéral et pariétal, pénètre dans le canal et va

jusqu’au globe.

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