II. — Compressions
A côté des pathogénies précédentes, on a incriminé la compression directe du nerf, admettant que celle-ci déterminerait d’abord des altérations des fibres les plus fragites ; celles du faisceau maculaire en particulier.
= 128 — Soit :
Que cette compression soit d’origine vasculaire par stase veineuse ; Sr Soit :
Par compression osseuse : refoulement de la paroi du canal par dilatation de la cavité antrale ou hyperplasie osseuse.
Mais ces hypothèses sont difficiles à admettre.
Dans le cas de compression vasculaire veineuse, on observe généralement des modifications des vaisseaux rétiniens, ce qui ne se voit pas dans la névrite rétro-bulbaire.
Quant à la compression osseuse, il est rare qu’elle donne lieu à une névrite rétro-bulbaire. Lors de dilatation de la cavité sphénoïdale (par mucocèle en par- -ticulier) on observe assez souvent une atrophie optique du type primitif pouvant coexister avec une exophtalmie. |
Sluder et Wright ont insisté, d’autre part, sur le rôle de la compression provoquée par la sinusite hyperpla sique, mais la névrite rétro-bulbaire ne correspond pas à un simple écrasement du tronc, d’ailleurs les lésions d’'hyperplasie sont très rarement observées.
L'évolution souvent rapide des accidents, leur guérison parfois subite cadrent mal avec une compression canaliculaire ; d’ailleurs les cas de compression étudiés et vérifiés (en particulier ostéo-périostite syphilitique) donnent des névrites optiques avec stase et non des