CONCLUSIONS
D’après les travaux de ces dernières années, on peut établir l'existence du syndrome « névrite rétro-bulbaire ». Caractérisé par l’apparition rapide de troubles visuels (surtout scotome central), précédé souvent de douleurs ; il ne s’accompagne, du moins au début, d'aucun symptôme ophtalmoscopique ; il évolue le plus souvent vers la guérison plus rarement vers l’atrophie.
— Après bien des discussions ‘et dés affirmations sans doute trop absolues, soit dans un sens, soit dans l’autre, il semble qu’on puisse aujourd’hui rapporter la névrite rétro-bulbaire à des causes multiples parmi lesquelles nous retenons surtout, dans cette étude, les infections rhino-sinusiennes.
— Ce sont les examens sérologiques, l'étude complète du malade, au point de vue neurologique et des antécédents, qui permettront d’éliminer parmi les causes la syphilis et la slérose en plaques.
Encore faut-il faire des réserves pour ce dernier diagnostic ; la sclérose en plaques pouvant n'être décelée
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Là « 4 , 4 + # que plusieurs années après la névrite rétro-bulbaire qui en aura été l’unique symptôme de début.
— Les principales des autres causes sont à rechercher au niveau des cavités de la face : bouche, nez, sinus.
L'étude de l’anatomie nous montre les rapports étroits des sinus postérieurs avec le canal optique. On comprend donc que leur infection puisse avoir un retentissement sur le faisceau maculaire.
— L'analomie pathologique montre d’ailleurs que la suppuration n’est pas un facteur indispensable, au contraire, et que ce sont surtout les sinusites catarrhales et byperplasiques qui sont susceptibles de provoquer des névrites rétro-bulbaires.
— A côlé de l'infection se propageant de proche en proche, d’autres hypothèses ont été soutenues pour expliquer les accidents :
1° Compression osseuse d’origine inflammatoire ;
2° Altérations vasculaires.
— Des études récentes ont montré la place qu’il fallait faire aux phénomènes réflexes dont les faits cliniques et expérimentaux semblent prouver lexistence : guérison très rapide par intervention endo-nasale, effet de la cocaïno-adrénalisation, etc.
— L'étude des variations de la pression rétinienne au cours des rhinopathies pourrait encore apporter d’au- - {tres arguments.
A A D — Cette théorie de l’action réflexe permet de coniprendre la possibilité de névrites rétro- bulbaires à la suite d’affections dentaires, amygdaliennes ou endo-na- Sales, régions en connexions intimes avec le système trigemello-sympathique.
— Lorsque la caused’une névrite rétro-bulbaire n’apparaît pas évidente, il faudra donc explorer soigneusement l’état des fosses nasales, des sinus, de la gorge, et des dents, et faire des radiographies et des explorations
instrumentales susceptibles de déceler des lésions latentes.
— De même le traitement devra de toute urgence être anti-infeclieux (mercure, arsenicaux) et vaso-dilatateur, en altendant que le résultat des examens conduise, si possible, à une thérapeutique agissant directement sur la cause.
Vu, le Doyen, Vu, le Président de la thèse BALTHAZARD TERRIEN.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris
GHARLÉTY,