OBSERVATIONS
Obs. I. — Sinusite frontale probable et névrite rétro-
bulbaire. Guérison. Cozrar, Revue O. N. O., IV,5,
‘ Jeune homme de 23 ans, vu le 20 mars 1925, pour baisse visuelle considérable de l'O. G. datant de quelques jours. Antécédents héréditaires et personnels négatifs. Vers le 10 mars 1925 le maïade a vu débuter un violent rhume de cerveau avec céphalée. [Il s’est aperçu le 13 mars au matin de sa baisse visuelle de l'O. G. L'examen de l'O. D. montre l'intégrité de celui ci. La vision de l'O. G. est de 1/15°. Il existe un vaste scotome central absolu pour toutes couleurs, relatif pour le blanc. Le fond de l'œil gauche ne présente aucune espèce de lésion. Le malade nie la syphilis. L'exa-
men neurologique est négatif. Le sujet mouche du pus en
abondance et uniquement par la narine gauche. Les céphalées sont localisées à la région sous-orbitaire gauche et la pression sur le sinus frontal gauche est nettement douloureuse. :
Le malade qui est de passage à Lyon refuse toute consultation rhinologique. On se contente de le traiter par des inhalations.
Je n’ai pu revoir le sujet mais j'ai su par une lettre de son
médecin que dès le 25 mars 1925, la vision s'était rétablie
progressivement et complètement. Bien qu'il n'y ait pas eü d'examen rhinologique, le rejet unilatéral de pus et la pression douloureuse sont des signes suffisants pour admettre l'existence d'une sinusite frontale, vraisemblablement fronto-ethmoïdale.
Obs II. — Sinusite maxillaire, névrite rétro-bulbaire (scotome central). Ponction du sinus. Guérison. Morax dans Thèse LENOIR.
M. H.., 51 ans, adressé le 16 février 1912 par le Dr Tessier. IlLa été pris le 12 février d’un coryza intense qui lui fait garder le lit. En même temps il remarque un certain degré d’obnubilation visuelle de l'O. D avec gène douloureuse orbitaire. Le trouble visuel augmente les jours suivantis et décide le malade à venir consulter. Bonne santé générale. Pas de syphilis ni de rhumatisme dans ses antécédents.
Les pupilles sont égales et réagissent normalement. 0. G. acuité de 5/7° après correction d'une myopiede 7 D. — 0. D. myope de 7 D. scotome central absolu, champ visuel périphérique normal, l'examen du fond d'œil ne révèle aucune lésion papillaire. Le Dr Georges Laurens, consulté, constate une sinusite maxillaire droite nette avec intégrité des autres sinus. Le 17 février le trouble visuel s’est accusé, il subsiste une légère perception quantitative de l’œil droit.On conseille la ponction du sinus maxillaire qui est faite le jour même, on retire une sérosité louche. Le 19 février, les troubles visuels ont encore augmenté (cécité complète, malade déprimé). Le 20 février, très légère amélioration. Le 21, le champ périphérique est plus étendu, le malade compte les doigts à droite et à gauche du point de fixation. La pupille réagit à la lumière. On constate l'existence d’un scotome central absolu (vision O. G. toujours normale).
L'amélioration progresse ensuite rapidement.Le29 février,
h nÉ RE É Fer Q Fe re £ Er
V. O. D. 8/1%. Petit scotome relatif paracentral.Bon état du sinus maxillaire (Docteur Laurens).
Le 14 mars, l’acuité est de 5/7€ mais il persiste encore une impression légère d'obnubilation.
Obs. III. — Sinusite maxillaire avec polype. Névrite rétro-bulbaire. Amélioration par l'opération. Rechute. For Rosa. Proc. roy. Soc. Med. 23, 56-58 (1929).
Femme de 42 ans, présentant une névrite rétro-bulbaire droite. L'examen du nez est négatif mais les sinus droits étaient voilés. A l'ouverture de la cavité maxillaire droite on a trouvé de la mucosité et un petit polype.
Après amélioration passagère de la vue survient une rechute. L'auteur fait remarquer que si l’on soupçonne Une sclérose en plaques à son début, on devra poursuivre les
. affections latentes du sinus (l’auteur partant du point de vue
de James Dawsons, dit que la sclérose en plaques est une maladie infectieuse qui pourrait avoir son origine dans ces affections cachées des sinus). k
Obs. IV. — Polype du sinus sphénoïdal (latent).Névrite rétro-bulbaire aiguë. Opération. Guérison. VeLrer et Liésaurr.(Observation publiée, complétée par M. le professeur Velter). Résumé.
Mme Pr... Névrite rétro-bulbaire aiguë de F0. D, constatée le 12 décembre 1923. (Début fin 1921 : Poussées successives). Opérée le 20 décembre (Docteur Liébault}. Polype du sinus sphénoïdal. Le 26 décembre, acuité 6/10° Amélioration progressive puis guérison complète.
Revu depuis 1923 presque ehaque année.
Etat local excellent, Acuité visuelle 1. Champ visuel normal. La papille de l'O. D. est un peu plus pâle que celle de
V0. G. Il n’y a jamais eu de récidive.
res
État général excellent. Rien ne peut faire peñser ni à la syphilis ni à la sclérose en plaques.
Obs. V. (/nédite). — Amygdalitesuivie de poussée sinusienne. Névrite rétro-bulbaire aiguë évoluant vers la névrite avec papillite. Traitement local. Guérison progressive. Observation NN QUES par M. le professeur VELTER.
Mme J. Ch..., 50 ans. Névrite rétro-bulbaire aiguë O. G. ayant débuté brusquement le 23 décembre 1930 avec large scotome central.
Rapidement aspect de névrite optique aiguë avec œdéme papillo-rétinien. Vision : perception lumineuse.
Examen général négatif, urines normales, B.-W. négatif.
Le trouble est apparu au décours d'une amygdalite aiguë avec adénopathie à la suite de laquelle se produisit une poussée catarrhale du côté des muqueuses nasales et sinusiennes. Le sinus sphénoïdal en particulier est nettement voilé à la radiographie.
Traitement local : Désinfection des fosses nasales, et après cocaïne-adrénaline : Nettoyage des sinus FpRRoItetE (Docteur Bernard).
Guérison progressive bien que lente.
Juin 1931, V.0. G. 6/10€, le scotome a disparu.
Il persiste une dyschromatopsie légère. La papille un peu décolorée est bien nette.
Obs. VI. — Sinusite sphénoïdale. Névrite rétro-bulbaire unilatérale. Guérison par ablation du cornet moyen et ouverture ultérieure de la cavité sphénoïdale (FERRARI, ALDo, Arch. Oftalm. 37, 358-371 (1930).
Femme de 3% ans. En 1918, grippe. Depuis 13 ans, maux
de tête se répétant souvent et assez persistants dans la région
temporale droite avec irradiations à la nuque et au front. Depuis 7 à8 mois diminution progressive de la vue de l’O.D.
Examen général, à part une atteinte légère du sommet des poumons, rien au point de vue pathologique. B.-W. négatif. Examen neurologique négatif. Les examens pharmaco- dynamiques montrent un état légèrement vagotonique.
Etat des yeux : O0. G. normal.
0. D. aspect extérieur normal. Vision 2/50. Scotome relatif central de 17 degrés du côté nasal pour le blanc et scotome absolu pour le rouge. Léger rétrécissement concentrique des limites du champ visuel ÉtÉS one ent de la tache aveugle.
Ophtalmoscopiquement, limites de la papille un peu noyées, artères légèrement rétrécies, veines légèrement refoulées. |
A l’examen rhinologique, à part une légère déviation de la cloison vers la droite, rien au point de vue pathologique.
Les iradiographies montrent une ombre diffuse des cavités sphénoïdes surtout de la droite.
Traitement. Après ablation du cornet moyen et curettage des granulations emplissantles cellules ethmoïdales,on ouvre la cavité sphénoïde dans laquelle on ne trouve pas de pus mais des granulations.
Trois jours après l'intervention, V. O. D. 1/3+. Les maux detète ont disparu. Sept mois plus tard, même état.
Obs. VII. — Sinusite ethmoïdo-sphénoïdale latente. Névrite optique rétro-bulbaire bilatérale grave. Curetage ethmoïdal et sphénoïdal. Guérison complète. Canuyr. Aevue O. N. O.I., 2 p. 101 (Obs. résumée). Après une affection grippale prolongée, 15 jours après
l'amélioration des symptômes, la malade est prise brusque-
Dumonr : 10
ment d’une recrudescence des maux de tête et d’une baïssé rapide de la vision de ses deux yeux (au début, diplopie puis amblyopie presque complète).
Examen ophtalmologique : strabisme convergent, alternant, pupilles inégales (gauche en mydriase}, réagissant peu à la lumière et à la vision de près. Pas de troubles oculo-moteurs. Fond et milieux des yeux normaux. Pas de modifications de la papille. Scotome central relatif de ee gauche.
La radiographie ne donne aucune indication particulière.
B. W. négatif.
A l'examen oto-rhino-laryngologique ; fosses nasales normales (léger état leucorrhéique des muqueuses).
La transillumination montre des sinus frontaux clairs et des sinus maxillaires à peine voilés (ponction et lavage des sinus maxillaires ne montrent pas de pus).
Un examen neurologique général, pratiqué, ne montre rien de particulier. Ponction lombaire : Le liquide céphalorachidien était normal.
Ces examens ont nécessité une période d'attente d'environ six jours.
A ce moment, l’état de l’acuité visuelle était passé de 5/10° à 1/60. Le fond de l'œil était toujours normal.
Le PT Duverger conelut à une affection ethmoïdale.
L'opération fut pratiquée (D' Welter). Après anesthésie locale (cocaine-adrénaline) le curettage et l’évidement des cellules ethmoïdales antérieures et postérieures furent pratiqués des deux côtés.
On ne trouve rien, ni collection purulente, ni empyème clos, ni dégénérescence polypoïde de la muqueuse. L’exploration du sinus sphénoïdal fut également négative.
Le soir même amélioration de la vue qui, au 4e jour, après l'intervention était redevenue normale.
Depuis lors, cet état ophtalmologique normal persiste, les maux de tête ont cédé lentement, l’état général est excellent,
me 147
Obs. VIII. — Sinusite sphénoïdale latente. Névrite rétro-bulbaire. Trépanation du sinus sphénoïdal. Guérison. Vazupe et CHANTIER. Soc. d’'Opht., Paris, 6 juin
Femme de 26 ans, souffrant depuis deux ans environ de fatigues visuelles et de céphalées occipitaleset périorbitaires. Sur cet état se greffe, il y a quatre mois (8 janvier 1923), une névrite rétro-bulbaire gauche. V. O0. G.: perception lumineuse ; légère hyperémie papillaire, impossibilité de préciser le champ visuel. Examen humoral, examen neurologique, examens rhinologique et radiographique : absolument négatifs. Deux séries d'injections intra-veineuses de cyanure Hg (14 puis 12 injections) : résultat nul. Quinze jours avant l'opération, même état (céphalée, V. 0. G. : les doigts à 0,25, hyperémie papillaire sans atrophie). Trépanation du sphénoïde par voie endoseptale (Ségura) 8 mai 1910 ; la muqueuse, du côté malade, offre un aspect opalescent et semble légèrement dégénérée. Le surlendemain (10 mai), céphalées ont disparu. V. 0. G. : les doigts à 2 m. Le septième jour, V. O0. G. à 5 m. Le dix-septième jour, V. O0. G. — 0,7 ; papille normale, céphalées n’ont pas reparu.
Obs. IX. — Sinusite sphénoïdale latente probable. Nérite rétro-bulbaire bilatérale. Trépanation des sinus. Guérison. SIUTTLRHEIM, N. AÀ,, J. Méd. assoc. S. A frica, 2, 464 (1928).
Malade âgé de 19 ans, a observé une diminution brusque de l’activité visuelle d’abord de l'O. G., puis du D. Au premier examen ; vue à droite 6/18 ; à gauche mouvements de la main devant l'œil. Les deux fonds d'yeux sont normaux. A la radio, ombre légère de l’antre gauche. Un lavage des
antres droit et gauche ne donne aucun résultat. Partant du diagnostic de N. R., on décide l'intervention, en dépit de l'absence de symptômes de cette affection. On ouvre ies deux cavités sphénoïdes. On ne trouve aucune lésion à l’opération, ©? jours plus tard, amélioration de la vue. Un examen ultérieur, pratiqué 9 mois après, montre une acuité visuelle normale des deux côtés.
Obs. X. — Hypertrophie du cornet moyen. Sinusite probable. N. R. B. avec coryza spasmodique. Guérison des troubles optiques par résection de la partie postérieure du cornet moyen. ROLLET, SARGNON, CoL- RAT, Soc. des Sc. med. de Lyon, mars 1925.
Hs’agit d'un homme de 34 ans qui est venu à la consultation de la Clinique ophtalmologique de l'Hôtel-Dieu le 20 mars 1925 pour troubles oculaires vagues, portant, disaitil, tantôt sur l'O. D., tantôt sur l'O: G., et datant de 15 jours environ. L'examen oculaire ne montra aucune modification du fond d'œil. La vision de l'œil gauche est à peu près normale et égale à 1/2. L'acuité visuelle de l'œil droit ne dépasse pas 1/4. L'examen de la vision centrale des couleurs révèle une perception absolument normale du côté gauche. Du côté droit, par contre, il existe une dyschromatopsie centrale très nette pour toutes les couleurs.
En interrogeant le malade, on apprend que presque tous les matins il présente des crises d'éternuement suivies d'hydrorrhée, surtout par la narine droite. Examen neurologique négatif. :
Le 6 avril 1925, examen rhinoscopique (Dr Sargnon) ; grosse déviation de la cloison nasale du côté droit ; gros cornet moyen droit, en partie congestif. Pas de gros cornet moyen gauche, pas de pus apparent.
Le 7 avril 1925, intervention endo-nasale par le docteur
Sargnon. Ablation du tiers postérieur du cornet moyen droit qui, après rétraction intense à la cocaïne-adrénaline, est encore assez gros. Il faut noter qu'avant l'intervention on a aperçu une souttelette de muco-pus au niveau du Cornet moyen. Le malade n’a eu ni hémorragie, ni tamponnement. À la suite de l'intervention, douleurs semblables à celles d’une extraction dentaire.
Le lendemain, 8 avril, l'acuité visuelle reste sans modification : 0. D. —1/4 ; O. G. — 1/2; mais le scotome central pour les couleurs est très atténué ; le vert et le rouge commencent à être perçus ; le bleu et le violet donnent lieu à des erreurs. ;
Le surlendemain de l'intervention, 9 avril, les troubles ont entièrement disparu ; il n'existe plus aucune dyschro-
matopsie én vision centrale et l’acuité visuelle de 10. D.a passé de 1/4 à 2/3. Le malade a été revu le 20 mai 1925, la guérison se maintenait totale.
Obs. XI. — Sinusite suppurée probable. N.-R. B. bilatérale (syphilis ancienne). Améliorée par le drainage du sinus. Tension artérielle rétinienne mesurée. CoL- RAT, SARGNON, Rozzer. Rapportée dans A. 0. N. 0., IV, 6, p. 427.
Homme de 40 ans. Syphilis en 1912, traitée insuffisamment par quelques injections de novarsénobenzol. Début progressif des troubles visuels en mars 1924 ; traité par des frictions mercurielles puis par des injections de cyanure de mercure (40 injections) sans succès.
Entré le 7 décembre 1925 à l'Hôtel-Dieu : Y- 0, D.= 41/50: : 0. G. V. — 1/30 ; intégrité absolue du fond d’ œil ; les vaisseaux ne sont pas rétrécis ; sCOtome central pour toutes les couleurs s'étendant à peu près concentriquement à 30° à droite, à 25° à gauche. Examen neurologique négatif : Wassermann très positif.
Le malade déclare que depuis l'âge de 14 ans, il mouche du pus surtout à droite. L'examen rhinoscopique montre du muco-pus très abondant dans les régions postéro-supérieures des fosses nasales surtout à droite (D' Sargnon).
La tension de l'artère centrale est, du côté droit, de 60 mm. Hg. pour la minima et de 130 mm. Hg. pour la maxima. La tension de l’humérale.est (au Gallavardin) de 14/9.
Le 11 décembre 1925, le docteur Sargnon pratique l'ablation de la moitié postérieure des deux cornets moyens qui sont très volumineux et polypoidaux. Pus abondant des denx côtés.
Immédiatement après l'intervention, la tension de l'artère centrale a légèrement baissé ; 50 pour la diastolique, 110 pour la systolique et le lendemain de l'intervention la: vision est un peu meilleure V. 0. D. — SONO GE— 1/20.
Le 15 décembre, la tension est la même, l'acuité s'est encore relevée ; V. 0. D. — 1/20 ; V. O0. G. —1/i0.
Le docteur Sargnon procède les 17, 23 et 29 décembre 1925 au nettoyage de la région sphénoïdale et au cathétérisme de l'ostium sphénoïdal du côté droit (sinusite suppurée certaine). :
A la suite de ces diverses interventions, la tension artérielle est restée de 50 mm. pour la diastolique et de 100 pour la systolique, mais l’acuité visuelle est remontée à 1/8 de chaque côté, le 42 janvier 1926. On a commencé seulement alors le traitement spécifique, qui, à la date du 25 janvier 1926, n'avait pas donné d'amélioration consécutive.
Obs. XIT. — Migraine intense et névrite rétro-bulbaire. Amélioration spontanée, Guérison. PAcozpy Karl, IV, in Z{bl. f. d. ges. ophtalm., 22-1930, p. 93.
Femme de 46 ans,souffrant de migraines. Le début remonte alors que la malade avait 16 ans ; les premiers temps les
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crises ne survenant qu'une à deux fois par mois, se rappro- -
- chant ultérieurement ; actuellement migraines persistantes. Surtout migraine gauche ; la migraine droite est de plus : courte durée et plus bénigne ; parfois maux de tête bilatéraux. Ces accès sont presque toujours précédés de points noirs volants, mais jamais de scotomes scintillants. Depuis quelque temps, la malade ressent au cours de sa migraine une douleur assez intense du globe oculaire, a mal à la nuque et vomit. Depuis un an, aggravation progressive de cel état. Après maux de tête intenses la malade ressent, en moyenne, une fois par semaine, dans la moitié gauche du corps, une impression de faiblesse qui lui entrave considérablement les mouvements du bras gauche et qui lui donne une démarche hésitante. Cet état persiste de quelques heures à quelques jours (2-3 jours). L’acuité visuelle de l'œil gauche diminue progressivement 0,5/20 ; décoloration minime de la papille gauche, scotome central pour le blanc et les couleurs. W. négatif. Nez et sinus normaux, rien de particulier au crâne. Amélioration considérable de l’état général et de l’état de l'œil. Au cours des semaines suivantes, l'élat redevient normal. D'après l’auteur, on doit attribuer cette névrite rétro-bulbaire à un trouble vaso-moteur émanant du nerf optique, probablement un spasme vasculaire permanent. (Ou s'agit-il d’un début de sclérose en plaques).
Obs. XIII. — N. R. B. aiguë. Guérison spontanée. M. G. Drevrus. À. O. N. O., H-I-1924.
Une femme de 36 ans, mère de deux enfants, sans antécédents syphilitiques, est subitement atteinte de forte céphalée, accompagnée de soif intense. La température n'a pas été mesurée. Au bout de quelques jours elle a remarqué que sa vue baissait de plus en plus du côté gauche. Comme elle était devenue presque aveugle, elle consulta un oculiste qui constata que le fond de l'œil était normal. La vision était de 2/59°,
le champ visuel temporal complètement aboli. Il diagnostiqua une névrite rétro-bulbaire aiguë et m'envoya la malade pour l'examen neurologique.
Quand je la vis pour la première fois le 12 juin, il n’existaitaucun symptôme neurologique. Il n'y avait rien qui aurait pu venir à l'appui du diagnostic de sclérose en plaques au début. | ;
L'examen par le rhinologiste ne‘donna aucune trace de sinusite. L’exploration radiologique des sinus était négative. |
Malgré cette absence de tout signe de sinusite et sous l'impression récente des communications faites ici même, une opération des sinus fut projetée, mais pour des raisons non médicales elle dut être retardée de deux jours. Entre temps la. vision s'est sensiblement améliorée. Elle est de 5/6 le 21 juin et de 1 le premier juillet. La guérison se maintient depuis. J'ai revu la malade à plusieurs reprises et aujourd’hui encore elle ne présente aucun signe ni de sinusite ni de sclérose en plaques. | <
Il s’agit done bien de guérison spontanée comme on en observe fréquemment et ce cas prouve une fois de plus que dans un grand nombre de cas le pronostic immédiat de la névrile rétro-bulbaire aiguë est favorable, avec ou sans traitement.
Obs. XIV. — Spasmes artériels. Spasme d’une artère rélinienne dans un cas, névrite rétro-bulbaire dans autre, traités par l’acétylcholine. Guérison. Espicpo-
*. RA-LuQuE C. Revue Med., Chile, 57-760-764 (1929). 1° Femme de 28 ans, avec hypertension, qui a eu 10 ans auparavant une néphrite aiguë à la suite d'une scarlatine,
souffre à l’œil droit d’une obstruction vasculaire d une artère paramaculaire, Vue — 5/50°, les lunettes n’apportent pas
d'amélioration. En haut et en dehors, scotome absolu, paracentral. Sur la rétine, tache laiteuse siégeant à côté de la macula avec ischémie partielle. Pression sanguine élevée. Par 3 injections d'acétylcholine, respectivement de 0,10 g., et une au jour suivant, amélioration de la vue : avec + 3,5 dptr. = 5/10, scotome seulement pour. le vert, abaissement de la pression sanguine — après 0,60 g., disparition complète des symptômes oculaires.
20 Homme de 35 ans, qui a souftert à 5 reprises différentes de névrite rétro-bulbaire droite d'une durée moyenne de deux mois, soufre à présent à gauche. L'amblyopie qui a évolué presque chaque fois vers une amaurose, s’est améliorée immédiatement-sous l'influence du produit ; avec 0,30 gr. en 6 jours, acuité visuelle normale.
Obs. XV. — Amygdalile et névrite oplique. Amygdalectomie, Guérison. L. W. Brapsaow. British. Méd., Journal (31 mai 1929).
Jeune femme de 21 ans ayant perdu subitement la vue de l'œil gauche. L'ophtalmoscope montre qu'il s'agit d'une névrite optique.
L'examen du système nerveux et des sinus ne révèle rien d'anormal.
Cinq sèmaines après le début des accidents, les mouvements de l'œil gauche deviennent äouloureux ; on administre du salicylate de soude Deux jours après : amygdalite aiguë suivie à quelques jours d'intervalle, de localisation douloureuse au cou-de-pied gauche; sous l'influence du traitement salicylé, tous les troubles finissent par dispa raître. La malade récupère complètement la vision de l'œil gauche.
Obs. XVI. — Végétalions adénoïdes et névrite rélrobulbaire probable, Opération, Guérison rapide. BiGo
PRES de
(Saïgon), rapportée dans Rapport sur les sinusites post. et compl. oculaires (C. R. VELTER) p. 128.
Simone P..., 20 ans, Chétive, sujette à de fréquentes angines, a été examinée à de nombreuses reprises par plusieurs médecins. En mars 1923, cette enfant fait une amygdalite aiguë à grand fracas avec association fuso-spirillaire très virulente. Après une semaine inquiétante, la malade guérit. Elle reste très enchifrenée et parle difficilement.
Un examen attentif montre que la paroi postérieure du pharynx est seule en cause : Les fosses nasales sont libres en avant, le voile est bien mobile, mais le cavum est encombré.
Or, le 19 avril, son père la présente en consultation pour une baisse subite grave de l’acuilé visuelle. En deux jours. cette enfant qui voyait normalement ne peut lire ni enfiler son aiguille ? Aucun verre n’améliore sa vision qui, à ce moment, est à peine de 1/20. A l'ophtalmoscopie, signes légers de neuro-rétinite peu marqués, contrastant avec l'intensité des troubles fonctionnels.
Impressionné par les observations de Canuyt, nous décidons d'intervenir d'urgence sur le cavum. La vision a encore baissé et est presque nulle le jour où nous faisons l'ablation de végétations du volume d’une noix.
Dès le lendemain, la vision était meilleure et en ee de jours redevenait normale.
Obs. XVII. — Amygdales et végétations adénoïdes. Névrite optique. Adéno-amygdalectomie, Guérison. L. E, Waure.Annals of olology., t. XXX VII, n° r (1928).
Fillette de 9 ans ayant subi un refroidissement quelques semaines auparavant, présente le 31 mars 1921 des troubles oculaires rapportés à une névrile optique bilatérale. Adénoamygdalectomie. 10 jours après, la vision est redevenue normale,
Obs. XVIII. — Eliologies complexes-rhinosinusienne et dentaire. N. R. B. Opérations sur les différents foyers. Guérison L. E. Ware. Annals of. otology, t. XXX VITE, n° 1, 1928.
Sujet de 29 ans, atteint de N. R. B. depuis 4 jours Obs. truction nasale droite par déviation du septum et hypertrophie du cornet moyen. Amygdales suspectes.Dents normalessinus maxillaire droit voilé. Carie de la première molaire supérieure droite. :
Opération : Ouverture du sinus maxillaire droit, résection du cornet moyen droit, amygdalectomie, extraction de Ja dent malade.
Guérison complète et définitive à la suite de la suppression des divers foyers.
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