‹ Névrites Rétro-Bulbaires Et Affections Rhino-SinusiennesChapitre 7 sur 50 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Sous le nom de névrite rétro-bulbaire, de Graefe désignait les lésions primitives haut placées du nerf optique ; il les comparait aux paralysies périphériques.

Mais à ceile époque, la confusion régnait en ce qui concernaitileur nature et l’on groupait sous ce nom toutes les ‘affections amaurotiques et amblyopiques où les symptômes objectifs étaient peu nombreux.

Ce n’est que peu à peu que l’on put isoler cette forme. de névrite des amblyopies « sine materia » dont le cadre se restreint au fur et à mesure de nos connaissances. C'est en cela que la découverte et l’emploi de l’ophtalmoscope marque une étape importante dans Phistoire de la maladie.

De Graefe tenta d‘expliquer parune localisation rétrobulbaire un trouble attribué jusque-là à une ischémie rétinienne : mais il s’agissait d’une hypothèse. Comme nous le verrons, la pathogénie de la névrite rétro-bulbaire repose encore dans bien des cas sur des hypothèses. Si l’on a repris dernièrement la pathogénie vasculaire en attribuant la névrite à un spasme, les théories infectieuses ou même toxiques restent toujours à l’honneur.

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C’est de Wecker qui publie le premier examen de névrite rétro-bulbaire contrôlée anatomiquement. Il constate que la névrite rétro-bulbaire est caractérisée par une lésion du faisceau maculaire et c’est en effet cette atteinte presqu'élective qui explique le symptôme clinique le plus fréquent de cette névrite : le scotome central. | 3

Vers cette époque, de nombreuses observations d’ophalmologistes allemands mettent en évidence l’existence de névriles aiguës attribuées soit au refroidissement, soit au rhumatisme.

Mais l’historique de la question nous ramène encore plus en arrière.

En effet, Baratoux rapporte dans une monographie « sur les troubles oculaires dans les sinusites » qu’au -xr siècle un auteur persan Ali Ibn Isa signala : « l’engor-. gement, la compression, le gonflement inflammatoire du nerf optique à la suite d’un catarrhe se déversant dans le nez». 6

Au xviu siècle, un certain nombre de publications montrent que quelques auteurs ont entrevu les rapports entre les affections naso-sinusiennes et les affections oculaires (Richter-Hunter). L'observation de Weige (1785) semble être la première lobservation indiscutable de névrite oplique au cours d’une sinusite suppurée ; il s'agissait d’un «écoulement purulent nasal avec exophtalmie et amaurose ».

Mais c'est au xix° siècle que les cas précis sont rapportés : |

Le cas relaté par Lévêque La Source en 1810 semble

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représenter la première observation indiscutable de né- vrile oplique secondaire à une sinusile sphénoïdale latente : « amaurose uni ou bilatérale avec découverte’ d’une sinusite sphénoïdale suppurée à l’autopsie ». Langenbeck, en 1818, et Pasquier, en 1853, signalent des cas d’amaurose à la suite de sinusites péri-orbitaires. |

Maisonneuve en 1853 et Mott, en 1854, obtiennent les premiers des résultats thérapeutiques par une interven- Lion directe : « en enlevant des ostéomes du sinus ethmofïdal. ils rendent la vue à leurs malades ».

Hyrti, en 1860, déclare le sinus sphénoïdal inaccessible chirurgicalement,. -

-Horner, en 1863, publie une observation de névrite unilatérale consécutive à une sinusile sphénoïdale suppurée.

Les cas de Berger, 1872 et Roussel, 1878, sont idenliques.

Panas, en 1885, signale une atrophie papillaire par sinusite frontale.

Berget et Tymman, en 1886, montrent des allérations du nerf optique par tumeur du sinus sphénoïdal, A la même époque, de Perlia cite une observation de névrile optique par sinusite.

Schnabel, en 1888, cite uneobservalion d’amaurose au cours d’une sinusite maxillaire.

Trousseau, en 1889, tente de donner une interprélation des !roubles visuels observés qui seraient dus, se- Jon lui, à un réflexe d'origine nasale qui guérirail par ouverture du sinus maxillaire. |

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