DES NERFS LOMBAIRES
(Nervi lumbales.) (PLancue LIV )
Préparation. — Ouvrez l'abdomen par une incision cruciale, renversez le paquet intestinal sur le côté opposé à la préparation, ou enlevez-le complétement. Décollez le péritoine avec les doigts, débarrassez les muscles psoas iliaque et carré des lombes du tissu cellulaire et graisseux qui les recouvre ; conservez le psoas d’un côté, afin de bien voir de quelle manière les nerfs le traversent ; incisez le côté opposé avec précaution, et couche par couche, pour trouver dans son épaisseur le plexus lombaire et ses anastomoses avec les ganglions lombaires du grand sympathique.
Les branches abdomino-scrotales doivent être suivies soigneusement, en séparant avec précaution le transverse du pelit oblique, et celui-ci du grand oblique. Le rameau scrotal, étant appliqué au cordon des vaisseaux sperma-
tiques chez l’homme, et au ligament rond chez la femme, passe avec ces organes à travers l’orifice cutané du canal inguinal, et les accompagne jusqu’à leur destination. Quant aux branches cutanée, externe et génito-crurale, on n’a qu'à les suivre de leur origine vers leur terminaison, en prenant toutefois quelques précautions, au moment où elles s'engagent derrière l’arcade fémorale et traversent les anneaux inguinal et crural.
Ces nerfs, au nombre de cinq, qu'on distingue par leur nom numérique en comptant de haut en bas, prennent leur origine dans le renflement inférieur de la moelle épinière par des doubles racines qui sont peu espacées les unes des autres, et plus nombreuses que celles des autres régions. Elles se dirigent presque verticalement en bas, appliquées contre la moelle, parcourent un trajet de plusieurs vertèbres avant de sortir du canal rachidien, et concourent à former, avec les racines des nerfs sacrés, la queue de cheval. Les racines antérieures, à peu près moitié moins volumineuses que les racines postérieures, naissent, comme nous l'avons déjà dit, très près du sillon médian antérieur, tandis que les racines postérieures ont leur origine dans les sillons collatéraux postérieurs. Enfin, les racines antérieures et postérieures augmentent graduellement de volume de haut en bas, s'unissent entre elles au dela des ganglions des racines postérieures, au niveau des trous de conjugaison, pour donner chacune une branche antérieure et une branche postérieure.