‹ Nevrologie et esthesiologie (volume 2)Chapitre 152 sur 241 · GANGLION CERVICAL INFÉRIEUR · texte numérisé non relu

GANGLION CERVICAL INFÉRIEUR

(Ganglion cervicale inferius.)

Ce renflement, dont l'existence est constante, est situé derrière les artères sous-clavière et vertébrale, dans l'angle rentrant formé par le

col de la première côte et la base de l’apophyse transverse de la septième vertèbre cervicale. Sa forme est irrégulière et plus ou moins étoilée ; quelquefois, cependant, il est arrondi, oblong ou semi-lunaire, à concavité tournée en haut, embrassant la première côte. Son volume, variable, est toujours moindre que celui du ganglion cervical supérieur et plus considérable que celui du moyen. Presque toujours simple, rarement double, il se confond assez fréquemment avec le premier ganglion thoracique et un peu plus rarement avec le ganglion cervical moyen.

On a partagé ses rameaux en supérieurs, inférieur, externes, internes et antérieurs.

A. — Rameaux supérieurs.

Nerf vertébral.—Indépendamment des rameaux du cordon de communication avec le ganglion cervical moyen, rameaux que nous avons déja décrits, le ganglion cervical inférieur fournit encore le nerf veriébral. Constitué souvent par un faisceau de rameaux gris dont le nombre est de deux à quatre principaux, ce nerf, ou plutôt ces nerfs émergent de la partie supérieure du ganglion cervical inférieur et du premier ganglion thoracique, pour remonter en dehors et en arrière de l'artère vertébrale dans le canal de ce vaisseau.

Arrivé là, un ou deux de ces rameaux, plus volumineux que les autres, communiquent par un ou plusieurs ramuscules avec les trones mêmes des troisième, quatrième et cinquième nerfs cervicaux. Ges rameaux sont très-développés chez les oiseaux et chez certains mammifères ; ils offrent chez ces animaux quelques renflements disséminés çà et la : aussi les a-t-on considérés comme représentant la portion cervicale du grand sympathique. Nous avons déjà exprimé notre epinion a cet égard, en disant que ces renflements n’existaient point ordinairement chez l’homme ; si, dans les cas très-rares, on en rencontre, ce sont de simples épaississements nodiformes, et non de véritables ganglions.

Les autres rameaux, moins considérables, forment autour de l’artère vertébrale un plexus très-visible jusqu’au niveau de la troisième vertèbre cervicale, et duquel partent des ramuscules pour les muscles intertransversaires du cou. Les filets de ce plexus, devenus alors moins nombreux et moins apparents, se réduisent à quelques filaments, tantôt visibles à l'œil nu, tantôt visibles seulement avec une forte loupe.

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