GANGLION CERVICAL INFÉRIEUR
Toutes ces ramifications parcourent en entier la longueur du canal de l’artére vertébrale, parviennent avec elle dans la cavité cranienne, envoient quelques plexus secondaires autour des artères spinale et cérébelleuse, et s’unissent aux ramifications du côté opposé pour constituer le plexus basilaire. De ce dernier émanent des filets qui accompagnent les artères cérébrale postérieure et communiquante postérieure, sur lesquelles ils s’anastomosent avec les plexus vasculaires provenant du ganglion cervical supérieur du mème côté.
Quelques anatomistes ont mis en doute l'existence des filets qui enlacent les artères de l’encéphale ; mais, outre que je les ai vus à l'œil nu, j'ai encore pu constater leur véritable nature nerveuse, en les soumettant, conjointement avec le célèbre micrographe, M. le docteur Ch. Robin, à un examen microscopique.
De ce qui précède, il résulte : 1° que les deux chaînes ganglionnaires sympathiques, indépendamment de leur anastomose médiane sur l'artère communiquante antérieure, offrent encore une autre communication médiane sur le tronc basilaire ; 2° que les ganglions cervicaux supérieur et inférieur du même côté s’anastomosent aussi sur l'artère communiquante postérieure ; 3° que le grand sympathique envoie, à l’aide des plexus qui enlacent le système artériel, ses nerfs dans le centre nerveux, et constitue les ner? nervorum, que, le premier, j'ai décrits.
B.— Rameau inférieur.
Ordinairement simple et peu volumineux, quelquefois double, il fait communiquer le dernier ganglion cervical avec le premier ganglion thoracique ; dans le cas où il y a continuité d’un ganglion à l'autre, le rameau inférieur se rend au second ganglion thoracique.