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PLEXUS HYPOGASTRIQUES. 371 du droit, qui, comme on le sait, se divise au niveau du pylore en deux portions dont l’une se rend à la partie postérieure de lestomac, et dont l’autre s’unit intimement au plexus solaire, et conséquemment, au plexus aortique, par l'intermédiaire duquel il arrive également à l'utérus, après avoir passé par le plexus hypogastrique ;
d. Du nerf phrénique droit qui s’anastomose également avec le plexus solaire, et arrive, par la voie indiquée plus haut, jusqu'à l'utérus.
B. Les nerfs sympathiques ou ganglionnaires de l'utérus provicnnent également de quatre sources :
a. De la bifurcation du plexus aortique ayant lieu au niveau de Yangle sacro-vertébral ;
b. Du prolongement du plexus mésentérique inférieur ;
c. Des ganglions lombaires ;
d. Des ganglions sacrés.
Ces quatre groupes, parvenus aux parties latérales des viscères renfermés dans le bassin, s’anastomosent et s’entrelacent entre eux, par l'intermédiaire de ganglions plats, ainsi qu’avec les quatre groupes précédents, et constituent le plexus hypogastrique. Celui-ci, après s'être anastomosé avec les branches viscérales du plexus sacré, envoie de nombreux nerfs à la matrice. Ges nerfs rampent entre les deux feuillets du ligament large, et se rendent, les uns au vagin, les autres à l’utérus, où ils se divisent en deux ordres, dont l’un se perd à la surface de cet organe, et dont l’autre pénètre dans la profondeur ce son parenchyme, où il est difficile de le suivre à l'œil nu, même dans l'utérus, durant la période de la gestation. Le long de leur trajet, quelques-uns de ces nerfs accompagnent les artères correspondantes. et les autres arrivent isolément à cet organe.
3° Les nerfs augmentent de volume sous l'influence de la gestation, et cette augmentation s'effectue, non-seulement aux dépens du névrilème, mais aussi du tube nerveux même.
La multiplicité d’origine des nerfs de l'utérus nous explique les nombreux phénomènes sympathiques qui accompagnent l’hystérie et d'autres affections, dont cet organe est le siége présumé, ainsi que là solidarité physiologique et pathologique existant entre cet organe et un grand nombre d’autres. C'est donc à juste titre qu’on peut le considérer comme un centre auquel aboutissent les impressions morales de la femme.
Du reste, je renvoie le lecteur, pour des détails plus circonstanciés sur les nerfs de l’utérus, à une note que j’ai communiquée à la So-
ciété de biologie de Paris et qu’elle a insérée dans ses Mémoires (numéro de septembre 1852), ainsi qu'à une autre beaucoup plus développée. et quia été publiée récemment dans les Mémoires de la Société médicale de Varsovie.
2° Cordons sacrés.
Ce sont deux cordons allongés, faisant suite aux cordons lombaires, et situés sur la face antérieure du sacrum, en dedans des trous sacrés antérieurs. Chacun de ces cordons est composé de quatre à six ganglions fusiformes, d'autant plus rapprochés de la ligne médiane qu’ils sont plus inférieurs ; ils répondent en arrière, le plus souvent, aux trous sacrés antérieurs où ils sont appliqués sur les branches antérieures des nerfs sacrés ; le péritoine les recouvre en avant ; enfin le tissu cellulo-adipeux du bassin les environne de tous côtés. Le volume de ces ganglions est variable ; ordinairement assez développés supérieurement, ils sont à peine marqués inférieurement. Les rameaux qu'ils fournissent se distinguent en supérieurs, inférieurs. externes, internes et antérieurs.
1° Rameaux supérieurs et inférieurs. — Ils mesurent l'intervalle compris entre les trous sacrés antérieurs, et font communiquer entre eux les ganglions. Le rameau supérieur du premier ganglion sacré se rend au dernier ganglion lombaire, et le rameau inférieur du dernier ganglion sacré offre à la base du coccyx, au point de jonction avec celui du côté opposé, un petit ganglion triangulaire duquel émanent plusieurs filaments ténus qui se perdent au devant du COCCYX.
2° Rameaux externes. — Ils sont gros et courts, chaque ganglion en fournit quelquefois plusieurs; presque tous vont s’anastomoser avec les branches sacrées antérieures correspondantes; pourtant on peut en suivre quelques-uns jusqu'aux muscles pyramidal et releveur de anus, dans lesquels ils se perdent.
3° Rameaux internes. — Ils émergent, en nombre variable, de la partie interne des ganglions sacrés, se dirigent plus ou moins obliquement sur l'excavation du sacrum, et s'anastomosent avec ceux du côté opposé, en formant un réseau plexiforme.
h° Rameaux antérieurs. — Les plus gréles et les plus nombreux ; ces rameaux se portent, les uns directement vers le rectum, les autres vers le plexus hypogastrique, qu’ils concourent à former.
RESUME ANATOMIQUE DU GRAND SYMPATHIQUE. 373 RESUME ANATOMIQUE DU GRAND SYMPATHIQUE.
(Praxcaes LXXIIT et LXXIV.) Préparation. — On a enlevé la partie antérieure et latérale droite du tronc,
la portion correspondante de la base du crâne, la branche droite de la mêchoire inférieure et l’arcade zygomatique du même côté. On a ccupé ou renversé plusieurs des organes contenus dans l'abdomen, la poitrine, Ja (ete et la face, de manière à laisser à découvert la chaîne ganglionnaire droite, depuis la base du crâne jusqu’à la base du coccyx. On a conservé les rapports de cette chaîne, d’une part, avec tous les nerfs rachidiens et quelques nerfs cräniens, {els que le trijumeäu, le glosso-pharyngien, le pneumogastrique, le spinal et ihypoglosse, et, de l’autre part, avec tous les ganglions et les plexus extraviscéraux. Quant aux procédés de dissection, je renvoie aux préparations des planches précédentes, où tout a été indiqué en détail.
En parcourant, dans son ensemble, tout le système nerveux ganolionnaire, nous voyons que les nombreux renflements qui le composent (ganglions prévertébro-splanchniques), en se réunissant par des rameaux intermédiaires, forment au devant de la colonne vertébrale, à proximité du système nerveux de la vie de relation et des organes splanchniques, trois portions, dont deux latérales et une médiane.
1° Les deux portions latérales (ganglions prévertébraux et leurs cordons de jonction) se présentent sous l’aspect de deux chaines longitudinales, presque parallèles, ou de deux cordons moniliformes, étendus depuis les sinus caverneux jusqu’au devant du coccyx. En dehors, elles communiquent par l'intermédiaire des extrémités centrales des nerfs vertébro-crâniens (racines sensitives et motrices), avec le centre nerveux médullo-encéphalique; en dedans, elles envoient ou reçoivent de nombreux rameaux destinés aux viscères des fonctions involontaires, soit directement, soit par l'intermédiaire de leurs communications anastomotiques et de leurs plexus médians.
Les nombreuses anastomoses médianes, qui attestent la solidarité des deux chaînes longitudinales, se font : d la tête, par le plexus nerveux des artères communicante antérieure et tronc basilaire, et par le plexus de la gouttière basilaire ; au bassin, par les nombreux rameaux transversaux qu on trouve dans toute la hauteur de l’excavation du sacrum, et par le ganglion coccygien terminal; enfin, dans la por-
tion intermédiaire, par le mélange et l’intrication des rameaux in-
ternes des deux chaînes ganglionnaires, dans les plexus et les ganglions splanchniques.
Les ganglions prévertébraux correspondent généralement, pour le nombre et la position, aux ganglions invertébraux (ganglions des racines postérieures des nerfs spinaux) ; et si à la région cervicale, et quelquefois même à la région lombaire, cette loi paraît être en défaut, c’est que le ganglion cervical supérieur, ou bien un des ganglions lombaires, sont constitués chacun par la fusion de plusieurs ganglions.
Les cordons de jonction, dont le nombre est à peu près égal à celui des ganglions avec lesquels ils forment les deux chaînes, sont eux-mêmes le centre d’une double anastomose : en dehors, ,avec les racines des nerfs de la vie de relation; en dedans, avec les nerfs viscéraux, soit que l’on considère ces derniers ou bien comme des nerfs particuliers qui se rendent dans les ganglions, ou bien comme des nerfs qui en émanent. Ces cordons, en établissant la liaison des ganglions les uns avec les autres, les mettent tous dans une dépendance mutuelle.
2° La portion médiane du grand sympathique est formée par les plexus et les ganglions viscéraux (ganglions splanchniques), qui ont été envisagés comme des centres nerveux dans lesquels viendraient retentir tous les phénomènes physiologiques et pathologiques de la vie nutritive.
Les plexus nerveux sympathiques peuvent être divisés en primaires et en secondaires émanés de ceux-ci. Les primaires, au nombre de quatre, savoir : les plexus pharyngiens, cardiaque, solaire et hypogastriques, reçoivent non-seulement les rameaux internes des deux chaînes latérales, mais aussi les extrémités périphériques de plusieurs nerfs de la vie animale. Ainsi, les deux pneumogastriques contribuent à former les plexus pharyngiens, cardiaque et solaire; dans les plexus pharyngiens ils s'associent aux nerfs glosso-pharyngien et spinal correspondants ; les branches antérieures des nerfs sacrés s anastomosent avec le grand sympathique dans les plexus hypogastriques. Cest de cette manière que s'établit la liaison et la relation des centres ganglionnaires avec les extrémités centrales et périphériques des nerfs vertébro-crâniens, lesquels semblent fournir aux ganglions une force d'incitation puisée dans l'axe nerveux médullo-encéphalique.
Parmi les plexus primaires, ceux qui sont situés sur les limites de la vie de nutrition et de celle de relation, tels que les plexus pharyngiens et hypogastriques, sont pairs et parfaitement symétriques ; les
RÉSUMÉ ANATOMIQUE DU GRAND SYMPATHIQUE. 375 plexus cardiaque et solaire, qui sont entièrement placés sur le trajet des organes nutritifs, sont au contraire impairs et non symétriques.
A. Plexus pharyngien. lest formé, de chaque côté, par l'intrication des rameaux pharyngiens du pneumogastrique anastomosés avec la branche interne du spinal, avec le glosso-pharyngien et avec les rameaux pharyngiens du ganglion cervical supérieur.
2. Plexus cardiaque. A est le point de réunion des six rameaux cardiaques de chaque côté : dont trois sympathiques émanent des ganglions cervicaux correspondanis, supérieur, moyen et énférieur ; et dont trois, pneumogastriques, viennent, deux directement de chacun de ces derniers nerfs, et le troisième de la branche laryngée inférieure (nerf récurrent).
3. Plexus solaire. Al est le centre de convergence des grands splanchniques, d’une partie des petits splanchniques, du pneumogasirique et du nerf phrénique droit.
h. Plexus hypogastrique. M est constitué de chaque côté par l’enirelacement de l’une des divisions du plexus lombo-aortique, et un faisceau nerveux du plexus mésentérique inférieur (plexus hémorrhoïdal supérieur) et des rameaux internes du cordon sacré avec les branches viscérales du plexus sacré.
Ces quatre grands plexus primaires concourent à la formation des plexus secondaires, et réunissent en faisceaux ceux d’un groupe d’organes voisins et d'un même appareil.
Le plexus pharyngien constitue en partie les plexus secondaires laryngé et intercarotidien.
Le plexus cardiaque donne naissance aux plexus secondaires qui entourent les artères cardiaques antérieure et postérieure; il entre également dans la formation des plexus pulmonaires, et forme autour des gros vaisseaux les plexus cardiaques secondaires qui sont disposés en trois plans, savoir : 4° plan super ficiel situé au devant de la crosse de l'aorte; 2° plan moyen placé derrière la crosse de l'aorte, au devant de la fin de la trachée supérieurement, et au devant de la branche droite de l'artère pulmonaire inférieurement ; 3° plan profond qui occupe l'intervalle compris entre la branche droite de l'artère pulmonaire et la bifurcation de la trachée.
Le plexus solaire, ce grand centre abdominal, ce foyer de convergence et d’émergence, constitue par ses nombreux rameaux les plexus secondaires abdominaux. Ges derniers enlacent plus ou moins complétement les artères qui naissent de l'aorte ventrale, et se distribuent avec elles dans les organes de la vie nutritive. Chacun de ces plexus
gestation, leur nombre dépasse, dans la proportion de trois à dix, celui des véritables tubes nerveux.
Outre tous ces éléments, la partie périphérique du système nerveux ganglionnaire possède encore un grand nombre de ganglions, tantôt grands, tantôt petits, et quelquefois même microscopiques, disséminés autour des artères qui sont destinées aux plexus pharyngien et cardiaque, aux poumons, à la partie postérieure de la vessie, au plexus caverneux, etc.
Par rapport à la texture, et surtout aux cellules ganglionnaires, ces ganglions ne diffèrent en rien de la texture des ganglions des cordons centraux du nerf grand sympathique.
Nous ne pouvons pas encore nous prononcer d’une manière décisive sur le mode de distribution et de terminaison de ces différents tubes dans la profondeur de ces organes. Quelques-uns d’entre eux s'unissent aux autres nerfs; d’autres pénètrent dans la profondeur du parenchyme des organes eux-mêmes, où ils s amincissent graduellement, de manière qu'on ne peut plus les poursuivre. Nous savons seulement que les tubes nerveux du grand sympathique se divisent souvent en branches et en rameaux terminaux, et que les autres nerfs se terminent librement ; enfin, que les fibres larges du grand sympathique deviennent de plus en plus étroites, et revétent finalement une apparence de fibres à l’état embryonnaire qui sont privées de substance médullaire (Kolliker).