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PIE-MÈRE MÉDULLO-ENCÉPHALIQUE OU VERTEBRO-CRANIENNE EN GÉNÉRAL

(Pia mater seu meninx vasculosa cerebro-spinalis. } (Pcaxcues IX et X.)

Préparation. — FIGuREs 1 et 2. Plans antérieur et postérieur. — Après avoir’ fait la même préparation que pour la dure-mére et l’arachnoïde vertébrocrânienne, incisez l’arachnoide, renversez les lambeaux de chaque côté, et vous aurez devant vous la surface extérieure de la pie-mère médullo-encéphalique, facile à reconnaitre à son réseau vasculaire, qui est visible aussi par l'injection naturelle des veines.

C'est la troisième membrane, placée entre le centre nerveux médullo-encéphalique, qu elle enveloppe immédiatement, et l’arachnoide, qui lui est superposée. Elle est mince, demi-transparente, de nature cellulo-vasculaire dans le crâne, et fibro-vasculaire dans le canal rachidien. Elle sert de support au réseau vasculaire qui se rend dans le centre nerveux ou qui en sort.

Sa surface extérieure et libre adhère au feuillet viscéral de l’arachnoide par l'intermédiaire des prolongements mentionnés plus haut.

En outre, elle envoie d’autres prolongements qui se confondent avec les névrilèmes des nerfs crâniens.

A cette occasion, il n’est pas superflu de noter que, d’après quelques auteurs, le prolongement qui entoure chacun des nerfs optiques se continuerait avec la choroïde de I ceil.

La surface intérieure de la pie-mère tient au centre nerveux médullo-encéphalique par de nombreux prolongements cellulo-vasculaires.

Nous allons distinguer dans la pie-mère, semblable aux autres méminges, une partie encéphalique et une partie médullaire.

(Pia mater encephalica.) (PLancue XI.)

Préparation. — Après avoir procédé comme pour la préparation de l’arachnoïde cränienne, dépouillez l’encéphaie de l’arachnoïde, en commençant au niveau des espaces sous-arachnoïdiens, afin de séparer plus facilement cette membrane de la pie-mère, ce qui serait à peu près impossible au niveau des circonvolutions, à cause de l’intime contiguité de ces deux enveloppes. Cette précaution devient inutile par l’insufflation préalable de lair entre la piemère et l'arachnoïde,

L'étude du système vasculaire, qui pénètre, de la pie-mère dans l'épaisseur de l’encéphale, doit se faire au moyen de deux injections de deux couleurs différentes. Pour bien voir les veines, l'injection artificielle n’est pas de rigueur. Il suffit seulement de laisser quelques heures la tête d’un cadavre pendante, pour produire une injection naturelle, ou bien de se procurer le cadavre d’un individu mort par asphyxie.

La pie-mère est beaucoup plus étendue que le feuillet viscéral de Yarachnoide qui l'entoure. La partie encéphalique de la pie-mère est plus mince que sa partie médullaire, et renferme plus de vaisseaux sanguins qui se divisent en rameaux très-fins, avant de pénétrer dans la pulpe nerveuse ou d'en sortir. Elle enveloppe toute la périphérie de lencéphale, et y adhère par de nombreux vaisseaux sanguins, ne passant pas sur les anfractuosités cérébrales, comme le fait l’arachnoide, la pie-mère pénètre, au contraire, dans tous les intervalles des circonvolutions, en tapissant le fond et leurs parois contigués, de telle sorte que chaque anfractuosité renferme un double feuillet de la pie-mère.

Cette disposition anatomique se répète, non-seulement sur les lobes cérébraux, mais encore dans les lobes, les lobules et les lamelles du cervelet. La pie-mère pénètre également dans l’intérieur du cerveau, en passant sous le bourrelet du corps calleux, par la partie transversale de la fente cérébrale de Bichat, et par l’orifice postérieur du quatrième ventricule (orifice de Magendie), et y fournit des prolongements dans le ventricule de l’encéphale, pour lui porter de cette manière des vaisseaux sanguins. Ces prolongements qui, tous ensemble, forment l’arachnoïde intérieure, constituent la toile choroïdienne et les plexus choroïdiens des ventricules latéraux, du troisième et du quatrième ventricule. —

De la face interne de la pie-mère encéphalique, se détachent un grand nombre de filets vasculaires, qui se rendent dans la partie correspondante de l’encéphale. Ces prolongements sont plus considérables à la base du cerveau et au pont de Varole; et c’est par leur intermédiaire que la pie-mère adhère aux différentes parties de l’encéphale qu’elle entoure.

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