I. — TOILE CHOROIDIENNE
(Tela choroidea.)
Voyez planche XVIII, figure 3.
La toile choroidienne, prolongement de la pie-mére extérieure, forme une membrane triangulaire, à base postérieure, qui se confond
avec la pie-mère extérieure, entre le bourrelet du corps calleux et les tubercules quadrijumeaux : de là, elle se rend en avant, sur le troisième ventricule, dans la direction horizontale, en se terminant par un sommet rétréci. La face supérieure de cette membrane répond à la face inférieure de la voûte à trois piliers, à laquelle elle adhère par des prolongements fibro-vasculaires.
Sa face inférieure recouvre, sur le milieu, le troisième ventricule et ses trois commissures; sur le côté et en arrière, une partie des Couches optiques, les tubercules quadrijumeaux et la glande pinéale, à laquelle elle adhère par de nombreux prolongements fibrovasculaires.
On découvre sur cette face deux petites traînées de granulations antéro-postérieures et presque parallèles, appelées plexus choroïdiens du ventricule moyen.
Les bords de la toile choroïdienne se confondent avec les plexus choroïdes des ventricules latéraux, le long des bords latéraux de la voûte à trois piliers. L’extrémité antérieure ou sommet de la toile choroïdienne est bifurquée, et chacune des bifurcations passe par le trou de Monro et se continue avec le plexus choroïde des ventricules latéraux ; sa base, comme nous l’avons dit plus haut, se confond avec la pie-mère extérieure, dans la portion horizontale de la fente cérébrale de Bichat.
Dans l'épaisseur même de la toile choroïdienne, mais plus près de sa face inférieure que de la supérieure, se trouvent les veines de Galien, qui communiquent avec les plexus des ventricules latéraux, au moyen de petites veines transversales. Les veines de Galien sont enveloppées, comme nous le savons déjà, par la gaîne de l’arachnoïde, qu'on appelle canal arachnoidien de Bichat.