CARTILAGE MEDIAN DE LA LANGUE
(Gartilago linguæ media s. septum linguæ cartilagineum.)
En écartant fortement l’un de l’autre les muscles génio-glosses, après les avoir détachés des apophyses géni, on trouve au fond de l’écartement, et vers la base de la langue, une espèce de raphé antéro-postérieur, très-dense, qui n’est autre chose que le bord inférieur de ce cartilage (cartilage de Blandin), dont le bord supérieur,
MUSCLES DE LA LANGUE. 547 les faces latérales et les extrémités, peuvent être mises à nu en continuant à détacher les fibres musculaires. Cette lame cartilagineuse, placée de champ, de forme semi-lunaire, a un aspect grisdire, une hauteur de 9 à 15 millimètres, et renferme du tissu fibro-cartilagineux, particulièrement au voisinage de l'os hyoide. Son volume est plus considérable en arrière, où elle tient à la face antérieure ce l'os hyoïde par des fibres tendineuses, qu’en avant, où elle se perd, en samincissant, dans le tissu charnu de la langue. Elle est souvent percée de petites ouvertures, surtout en avant et vers ses bords. Ses faces latérales servent à l'insertion d’un grand nombre de fibres musculaires.
MEMBRANE HYO-GLOSSIENNE.
Au delà du trou borgne, à la base de la langue, entre les fibres charnues et les replis glosso-épiglottiques, on aperçoit une couche dense, jamais graisseuse, membraniforme, fibreuse : c’est la membrane hyo-glossienne de quelques auteurs. D'un pouce environ de longueur, cette membrane, que l’on ne trouve que chez l’homme, s'attache d’une part à la concavité de l'os hyoïde, et de l’autre part sur la face dorsale de la langue, où elle sert d'insertion à quelques fibres des génio-glosses. Sa face inférieure donne naissance aux fibres du muscle lingual inférieur.