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SYSTEME NERVEUX CENTRAL

A. — ENCEPHALE.

Préparation.—La préparation de l’encéphale sera précédée de celles qui sont indiquées ci-dessus pour les méninges. Dépouillez l’encéphale de la pie-mère avec lenteur et précaution, pour ne pas entamer la substance propre de cet organe, qui adhère à cette membrane par une multitude de prolongements cellulo-vasculaires. Pour cela, il est indispensable que l’encéphale immerge dans l’eau complétement. Cette précaution facilite singulièrement l’ablation de la pie-mère, et permet de tourner, dans tous les sens, le cerveau sans en altérer la forme. On a aussi l’avantage de le dégorger du sang qu'il contient.

Le choix d’un sujet convenable n’est pas indifférent, et doit tomber de préférence sur le cadavre d’un adulte, mort d’une maladie aiguë, les affections cérébrales exceptées. Les sujets morts d’apoplexie ou des suites d’un coup ou d’une chute sur la tête ne peuvent servir. L'ouverture du crâne sera faite avec le marteau pour ne pas endommager l’encéphale.

L'étude de la disposition des fibres exige des cerveaux durcis par l'alcool, porté d’abord à 32 degrés, et ensuite à 40, après une immersion de deux ou trois jours. Afin de durcir plus facilement un cerveau entier, il est bon de pratiquer sur les hémisphères des piqûres qui pénètrent jusque dans les ventricules, ou de diviser l’encéphale en plusieurs portions. La préparation sera retournée tous les jours pour rendre l’endurcissement uniforme. On évite ainsi la putréfaction ou Je ramollissement de la portion du cerveau qui touche le fond du vase.

Les acides minéraux et métalliques sont inférieurs à l'alcool ; trop faibles, ils ne durcissent pas assez les parties; trop concentrés, ils les rendent cassantes. La créosote, les alcalis, les solutions de sublimé et d’autres sels métalliques conviennent encore moins. L’acide chromique doit être réservé pour l'étude des éléments microscopiques du centre nerveux médullo-encéphalique. Pour cela, il est nécessaire de pratiquer des tranches d’un centimètre à peu près d'épaisseur, au moyen de sections horizontales ou verticales; puis de les immerger pendant deux ou trois jours dans une solution étendue d'acide chromique, dans la proportion de 100 grammes d’eau pour 4 ou 5 grammes de cet acide. Afin de les rendre propres à l'étude microscopique, il est indispensable de les soumettre ainsi conservées à des coupes aussi minces que possible, qu'on rendra transparentes après les avoir plongées pendant un certain temps, soit dans de la glycérine, soit dans une dissolution faible de soude.

L’encéphale est toute la portion du centre nerveux qui est reulermée dans la cavité crânienne et constitue la partie supérieure de ce centre, C’est une masse molle, blanchatre et grisdtre, ovoide, irrégulièrement aplatie dans une partie de son étendue, et dont l’extré- mité antérieure est plus grosse que la postérieure.

Volume. — Le volume de l’encéphale, qui est proportionnelle-

ment plus considérable chez l’homme que chez les animaux, l’est plus aussi chez l'enfant que chez l'adulte, chez l'homme que chez la femme, et il s’atrophie chez les vieillards. Sa forme est relative à celle de la cavité qui la contient.

Diamètre. — 1 étendue de l'encéphale est, en moyenne, de 46 centimètres de longueur, de 43 centimètres 4/2 de largeur et de 12 centimètres de hauteur; mais ce dernier diamètre s'applique seulement à sa partie moyenne, où l’encéphale offre le plus grand développement.

Poids. — Son poids moyen chez l'homme est de 1*,468, et 1*,345 chez la femme.

Rapports. — Indépendamment de la boîte osseuse qui l’'environne de tous côtés, l’encéphale est en rapport avec une triple enveloppe membraneuse (méninges) qui l'entoure entièrement. Dépouillé de ses membranes, on voit qu'il est sillonné dans toute son étendue par un grand nombre d’enfoncements plus ou moins profonds qui circonscrivent autant d’éminences oblongues diversement contournées : on nomme anfractuosités les sillons, et circonvolutions les saillies.

L’encéphale se compose de trois parties : du cerveau, du cervelet et de la moelle allongée.

On y distingue une région supérieure et externe (convexité), irrégulièrement convexe, qui répond à la voûte crânienne; une région inférieure (base), alternativement convexe et concave, qui repose sur la base du crane; enfin, une région interne. La convexité est constituée exclusivement par le cerveau ; la base, par le cerveau, le cervelet et la moelle allongée, lesquels communiquent entre eux et avec la moelle épinière au moyen de prolongements appelés pédoncules ; la région interne, droite et verticale, forme avec celle de l'hémisphère du côté opposé la scissure médiane verticale antéro-postérieure.

MANIÈRE D'ÉTUDIER L’ENCEPHALE.

il est connu de tout le monde, même de ceux qui sont peu versés dans la science de l'anatomie, que la parfaite connaissance de lencéphale appartient aux problèmesles plus difficiles à résoudre, à raison de l’organisation si compliquée de cet organe. Cependant, afin de prouver qu'aucune difficulté n’est insurmontable pour celui qui a la ferme volonté d'approfondir un sujet quelconque, les anatoniistes de tout temps ont cherché, par diverses méthodes, à en simplifier la description.

Il n’est pas dans notre intention d'étudier comparativement la valeur ou l’imperfection de toutes celles qui ont été proposées jusqu'à ce jour,

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