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ENCÉPHALE

parce qu’une telle entreprise nous mènerait trop loin, et ne rentre pas d’ailleurs dans les limites de notre plan. Nous nous bornerons donc à fixer l'attention sur les trois méthodes les plus usitées.

4° Méthode embryologiyue. — Elle s'appuie sur la connaissance progressive du développement des vésicules primordiales de l’encéphale, et a pour promoteurs MM. Carus, Coste et Reichert. Mais cette méthode, ainsi que les modifications qui y ont été introduites par Meckel, exigent de vastes connaissances en embryologie et en anatomie comparée ; aussi n’entrons-nous dans aucun développement.

2° Méthode de Vicq d Azyr. — Elle consiste, pour cet anatomiste et ses partisans, à étudier l’encéphale en procédant dans la direction de la convexité à la base, au moyen de sections horizontales disposées en couches, mais au détriment de ses différents organes, dont elles altèrent la situation réciproque.

3° Méthode de Varole. — Proposée primitivement par cet anatomiste, elle a acquis un grande valeur dans le temps de Gall, de Spurzheim et de leurs disciples en cranioscopie; et jusqu'à présent, elle est encore suivie de préférence par quelques anatomistes.

Ces savants illustres ont seulement fixé toute leur attention sur les rapports réciproques des parties isolées ; et par là ils ont été conduits à étudier l’encéphale dans la direction de bas en haut, c’est-à-dire de la base vers la convexité, en commencant par la moelle.

Loin de moi la pensée de contester le mérite de ces méthodes : je me permettrai toutefois de reprocher à la seconde de ne donner, pour ainsi dire, que la description topographique de l’encéphale, en négligeant les considérations qui se rattachent aux rapports réciproques de ses parties constituantes. En outre, en étudiant l’encéphale par couches, on morcelle les principaux organes, en changeant avec chaque coupe la physionomie de chaque préparation.

Quant à la troisième, à savoir la méthode des cranioscopes ou des phrénologues, qui est celle des auteurs français les plus modernes, elle a presque exclusivement pour objet de faire connaître les connexions différentes des organes et de suivre les prolongements des faisceaux de la moelle à travers les renflements encéphaliques, et n’accorde que peu de chose à la topographie.

Il en résulte qu'au lieu de diminuer les difficultés inhérentes à l'étude si compliquée de lencéphale, elle n’a apporté que des complications.

Et, à ce propos, il est bon de rappeler les paroles du savant Burdach : « Anatomia capitis caput anatomie est. »

hh ANATOMIE DU SYSTEME NERVEUX.

Mes rapports directs et quotidiens avec les élèves m’ayant mis à même dans mes cours d'apprécier la valeur relative de ces deux dernières méthodes, et d'insister principalement sur celle de Varole qui me paraissait être la meilleure, il m’a été facile de reconnaître que les élèves avaient beaucoup de peine à comprendre et à retenir la description des diverses parties de l’encéphale. L'étude d’un organe obligeant à les entretenir à la fois d’un grand nombre d’autres qu'ils n'avaient jamais vus, et dont la synonymie, si variée et si difficile, les détournait du sujet principal, il ne restait alors dans leur esprit que des idées vagues, confuses, des notions anatomiques très-superficielles sur le centre nerveux encéphalique.

Pour simplifier l'étude si compliquée de l’encéphale, il ma donc paru nécessaire.

1° De donner d’abord des idées d'ensemble sur tout ce qu’on peut apercevoir à la périphérie, par le simple écartement des parties, et sans le secours d’un instrument tranchant.

2° De pénétrer ensuite plus avant, afin de découvrir les organes cachés, au moyen de coupes simples faites de la convexité vers la base, ou de la base vers la convexité ;

3° De procéder, après avoir ainsi initié les élèves à la synonymie des organes et leur avoir fait connaître la conformation extérieure et la position respective de chacun d’eux, à l'étude plus compliquée des organes ; ensuite, à l’aide de coupes composées, pratiquées sur des préparations complétement fraîches ou conservées dans des liquides appropriés, tels que l’esprit-de-vin ou l’acide chromique, de montrer leur connexion intime et de suivre, par des procédés variés, les divers prolongements de la moelle à travers les renflements encéphaliques. Cette méthode, qui nous paraît offrir des avantages incontestables sur les trois autres, est celle que nous avons adoptée dans l'étude de l’encéphale, et à laquelle nous allons donner immédiatement le développement nécessaire.

1° APERÇU GENERAL DES PARTIES CONSTITUANTES DE I’ ENCEPHALE DÉPOUILLÉES DE LA PIE-MERE, ET QUE L'ON VOIT PAR LE SIMPLE ÉCARTEMENT ET SANS LE SECOURS DE L'INSTRUMENT TRANCHANT.

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