‹ Nevrologie et esthesiologie (volume 2)Chapitre 36 sur 241 · RENFLEMENTS ET SILLONS DE LA MOELLE ÉPINIÈRE · texte numérisé non relu

RENFLEMENTS ET SILLONS DE LA MOELLE ÉPINIÈRE

Renflements.—La moelle épinière n’a pas le même volume dans les divers endroits de sa longueur. Elle est, en effet, alternativement renflée et rétrécie. Le nombre de ces renflements diffère selon le point de vue des différents auteurs. D’après ceux qui placent les limites supérieures de la moelle épinière dans le sillon de séparation du bulbe rachidien

du pont de Varole, elle aurait trois renflements, à savoir : 4° le bulbe crânien ou rachidien supérieur; 2° le renflement cervico-brachial ou rachidien moyen; et 3° le renflement lombaire ou rachidien inférieur, D'après ceux, au contraire, qui en placent l'origine dans le trou occipital, ou la décussation des pyramides, elle serait pourvue seulement des deux derniers renflements.

Le premier de ces renflements, c’est-à-dire ie bulbe crânien, ou rachidien supérieur, à raison de son importance, sera décrit à part, à l'occasion de la moelle allongée. Toutefois, je considère pour le moment comme nécessaire de dire que ce bulbe, occupant la moitié inférieure de la gouttière basilaire, commence au niveau du sillon qui le sépare de la protubérance annulaire, et se termine au niveau du trou occipital par un léger rétrécissement qu'on appelle collet; et enfin qu'il est le point de départ des nerfs craniens les plus importants.

Le second renflement, cervico-brachial ou bulbe rachidien moyen, est fusiforme et commence au niveau de la troisième vertèbre cervicale ; son plus grand développement correspond au niveau de la cinquième vertèbre cervicale et se termine à la deuxième vertèbre dorsale; de ce renflement naissent les gros cordons nerveux qui forment le plexus brachial.

Le troisième renflement, lombaire ou bulbe rachidien inférieur, fusiforme comme le précédent, commence au niveau de la dixième vertèbre dorsale ; son plus grand développement correspond au disque intervertébral de la douzième dorsale et de la première lombaire, et se termine par le cône médullaire, à la partie inférieure de la première lombaire, ou même quelquefois à la partie supérieure de la seconde vertèbre lombaire; ce renflement donne naissance aux gros cordons nerveux qui forment les plexus lombaires et sacrés.

Faces. — La moelle épinière présente à considérer une face antérieure, une face postérieure et deux faces latérales. Toutes ces faces sont sillonnées dans toute leur longueur.

Sillons. — La face antérieure présente sur la ligne médiane un sillon nommé s2//on longitudinal médian antérieur.

Il est peu profond et occupe le tiers antérieur de l'épaisseur de la moelle. En écartant un peu les lèvres de ce sillon, on aperçoit au fond une lame blanche criblée de trous ; c’est la commissure antérieure. Le sillon médian antérieur reçoit de la pie-mère un double prolongement. De chaque côté de ce sillon s’en trouve un autre, appelé sillon collatéral antérieur. Ces derniers, qui répondent plus ou

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