‹ Nevrologie et esthesiologie (volume 2)Chapitre 51 sur 241 · VALVULES DE TARIN · texte numérisé non relu

VALVULES DE TARIN

(Valvulæ Tarini.)

(Prancue XVI. Fig. 3.)

Ce sont deux replis semi-lunaires, minces, demi-transparents, qu'on a comparé aux valvules sygmoides de l'aorte.

Le bord antérieur de chacune des valvules, concave et libre, est plus épais que le reste. Le bord postérieur, convexe, sunit avec la substance blanche du cervelet. L’extrémité interne se continue avec la luette; son extrémité externe remonte en dehors, entre l’échancrure antérieure du cervelet et le bulbe crânien, et se continue avec les touffes ou lobules du nerf vague. La face inférieure de chacune de ces valvules est seulement contiguë aux lobules tonsillaires, qu'il suffit d'enlever pour mettre à nu les valvules. La face supérieure, 1égèrement concave, forme un cul-de-sac avec la paroi postérieure du quatrième ventricule.

L'ensemble de ces diverses parties a été comparé par Vicq d’ Azyr au voile du palais (sous cette condition, cependant, que le cervelet et le bulbe crânien soient renversés sens dessus dessous). L’extrémité antérieure du vermis inférieur qui, dans cette nouvelle position, se trouverait en bas, serait la luette, les valvules de Tarin, les piliers, les lobules tonsillaires, les amygdales et l’espace compris entre la luette, les bords libres des valvules de Tarin et le bulbe crânien renversé en avant constituerait l’isthme du gosier qui communiquerait au moyen du quatrième ventricule (pharynx) et de P'aqueduc de Sylvius (æsophage), avec le troisième ventricule (estomac).

Circonférence. — La circonférence du cervelet a presque la forme d’un cœur de carte à jouer, dont le sommet serait échancré comme la base. Elle est interrompue en avant et sur la ligne médiane par la grande échancrure cérébelleuse antérieure. C’est une excavation ou gouttière profonde qui embrasse la moitié postérieure du bulbe crânien, et qui est le rendez-vous commun des pédoncules, par l'intermédiaire desquels le cervelet est uni aux autres portions du centre nerveux.

Ainsi, le cervelet tient 1° à la moelle épinière, par les pédoncules cérébelleux inférieurs ou corps restiformes (processus cerebelli ad medullam spinalem) ; au cerveau, par les pédoncules cérébelleux supérieurs (processus cerebelli ad testes, ou mieux, processus cere-

belli ad cerebrum); et à la protubérance par les pédoncules moyens du cervelet (processus cerebelli ad pontem Varolt).

La circonférence du cervelet présente en arriére, et sur la ligne médiane, une autre échancrure à bords arrondis, épais et convexes, au fond de laquelle se voit le vernis postérieur qui unit les vernis supérieur et inférieur. Cette échancrure correspond à la crête occipitale interne et à la faux du cervelet, et se continue en avant avec la grande scissure médiane qui reçoit la moitié postérieure du bulbe crânien.

Un sillon horizontal et trés-profond (sulcus magnus horizontalis) commencant à l’échancrure antérieure, pour se terminer, après un trajet circulaire, à I’échancrure postérieure, divise les hémisphères cérébelleux en deux lobes, l’un inférieur, l’autre supérieur, plus considérable.

Les autres sillons qui divisent les faces supérieure et inférieure du cervelet, en lames et lamelles, ont de 2 à 3 millimètres de profondeur. Ces sillons sont concentriques, et, dans plusieurs endroits, se coupent sous un angle aigu.

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