PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES
Le cerveau est le siége des facultés intellectuelles et morales qui font de l'homme l'être le plus complet de la création.
D'après l'opinion de Magendie et de Longet, laquelle a été confirmée par des recherches récentes, une des propriétés de tout l’encéphale est le mouvement, c’est-à-dire son élévation et son abaissement alternatifs, isochrones au mouvement respiratoire. Le mouvement d’élévation, ou plutôt, l’état de l’afflux du sang artériel répond à l'expiration ; au contraire, son abaissement coïncide avec l'inspiration, et se combine avec un afflux plus considérable du sang veineux aux organes thoraciques.
D'ailleurs, les mêmes observations qui ont été faites, à ce point de vue, à propos de la moelle épinière, trouvent ici leur application.
La sensibilité n’est pas répartie également dans toutes les parties de l'encéphale. Les organes les plus sensibles sont les corps striés, après eux viennent : la face postérieure de la protubérance annulaire et les pédoncules cérébelleux supérieurs. Au contraire, les hémi-
CERVEAU, 144 sphères du cerveau et du cervelet, de même que le corps calleux, se distinguent par leur complète insensibilité. L'influence des parties isolées de l’encéphale sur la faculté du mouvement, a lieu d’une manière différente.
MM. Magendie, Flourens, Longet et Hertwig ont acquis la conviction que :
4° Par la destruction des deux corps striés, les animaux opérés ont une tendance invincible à se diriger en avant, et avec la vitesse de l'éclair, sont poussés dans cette direction. La destruction d’un seul corps strié n’entraine pas les mêmes conséquences.
2 Après avoir coupé le pont de Varole dans la direction transversale, animal montre une tendance à s’incliner en avant.
3° Après avoir incisé le cervelet horizontalement ou verticalement, l'animal court en arrière.
fe La section des tubercules quadrijumeaux d’un côté, d’un pédoncule cérébelleux moyen et d’une moitié du pont de Varole, provoque des mouvements tournoyants que l'animal exécute du côté lésé. En mème temps, le globe oculaire de ce même côté se dirige en bas et en avant, quand, au contraire, celui du côté opposé se tourne en arrière et en haut.
5° Si ces expériences sont suivies des mêmes opérations du côté opposé, l'équilibre physiologique se rétablit, c’est-à-dire que cette dernière opération détruit en quelque sorte la réaction provoquée par la première expérience, pratiquée d’un seul côté.
6° En coupant les centres moteurs, l'influence de la section faite le plus près de la moelle allongée est prépondérante.