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BRANCHE MAXILLAIRE SUPÉRIEURE

au périoste; vous casserez la lamelle mince qui forme le canal palatin, afin de mettre à nu le ganglion et le nerf palatin; vous ouvrirez le conduit vidien d’arrière en avant, et fendrez la gaine fibreuse qui entoure le nerf vidien et ses divisions; enfin, vous dégagerez l'artère carotide de la gaine fibreuse qui Ventoure.

Ficure 5. — Sur une pièce macérée dans l’acide nitrique étendu d’eau, vous pouvez voir les nerfs dentaires à travers la demi-transparence de l'os; vous les étudierez encore après avoir enlevé la table externe de l’os maxillaire supérieur. Pour mettre à nu les anastomoses du nerf vidien, ouvrez la cavité tympanique par l’ablation de sa paroi externe; brisez l’aqueduc de Fallope, vous aurez sous les yeux le facial et les nerfs de Jacobson; ouvrez enfin le canal carotidien et débarrassez l'artère carotide de son enveloppe fibreuse.

Le nerf maxillaire supérieur prend naissance du ganglion de Gasser, au-dessous de l’ophthalmique, au-dessus du maxillaire inférieur, entre lesquels il tient le milieu pour le volume; franchit aussitôt le trou grand rond, traverse successivement le sommet de la voûte zygomatique, la gouttière sous-orbitaire, le trou sous-orbitaire dont il prend le nom, et se termine, au sortir de ce dernier, par un grand nombre de rameaux divergents. Ses rapports sont avec le tissu adipeux de la voûte zygomatique et le périoste du plancher de l'orbite qui le sépare du globe oculaire et du muscle droit inférieur ; à sa sortie du trou sous-orbitaire, il est placé entre les muscles élévateurs de la lèvre supérieure et Canin.

Les rameaux qui se détachent du nerf maxillaire supérieur dans toute la longueur de son trajet sont, d’arrière en avant: 1° le nerf orbitaire fourni immédiatement au-devant du trou grand rond ; 2° deux ou trois rameaux qui aboutissent au sommet de la voûte zygomatique, au ganglion sphéno-palatin, d’où partent les rameaux palatins, les rameaux sphéno-palatins et le nerf vidien; 3° les alvéolo-dentaires postérieurs et supérieurs au nombre de deux ou trois, qui naissent au niveau de la tubérosité maxillaire ; 4° les dentaires antérieurs et supérieurs donnés par le maxillaire supérieur avant sa sortie du trou sousorbitaire ; 5° les rameaux sous-orbitaires.

1° Nerf orbitaire (h, fig. 1, et A, fig. 2). — Celui-ci, grêle, adhérent dès son origine à la dure-mère, trés-difficile à préparer, se sépare du maxillaire supérieur au devant du trou grand rond qu'il traverse, longe le bord inférieur de la paroi externe de lorbite, au-dessous et au côté externe du muscle droit externe, en dehors du périoste, et se partage vers la partie moyenne de la fente sphéno-maxillaire en rameaux lacrymal, malaire et temporal.

Le rameau /acrymal (5, fig. 1) se dirige en haut, en dehors et en

18l ANATOMIE DU SYSTEME NERVEUX.

avant, tantôt en dedans, tantôt en dehors du périoste orbitaire; se loge dans une portion de son trajet, soit dans un sillon, soit dans un canal complet de l'os de la pommette, et se divise en deux filets, l'un pour la peau de la paupière supérieure, l’autre destiné à la glande acrymale dans laquelle il s’anastomose (7, fig. 2) avec le lacrymal de Yophthalmique de Willis.

Le nerf malaire (6, fig. 1, et 6, fig. 2), quelquefois double, traverse louverture simple ou double située sur los malaire, perfore Vorbiculaire des paupières, se perd à la peau de la région malaire, et s'anastomose avec le facial.

Le rameau temporal (7, fig. 1, et 5, fig. 2) naît tantôt isolément du nerf orbitaire, tantot du nerf lacrymal, entre dans un canal oblique de la paroi externe de l'orbite, arrive dans la fosse temporale, sy anastomose avec le nerf temporal profond antérieur du maxillaire inférieur, enfin traverse le muscle temporal et son aponévrose et s épanouit dans la peau du front et des tempes.

2 Ganglion sphéno-palatin, et rameaux qui y aboutissent ou qui en émanent. — Au niveau du sommet de la voûte zygomatique, le nerf maxillaire supérieur envoie deux ou trois rameaux (9, fig. 4) a un renflement grisâtre d’une forme variable, le plus souvent triangulaire, situé en dehors du trou sphéno-palatin, entouré par les branches de l'artère maxillaire interne, et appelé ganglion de Meckel ou sphénopalatin. Ge dernier, masqué par du tissu adipeux, enveloppé par une gaine fibreuse de la dure-mére, est très-difficile à découvrir.

Il fournit trois branches divisées en antérieures (nerfs sphéno-palatins interne et externe), postérieures (filet pétreux et filet carotidien du nerf vidien), inférieures (nerfs palatins).

Nerfs sphéno-palatins. — On distingue ces nerfs en sphéno-palatins externes et sphéno-palatins internes ou naso-palatins : tous franchissent le trou sphéno-palatin. Les premiers marchent au nombre de trois ou quatre vers la paroi externe des fosses nasales pour se perdre à la pituitaire du cornet et du méat moyen (6, fig. 3) ; le second se dirige obliquement sur la paroi interne des fosses nasales (1 et 2, fig. 4), jusque dans le trou palatin antérieur, où il se termine à l'angle supérieur d’un renflement décrit par Hippolyte Cloquet sous le nom de naso-palatin ; et lorsque celui-ci n’existe pas, à la muqueuse de la voûte du palais, au-dessus des incisives, à un tubercule qu'on y remarque.

Dans son trajet dans les fosses nasales, le naso-palatin se divise en deux rameaux qui s’accolent presque aussitôt; il donne en outre à la

BRANCHE MAXILLAIRE SUPÉRIEURE. : 185 pituitaire de la cloison des filets représentés par Arnold, niés par M. Cruveilhier, mais que j'ai vus parfaitement sur des pièces macérées dans l'acide nitrique, et sans aucune préparation.

L'existence du ganglion naso-palatin est encore sujet de doute ; je lai le plus souvent rencontré dans mes dissections, mais je n'ai pas encore pu y constater la présence de la substance grise.

Branche postérieure du ganglion sphéno-palatin, nerf vidien. — Le nerf vidien pénétre dans le conduit du méme nom, et se bifurque, tantôt avant, tantôt après sa sortie, en deux rameaux, l’un supérieur, l’autre inférieur.

Le rameau supérieur (grand nerf pétreux superficiel) (7, fig. 5) remonte sur la face supérieure du rocher, par le trou déchiré antérieur, en traversant la substance fibro-cartilagineuse qui s’y trouve, se place dans une gouttière osseuse, communique par un filet (petit pétreux profond d’ Arnold) avec le nerf de Jacobson, pénètre dans l’Aiatus Fallopi, et se rend au ganglion géniculé du facial. Cette description est à peu près celle donnée par Meckel, qui fait venir le grand pétreux superficiel du ganglion sphéno-palatin. Les anatomistes modernes le considèrent comme la racine motrice du ganglion sphéno-palatin, et comme une émanation du facial; aussi suivrait-il d'après eux un trajet inverse, c'est-à-dire, du facial vers le ganglion de Meckel.

Le rameau inférieur (filet carotidien du nerf vidien) (9 fig. 5) s’engage dans le canal carotidien, et s’anastomose avec les nerfs qui enlacent l'artère carotide interne; ceux-ci viennent du ganglion cervical supérieur, du nerf moteur oculaire externe et des filets de Jacobson.

Meckel regarde aussi le filet carotidien du nerf vidien comme une émanation du ganglion sphéno-palatin; les anatomistes modernes disent quil provient du grand sympathique, et en font la racine végétative du ganglion.

Nerfs palatins. — Branches inférieures du ganglion sphéno-palatin, et généralement décrites au nombre de trois, bien qu’il y en ait davantage, elles sont distinguées en grand nerf palatin ou palatin antérieur, petit nerf palatin ou palatin moyen par sa position, et palatin postérieur.

Le nerf palatin antérieur (2, fig. 3) traverse le canal palatin postérieur à orifice inférieur duquel il se réfléchit en avant, et se divise en branches gingivales et palatines, destinées aux muqueuses gingivale, palatine, et aux glandules palatines ; et en branches qui se rendent à l'angle inférieur du ganglion naso-palatin ou au tubercule muqueux qui surmonte les incisives supérieures. Dans le canal pala-

tin, le nerf palatin antérieur envoie quelques filets, l’un nasal, au méat moyen et au cornet inférieur (5, fig. 3), les autres aux dernières molaires.

Le nerf petit palatin, où palatin moyen par sa position (4, fig. 3), s'engage dans les conduits palatins accessoires, et se perd aux muqueuses buccale et nasale du voile du palais, ainsi qu’à ses glandules.

Le nerf palatin postérieur (3, fig. 3), destiné aux muscles palatostaphylin et péristaphylin interne, donne aussi quelques filets à la muqueuse et aux glandules du voile du palais ; il est regardé par M. Longet comme la continuation du grand pétreux superficiel qui a traversé le ganglion de Meckel.

Le nerf naso-pharyngien, ou nerf de Bock (AA, fig. 3), n’est autre chose qu'un ou deux filets issus tantôt du ganglion de Meckel, tantôt du nerf vidien dans le canal du même nom. Ce nerf est destiné à la muqueuse du pharynx au voisinage de la trompe d’Eustache.

On peut encore signaler quelques branches qui se détachent du ganglion de Meckel et s’anastomosent avec le plexus nerveux de l’artère maxillaire interne.

Plusieurs anatomistes ont. décrit quelques rameaux émergeant du ganglion de Meckel, et se rendant, par la fente orbitaire inférieure, à la gaine du nerf optique, et qu'on a nommés nerfs orbitaires. Quant à moi, il ne m'a pas encore été donné de les rencontrer.

3° Branches fournies au niveau de la tubérosité maxillaire (nerfs alvéolo-dentaires postérieurs et supérieurs). — Ges nerfs, au nombre de deux ou trois, sont, les uns, superficiels, destinés au périoste de la tubérosité maxillaire et aux gencives des dernières molaires (14, fig. 4) ; les autres traversent de petits pertuis situés sur la tubérosité de l'os maxillaire, se logent dans l'épaisseur de la paroi externe du sinus, et vont s’anastomoser en avant avec les nerfs dentaires supérieurs et antérieurs, pour former un plexus à mailles serrées (3, fig. 5), à convexité inférieure qui envoie des rameaux aux dents et aux gencives ; il n’est pas rare de voir quelques branches traverser la tubérosité et s'épanouir dans la muqueuse du sinus maxillaire.

4° Nerf dentaire antérieur et supérieur. — Ce nerf, très-volumineux, quelquefois double, se détache du maxillaire supérieur avant sa sortie (4, fig. 5) du trou sous-orbitaire, s'engage dans un canal particulier de l'os maxillaire supérieur, s’anastomose avec le nerf dentaire postérieur et supérieur en formant une anse, celle-ci se ramifie et s’anastomose de nouveau en constituant un plexus, au milieu duquel on trouve de la substance grise ; c’est ce qu'on à distingué sous le

BRANCHE MAXILLAIRE INFERIEURE, 187 nom de ganglion sus-maxillaire (ganglion supra maxillare). Ce plexus gangliforme occupe la paroi antérieure de l'antre d'Highmore, et envoie des filaments nerveux aux dents incisives, aux canines, aux gencives et & la voûte palatine. D'autres divisions se réfléchissent de bas en haut, traversent l’épine nasale antérieure, et vont se perdre à la pituitaire de la partie antérieure des fosses nasales.

5° Nerf sous-orbitaire. — Le nerf sous-orbitaire (15, fig. 1), qui est en quelque sorte la terminaison du nerf maxillaire supérieur, s’élargit au sortir du trou sous-orbitaire, et s épanouit en branches ascendantes, horizontales et descendantes.

Les branches ascendantes, palpébrales inférieures, se placent derrière l’orbiculaire des paupières, s'anastomosent avec le nerf nasal de l’ophthalmique, et se perdent à la peau et à la conjonctive de la paupière inférieure. k

Les branches horizontales ou nasales se rendent à la peau du nez,

Les branches descendantes ou labiales sont, les unes superficielles, destinées à la peau de la lèvre supérieure ; les autres, profondes, traversent le muscle orbiculaire, et se rendent à la muqueuse et aux glandules de la lèvre supérieure. Les branches descendantes sont croisées perpendiculairement par les branches sous-orbitaires du facial avec lesquelles elles s’anastomosent, et forment le plexus sous-orbitaire. Nous verrons plus loin que dans ce plexus on peut très-facilement distinguer les filets de la cinquième paire de ceux de la septième.

3° Branche maxillaire inférieure.

(Ramus maxillaris inferior nervi trigemini.)

(Prancne XXVIII.)

Préparation. — FIGURE 1. — Disséquez le ganglion de Gasser et ses branches par Vablation du feuillet de la dure-mère qui le couvre; détachez le muscle temporal en rasant l'os; enlevez une portion triangulaire d’os située dans la fosse latérale et moyenne du crane, et comprise entre deux lignes, menées, l’une de Vextrémité externe de la petite aile du sphénoide jusqu’au trou ovale, l’autre du même trou à la base du rocher; sciez la portion verticale, c’est-adire temporale, brisez la portion zygomatique. Vous mettrez à nu, de cette manière, le bord supérieur du muscle ptérygoïdien externe, son insertion sur le condyle et une partie de la face profonde ou face adhérente du muscle temporal. Vous poursuivrez les branches collatérales du maxillaire inférieur, de leur origine vers leur terminaison.

Ficure 2. — Disséquez les muscles temporal, masséter et buccinateur; coupez l’arcade zygomatique par deux traits de scie faits, l'un sur l'os malaire,

l’autre à la racine de l’apophyse zygomatique, ce dernier avec précaution, pour ménager le nerf massétérin. Renversez l’arcade zygomatique et le muscle masséter, à la face profonde duquel vous verrez le nerf massétérin ; découvrez les muscles ptérygoidiens interne et externe en coupant à sa base l’apophyse coronoïde. Enlevez la portion inférieure du muscle temporal; échancrez sa partie supérieure, pour mettre à nu à sa face profonde les nerfs temporaux; disséquez avec précaution, au niveau du condyle, les anastomoses’ entre le nerf facial et le nerf temporal; sculptez enfin la table externe du maxillaire inférieur, jusqu’au trou mentonnier, pour voir le trajet et la terminaison du nerf dentaire inférieur. |

Ficure 3. — Enlevez une portion triangulaire des fosses temporale et zygomatique, comprise entre une première ligne dirigée obliquement sur la partie postérieure de l’apophyse mastoide, l’aqueduc de Fallope, le conduit auditif et le trou ovale, et une seconde ligne commençant en arrière et à un travers de doigt de l’apophyse orbitaire externe, pour se terminer au trou ovale. Le fragment enlevé, vous aurez sous les yeux le ganglion de Gasser et le nerf maxillaire inférieur à son passage au trou ovale. Vous couperez en outre la base de l’apophyse coronoïde, le tiers moyen du corps de mâchoire inférieure, et vous tirerez la langue en dehors afin de rendre le nerf lingual plus apparent.

Fiçure 5. — Fendez verticalement sur la ligne médiane, et d’avant en arrière, les fosses nasales; dirigez la scie depuis le corps du sphénoïde jusqu'à Vapophyse mastoïde, en passant un peu en dedans du trou ovale et sur le bord interne de la cavité glénoïde. Préparez sur la portion attenante à la paroi externe des fosses nasales le ganglion otique situé au-dessous du trou ovale, en dedans du nerf maxillaire inférieur, au voisinage du nerf auriculotemporal et de l'artère sphéno-palatine.

Ce nerf, la plus grosse et la plus postérieure des branches du ganglion de Gasser, sort du crane par le trou ovale, reçoit immédiatement après la racine motrice de la cinquième paire, et se divise aussitôt en cinq branches collatérales et deux terminales.

Les branches collatérales peuvent être distinguées en supérieure, ou nerf temporal profond ; inférieures, ou nerf massétérin en arrière, nerf buccal en avant; interne, ou ptérygoidien interne; postérieure, ou auriculo-temporal superficiel. Cette dernière s’anastomose avec le facial et se perd à la peau; les quatre premières, destinées aux muscles dont elles portent les noms, sont presque entièrement formées par la racine motrice.

Les branches terminales viennent surtout de la racine sensitive. Ce sont : le nerf lingual et le nerf dentaire inférieur.

Branches collatérales.

Nerf temporal profond (7, fig. 1 et2), et nerf massétérin (5, fig. 1,

BRANCHE MAXILLAIRE INFÉRIEURE. 189 et 1, fig. 2). — Ges deux nerfs, à leur sortie du trou ovale, se placent sous la paroi postérieure de la fosse zygomatique, au-dessous du bord supérieur du muscle ptérygoïdien externe, et marchent ensemble jusqu'à la crête zygomato-temporale vers laquelle ils se séparent. Le nerf temporal ascendant va se ramifier à la face profonde et dans l'épaisseur du muscle temporal : on lui donne le nom de temporal profond moyen. Le massétérin descendant passe entre la face externe du muscle ptérygoidien externe et la base de l’arcade zygomatique, pour se rendre à la face profonde et jusqu'à l'extrémité inférieure du muscle masséter. Au moment où il change de direction, il envoie (6, fig. 1, et 2, fig. 2) un rameau à la partie postérieure du muscle temporal; ce rameau se distribue dans ce muscle et s’anastomose avec le temporal profond moyen : on lappelle femporal profond postérieur. Un autre des filets du massétérin pénètre dans l’articulation temporo-maxillaire.

Nerf buccal. — Le nerf buccal, la plus antérieure des branches du maxillaire inférieur, se dirige obliquement en bas et en avant, traverse le muscle ptérygoïdien externe, lui donne quelques filets et se divise en deux branches. L'une, descendante (3, fig. 2), passe en dehors de la tubérosité de l'os maxillaire supérieur, en dedans du bord externe de la branche de la mâchoire inférieure, s’anastomose avec le nerf facial (4, fig. 2), s'enfonce dans le muscle buccinateur, et se termine à la muqueuse buccale. L'autre, ascendante (femporal profond antérieur) (A, fig. 1, et 5, fig. 2), gagne la fosse temporale, s’anastomose avec un filet orbitaire, division du maxillaire supérieur, se perd à la partie antérieure du muscle temporal, et s’anastomose avec le temporal profond moyen.

Les trois nerfs que nous venons d'étudier donnent chacun des rameaux temporaux, parallèles les uns aux autres, anastomosés entre eux et avec l’auriculo-temporal superficiel. On peut les distinguer en temporaux antérieurs fournis par le buccal, temporaux profonds moyens, ou nerf temporal profond proprement dit, enfin £emporaux postérieurs donnés par le massétérin. ©

Nerf ptérygoidien interne (6, fig. 3, et 13, fig. 5). — Celui-ci, destiné au muscle ptérygoïdien interne, dont il longe quelque temps la face profonde avant de s’y ramifier, traverse le ganglion otique et peut servir à le trouver.

Le nerf auriculo-temporal superficiel (3, fig. 3, et 7, fig. 5) nait par plusieurs racines de la portion motrice, et surtout de la portion

sensitive du maxillaire inférieur ; il donne passage entre ses racines

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à l'artère méningée moyenne, et forme un seul tronc aplati à son origine, qui se dirige en bas et en arrière, vers le col de la mâchoire inférieure, le contourne en dehors, et fournit des branches dont l’une est ascendante, supérieure ou temporale, les autres inférieures, descendantes ou auriculaires.

La branche ascendante ou temporale (9 et 10, fig. 2) marche entre laponévrose et la peau de la région temporale, se divise en rameaux qui s’anastomosent entre eux et avec le facial, et se perdent à la peau du lobule et de la conque de l'oreille, à la glande parotide, à la peau de la partie supérieure et interne du pavillon de l’oreille, à la peau de la région temporale ; les branches descendantes (11, fig. 2), contournent le col du condyle et s’anastomosent les unes avec le facial, les autres avec les ramifications du grand sympathique qui enlacent l'artère temporale.

A son origine, le nerf donne assez souvent une anastomose avec la corde du tympan et le nerf dentaire inférieur. Il n'est peut-être pas sans intérêt de signaler aussi un petit renflement gangliforme, qu'il présente constamment sur son trajet et d'où émanent les branches que nous venons de décrire.

Branches terminales.

Nerf dentaire inférieur (13, fig. 2; 17, fig. 3; 2, fig. 5). — Ce nerf, la plus grosse des branches terminales du maxillaire inférieur, marche accolé au nerf lingual entre le pharynx et le ptérygoïdien externe, quitte le nerf lingual, passe comme lui entre les ptérygoïdiens interne et externe, entre le premier de ces muscles et la branche de la machoire inférieure, derrière l'artère maxillaire interne; se place entre cette branche osseuse et le ligament sphéno-maxillaire, atteint le canal dentaire inférieur, qu'il parcourt en donnant des filets qui, apres s'être anastomosés entre eux, vont se perdre aux racines des dents molaires (14, fig. 2), arrive au trou mentonnier (15, fig. 2) et se bifurque. L’une de ses branches de bifurcation, la branche mentonnière, la plus grosse (15, fig. 2, et 20, fig. 3), sort par le trou mentonnier, se place entre l'os et le muscle carré du menton, s irradie en rameaux divergents, destinés la plupart à la muqueuse labiale inférieure et à ses glandules, quelques-uns seulement à la peau de la lèvre inférieure et du menton, et forme en s’anastomosant à angle droit avec les filets du facial, le plexus mentonnier, analogue au plexus sous-orbitaire, La seconde branche de bifurcation, branche incisive (29, fig. 3), reste

BRANCHE MAXILLAIRE INFÉRIEURE. 194 dans le canal dentaire inférieur et fournit des filets aux dents incisives et à la canine.

Asa partie supérieure, le nerf dentaire inférieur présente un renflement plexiforme long de 2 à 3 centimètres, d’où partent des filets anastomotiques avec les nerfs lingual et auriculo-temporal superficiel; avant de s'engager dans le canal dentaire, il émet une branche (nerf mylo-hyoïdien) pour les muscles mylo-hyoïdien (18, fig. 3, et 3, fig. 5) et le ventre antérieur du digastrique.

Nerf lingual. — Le nerf lingual (12, fig. 2; 8, fig. 3; A, fig. 5) se dirige en bas et en avant comme le précédent, traverse au niveau du bord antérieur du ptérygoïdien interne une arcade aponévrotique du buccinateur, se porte d’arrière en avant sous la muqueuse linguale à la partie inférieure du bord de la langue, longe le bord supérieur de l’hyo-glosse, croise en X le canal de Wharton, se place entre le styloglosse et la glande sublinguale, et se termine à la pointe de la langue, après avoir décrit dans tout son trajet une courbure à concavité supérieure.

Au-dessous de son anostomose avec le nerf dentaire inférieur, le lingual reçoit ou donne la corde du tympan (9, fig. 3, et 5, fig. 5), Cette branche, émanée du nerf facial avant sa sortie du trou stylomastoidien, remonte dans la cavité tympanique, longe la face interne de la membrane du tympan, entre le muscle du marteau et la branche de l’enclume, sort par un canal situé dans la scissure de Glaser, et se rend au nerf lingual. J’ai vu quelquefois la corde du tympan s’anastomoser avec le ganglion otique.

Le nerf lingual donne quelques branches qui se rendent, les unes à la muqueuse buccale et aux amygdales ; au niveau de sa courbure on remarque un renflement fusiforme, analogue à celui du nerf dentaire, et dou émanenent des filets pour les ganglions sous-maxillaire et sublingual.

Le nerf lingual s’anastomose avec l'hypoglosse, vers le bord antérieur du muscle hyoglosse, s épanouit en filets trés-nombreux et assez gros qui traversent de bas en haut les muscles de la langue, se perdent à la muqueuse et aux papilles, et s’anastomosent encore à la pointe de la langue avec l'hypoglosse devenu superficiel. Quelques filets gagnent la glande de Nübn pour se réunir à ceux du côté opposé, malgré l’assertion contraire de quelques anatomistes. :

Ganglion du nerf maxillaire inférieur. — AVhistoire du maxillaire inférieur se rattache la description de trois ganglions, savoir : le ganglion otique, le ganglion sous-maxillaire et le ganglion sublingual,

1° Ganglion otique ou d’ Arnold. — Gelui-ci, visible sur les pièces fraiches, invisible sur celles macérées dans l'acide nitrique, est situé au-dessous du trou ovale, en dedans du nerf maxillaire inférieur auquel il adhère, et au voisinage de la trompe d’'Eustache. Il reçoit trois racines : l'une, courte (racine motrice), vient de la portion motrice du maxillaire inférieur, et, d'après M. Longet, de son petit pétreux superficiel ; l’autre, longue, grèle (racine sensitive), décrite par Arnold sous le nom de petit pétreux superficiel, vient du nerf de Jacobson et fait communiquer le glosso-pharyngien avec la cinquième paire ; la troisième racine, végétative, vient du plexus nerveux du grand sympahtique qui enlace l'artère méningée moyenne.

Les branches qui émanent du ganglion ne font que le traverser ; elles proviennent de la portion motrice de la cinquième paire, et sont: les filets du péristaphylin externe, du muscle interne du marteau et du ptérygoidien interne. Quelquefois le ganglion s’anastomose avec la corde du tympan.

2° Ganglion sous-maxillaire. — Meckel a le premier décrit un petit ganglion rougeatre, de forme lenticulaire, situé au niveau ou platôt dans lépaisseur de la glande sous-maxillaire, appendu en quelque sorte au nerf lingual. Ge renflement reçoit des racines sensitives du nerf lingual, une racine motrice de la corde du tympan ou plutôt de l’hypoglosse, que l’on poursuit plus facilement jusqu’au ganglion que la corde du tympan, une racine végétative du plexus nerveux de l'artère faciale ; il donne des branches longues, flexueuses, à la glande sous-maxillaire, au canal de Wharton et au plexus qui enlace l'artère faciale.

3° Ganglion sublingual. — M. Blandin a signalé au niveau et en dedans de la glande sublinguaie, un ganglion formé par des filets du nerf lingual et donnant des ramifications à la glande sublinguale. Ce ganglion n’existe pas toujours, mais j'ai pourtant constaté sa présence assez souvent; ses racines viennent des mêmes nerfs que celles du ganglion sous-maxillaire.

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