MUSCLES DU NEZ
Il est annexé aux ouvertures des narines un appareil musculaire destiné à les dilater ou à les resserrer. Il se compose de quatre muscles de chaque côté, savoir : 1° le pyramidal ; 2° le triangulaire, ou pinnal transverse; 3° le myrtiforme, ou pinnal radié ; un faisceau de l’élévateur commun de l’aile du nez et de la lèvre supérieure.
1° Pyramidal. — Occupant la face latérale et la racine du nez, ce petit muscle, qui n’est qu’un prolongement de la partie antérieure et interne du muscle frontal , descend , en se rétrécissant d’abord et en s’élargissant ensuite, parallèlement à celui du côté opposé ; et se termine en partie au-dessous du milieu de l'os propre du nez, en partie sur l’aile du nez correspondante. Quelques unes de ses fibres s’entrecroisent sur le dos du nez avec celles de son congénère.
En avant, il est recouvert par la peau et le muscle triangulaire ; en arrière, il recouvre l’os propre du nez et les cartilages latéraux supérieurs et inférieurs.
Action. — Ce muscle abaisse les téguments du front , efface ses rides transverses et en produit d’autres surledosdu nez. On peut encore le considérer comme un dilatateur de l’aile du nez.
2° Triangulaire du nez , ou pinnal transverse. — Aplati, mince, triangulaire, situé sur la face latérale du nez, ce muscle s’insère à la partie antérieure de la fosse canine. De là ses fibres montent en divergeant en avant sur l’aile du nez, et se terminent sur le dos de cet organe où elles s’unissent avec celles du côté opposé.
En dehors, il est en partie sous-cutané et en partie séparé de la peau par le muscle élévateur com. mun de l’aile du nez et de la lèvre supérieure. En dedans, il recouvre les fibres du pyramidal dont il croise la direction, et le nerf naso-lobaire.
Action. — Il serait dilatateur d’après les uns et constricteur d’après les autres. Son action me semble subordonnée à la position convexe ou concave qu’atfecte la narine: dans le premier cas, il est constricteur ; dans le second, dilatateur.
3 ° Myrtiforme, ou pinnal radié , — Ce petit muscle, situéau-dessous del’ailedu nez, s’insère dans la fossette myrtiforme que l’on remarque au-dessus des alvéoles des deux dents incisives supérieures- 11 monte ensuite en avant et se termine à la partie postérieure de la narine, sur la sous-cloison et sur l’extrémité postérieure de la branche externe du cartilage de l’aile du nez.
Caché en dedans par la membrane muqueuse de la lèvre supérieure et par quelques fibres du muscle orbiculaire des lèvres, il est couvert en dehors par la peau et l’orbiculaire.
Action. — Il tire l’aile du nez en bas et en dedans, et rétrécit l’ouverture de la narine ; il agit dans l’expression des passions tristes.
h0 Élévateur de l’aile du nez et de la lèvre supérieure. - — Situé sur les limites du nez et de la joue, allongé, simple supérieurement, double inférieurement, ce muscle n’entre dans la structure du nez que par un petit faisceau.
Son attache supérieure se fait sur l’apophyse orbitaire interne, sur l’apophyse montante, un peu
ORGANES DE L’ODORAT OU DE L’OLFACTION
au-dessus du tendon direct de l’orbiculaire, et sur la partie interne de la base de l’orbite. De là ses fibres descendent sur le côté du nez et se partagent en deux faisceaux, dont l’interne, souvent très petit, s’insère sur le cartilage de la narine et sur l’aile du nez. Le faisceau externe se termine un peu plus bas sur le derme de la peau de la lèvre supérieure, près de la commissure.
Recouvert en avant par la peau et la partie inférieure de l’orbiculaire des paupières, l’élévateur commun est appliqué sur l’os maxillaire supérieur, sur le pinnal transverse et sur les fibres de l’élévateur propre de la lèvre supérieure dont il croise la direction.
Action. — lldilate la narine, en même temps qu’il tire la lèvre supérieure en haut et en dehors. Il concourt à l’expression du dédain.
On trouve encore sur le nez deux faisceaux musculaires, dont l’un, s’insérant sur l’os propre, constitue une des origines du canin, et dont l’autre, situé sur l’aile du nez, au-dessous du faisceau de l’élévateur commun, appartient à l’élévateur propre de la lèvre supérieure.