PEAU ET MEMBRANE PITUITAIRE DU NEZ
La peau du nez fait suite à celle du front, des paupières, des joues et de la lèvre supérieure ; après avoir revêtu la totalité de l’organe, elle s’enfonce dans les narines pour se continuer' avec la membrane pituitaire. Lisse, dépourvue de poils, mince et lâche vers la racine et sur le dos du nez, elle devient plus épaisse et plus adhérente au niveau des narines, où elle présente une dureté presque cartilagineuse. Elle est unie aux parties sous-jacentes par du tissu cellulaire chargé d’une petite quantité de graisse.
On trouve, dans son épaisseur, un grand nombre de follicules sébacés, surtout visibles sur le lobe du nez et dans le sillon qui le sépare de la joue. Ces follicules ne sont autre chose que de petites ampoules, en forme de bouteille, constituées par une membrane homogène, et remplies d’une humeur huileuse, d’un aspect grumeleux, qui apparaît à l’orifice de chaque follicule comme autant de petits points colorés en noir par la poussière.
Dans les narines, à l’endroit où elle se continue avec la pituitaire, la peau est pourvue de petits poils roides ( vibrissœ ), nombreux et assez longs chez quelques individus, principalement chez les vieillards. Ces poils s’opposentà l’entrée dansles fosses nasales des corpuscules qui voltigent dans l’air.
La membrane pituitaire qui tapisse l’intérieur du nez est moins rouge et moins épaisse que dans l’intérieur des fosses nasales ; elle n’offre d’ailleurs rien de particulier, si ce n’est qu’elle est recouverte d’épithélium pavimenteux , tandis qu’on trouve de l’épithélium vibratile sur la muqueuse des fosses nasales.