COUPES VERTICALES DE LA LANGUE
Sur une langue qui a été préalablement bouillie, il est facile de démontrer l’intrication des fibres extrinsèques et intrinsèques, au moyen de deux coupes verticales faites, l’une dans le sens transversal, l’autre dans le sens antéro-postérieur.
La coupe transversale présente deux cercles concentriques différemment colorés: l’un extérieur, constitué par un pointillé rouge, épais, surtout en bas, et répondant à la section des fibres longitudinales ; l’autre intérieur, pâle, formé par les fibres transversales et perpendiculaires entremêlées de graisse. On y reconnaît aussi l’entrecroisement des faisceaux internes des muscles génio-glosses, dont les faisceaux externes s’incurvent en haut et en dehors sans s’entrecroiser; ces derniers constituent les fibres obliques de certains auteurs.
Sur la coupe antéro-postérieure, on voit manifestement les fibres longitudinales croisées par les fibres verticales.
En résumé, ces coupes démontrent qu’il existe dans la langue quatre ordres de fibres, les unes longitudinales, les autres transversales, les troisièmes verticales, les dernières obliques. Les fibres longitudinales sont à la fois intrinsèques et extrinsèques; les transversales sont presque entièrement intrinsèques ; les verticales et les obliques sont en majeure partie extrinsèques et fournies par les génio-glosses.