‹ Névrologie, ou, Description et iconographie du système nerveux [electronic resource]Chapitre 195 sur 210 · CORPS MUQUEUX · texte numérisé non relu

CORPS MUQUEUX

On décrit, sous ce nom, une couche gélatini forme, blanche chez les blancs, noire chez les nègres, intermédiaire au derme et à l’épiderme, et mouléesurles papilles qui lui donnent l’aspect d’un réseau.

Cette couche, découverte par Ma I pighi sur la langue du bœuf, avaitété considérée par lui comme un mucus concret sécrété par les papilles et destiné à les conserver dans l’état de souplesse nécessaire à l’exercice de leurs fonctions.

ORGANES DU TACT OU DU TOUCHER

Depuis, certains anatomistes l’avaient regardée tour à tour comme la partie superficielle du tienne, ou comme la couche la plus profonde de l’épiderme. Bicliat y plaçait avec le pigment un réseau de capillaires sanguins. Gall la croyait formée par de la substance nerveuse grise. Gaultier la subdivisait en quatre couches distinctes, savoir : 1° Les bourgeons sanguins, dépendance des papilles; 2° au-dessus la couche albide profonde formée principalement de vaisseaux séreux; 3° les gemmules , qui contenaient la matière colorante; Un la couche albide superficielle analogue à la ■couche albide profonde. Dutrochet, considérant les bourgeons sanguins comme une dépendance des papilles, n’admettait que les trois dernières couches de Gaultier, sous les dénominations de : 1° membrane épidermique , 2° couche colorée , et 3° couche cornée.

De nos jours, le corps muqueux n’est plus une couche particulière, c’est la partie la plus profonde de l’épiderme ( épiderme descendant ), moins dense que la partie superficielle ou premier épiderme, dont on peut le séparer par la macération. 11 doit son aspect gélatiniforme aux jeunes cellules épithéliales qui le composent.

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