‹ Névrologie, ou, Description et iconographie du système nerveux [electronic resource]Chapitre 27 sur 210 · FACE POSTÉ RO-SUPÉRIEURE DE LA MOELLE ALLONGÉE · texte numérisé non relu

FACE POSTÉ RO-SUPÉRIEURE DE LA MOELLE ALLONGÉE

Elle offre à considérer la paroi antérieure du quatrième ventricule, les pédoncules supérieurs du cervelet, les faisceaux triangulaires latéraux, les tubercules quadrijumeaux et la glande pinéale.

Explicatio» (le la ligure 2.

1. Paroi antérieure ou inférieure du quatrième ventricule, ou sinus rhomboidal. On désigne sous ce nom tout l’espace losangique qui résulte lui-même de l’adossement parla base de deux excavations triangulaires. L’excavation inférieure est constituée par la face supérieure du bulbe crânien : c’est le calamus scriptorius d’Hérophile. L’excavation supérieure est la face supérieure même de la protubérance annulaire. On remarque sur cette paroi :

2. Le sillon médian : il se dirige de l'angle supérieur vers l’angle inférieur du sinus rhomboidal et constitue la tige du calamus. La moitié inférieure de ce sillon présente sur les côtés des stries blanches, transversales, non symétriques, dont quelques unes forment les racines des nerfs auditifs : ces stries sont les barbes du calamus. L’extrémité inférieure de ce sillon médian se termine par un cul-de-sac triangulaire, appelé bec du calamus ou ventricule d' Âr antius, lequel se continue avec le sillon médian postérieur de la moelle épinière. Son extrémité supérieure fait suite au troisième ventricule, au moyen de Y aqueduc de Sylvius.

Cette paroi est revêtue d’une substance grise continue à celle de la moelle épinière dont la couleur contraste avec la blancheur des stries.

Les bords de l’excavation triangulaire inférieure sont formés par:

3,3, les corps restif ormes {processus cerebelli ad medullam oblongatam, pédoncules cérébelleux inférieurs ou pyramides latérales) : ce sont deux colonnes qui résultent de la divergence des faisceaux postérieurs de la moelle épinière. Les deux tiers externes se recourbent pour se diriger en arrière et pénétrer jusque dans l’épaisseur du cervelet, et former, avec les autres pédoncules cérébelleux, le noyau blanc du cervelet; le tiers interne longe le quatrième ventricule, pour se confondre avec une saillie longitudinale, portion du faisceau intermédiaire ou innommé du bulbe grisâtre, située sur chaque côté du sillon médian.

Dans l' écartement des corps restiformes et en bas, on trouve , Zi, /i, les pyramides postérieures ou renflements mamelonnés des cordons médians postérieurs. Ce sont deux petites éminences qui se continuent en bas, avec les cordons médians postérieurs et qui se dirigent en haut, en divergeant, pour se confondre insensiblement avec les parties postérieures des corps restiformes. Un sillon sépare, en avant, les corps restiformes des olives, et se continue avec le sillon postérieur de la moelle.

L’espace triangulaire supérieur de l’excavation rhomboidale est limité de chaque côté par :

5,5, les pédoncules cérébelleux supérieurs ( processus cerebelli ad lestes, processus cerebelli ad cerebrum). Ce sont deux bandelettes blanches médullaires, à fibres longitudinales et parallèles, qui se dirigent d’arrière en avant, et un peu de dehors en dedans du noyau central de chacun des lobes latéraux du cervelet, vers les tubercules quadrijumeaux. Au point d’émergence du cervelet, ces pédoncules supérieurs croisent pardessus les pédoncules inférieurs de cet organe. Leur face inférieure contribue à la formation de la paroi postérieure du quatrième ventricule. Les bords externes sont séparés des pédoncules moyens du cervelet par un sillon longitudinal {sillon latéral de l’isthme). Les bords internes paraissent réunis par la valvule de Vieussens. Les extrémités inférieures se perdent dans le noyau blanc du lobe latéral du cervelet. Les extrémités supérieures s’engagent sous les tubercules quadrijumeaux et sont recouverts par:

ü, 6, les faisceaux triangulaires latéraux delamoclle allongée ou rubans de Reil. Ces deux faisceaux sont grisâtres, à libres obliques et légèrement curvilignes, et correspondent par leur base, 7, 7, au sillon latéral de la moelle allongée {sillon latéral de l’isthme). L’un des bords de ces faisceaux longe les tubercules testes, l’autre

ANATOMIE DE SYSTÈME NERVEUX

forme relief sur les pédoncules supérieurs du cervelet; ils se distinguent des pédoncules cérébelleux supérieurs par la couleur, qui est d’un gris blanc, et par la direction différente des fibres.

Au-devant des pédoncules cérébelleux supérieurs et des faisceaux triangulaires, et au-dessus des pédoncules cérébraux, on remarque 8, 8, les tubercules quadrijumeaux ou bijumeaux: ce sont quatre éminences grisâtres dont les deux antérieures ( notes ) sont plus grosses et plus arrondies que les deux postérieures (lestes) , qui sont plus petites et moins saillantes. Les deux antérieures sont séparées des postérieures par un sillon transversal. Dans une petite excavation qui sépare l'un de l’autre les tubercules antérieurs, est logée la glande pinéale. Une autre excavation bien plus petite sépare aussi l’un de l’autre les tubercules postérieurs et présente le frein delà valvule de Vieussens» Les tubercules antérieurs communiquent, de chaque côté, avec le corps genouillé externe, au moyen d'un faisceau blanc qui est ordinairement peu prononcé chez l’homme. Un faisceau analogue, mais plus prononcé, établit de chaque côté une communication entre les tubercules postérieurs et le corps genouillé interne. Au-dessous des tubercules quadrijumeaux et sur la ligne médiane, passe Yaqueduc de Sylvius.

Explication de la figure 3.

1. Valvule de Vieussens: elle consiste en une lamelle médullaire, mince, mi-transparente, longitudinale, qui ferme l’espace compris entre les deux pédoncules, supérieurs du cervelet. Sa face postérieure ou supérieure, légèrement déprimée, contiguë en avant seulement, se continue, en arrière, avec quelques lamelles grisâtres de la portion antérieure et inférieure du vermis supérieur; sa face antérieure ou inférieure, un peu convexe, contribue â former avec les pédoncules supérieurs du cervelet la paroi postérieure du quatrième ventricule et répond au vermis inférieur. Cette valvule est donc située, eh partie, entre les vermis supérieur et inférieur. En arrière, elle se continue avec le lobe médian du cervelet et forme l’arbre de vie de ce lobe; en avant, elle se termine au niveau des tubercules lestes ; la elle se confond avec le frein de cette valvule. — 2, 2. Nerf pathétique ou quatrième paire : il a son origine sur la valvule de Vieussens. — 3, 3. Faisceaux triangulaires latéraux ou rubans de if ci I. — h. Tubercules quadrijumeaux. — 5. Vermis supérieur; il est renversé ici pour bien voir la valvule de Vieussens. — 6, G. Coupe des pédoncules cérébelleux. — 7. Glande pinéale renversée.

Explication «le la figure Zj.

1. Portion du vermis supérieur recouvrant la valvule de Vieussens. — 2. Tubercules quadrijumeaux. — 3. Coupe antéro-postérieure et oblique du cervelet. — L\. Coupe horizontale du cervelet.

(Ces deux coupes ont pour objet de montrer les rapports de situation et de profondeur qui existent entre la valvule de Vieussens et le cervelet.)

1. Extrémité antérieure du vermis inférieur. — 2, 2. Extrémités antérieures des lobules tonsillaires ; elles se voient dans le quatrième ventricule par l’ablation de la valvule de Vieussens. — 3, 3. Pédoncules cérébelleux supérieurs. — Zi. Corps rhomboïdal, mis à nu par une section horizontale du cervelet; il correspond aux angles latéraux du quatrième ventricule. — 5, 5. Loties latéraux du cervelet. — G. Portion du lobe moyen du cervelet.

Explication «le la figure 6.

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